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32 graphiques pour vous faire réfléchir

Le dernier va vous étonner 🙃

Le 16/06/2026

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

Hey Snowballers ! J'espère que vous allez bien. Au programme aujourd'hui : 🤖 L'IA dépasse l'humain, benchmark après benchmark. 📈📉 Combien de temps le marché grimpe par rapport aux chutes ? 🍏 Apple : la machine à racheter ses propres actions. 💥 Le marché du travail : l'IA crée-t-elle ou détruit-elle des emplois ? 📱 Est-ce que les iPhone ont vraiment fait chuter le taux de natalité ? 📈 Et plein d’autres sujets… 🌍 Et si vous pouviez investir dans l'immobilier locatif au-delà des frontières françaises, sans gérer un seul locataire, toucher des loyers potentiels tous les mois en contrepartie de frais de gestion (et en plus recevoir jusqu'à 10 000 € de bonus sur votre placement*) ?

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J'espère que vous allez bien et que vous passez une bonne semaine.

Aujourd'hui, comme une fois tous les deux mois, on va se focaliser sur les meilleurs graphiques que j'ai pu trouver sur le web ces deux derniers mois.

Mais avant...

✨ Le cahier de vacances Snowball est sorti et il est disponible ici. L'idée est simple : apprendre les finances personnelles sans que ce soit trop boring. Au programme, 33 jeux pour mieux gérer son budget, mieux investir ou encore mieux comprendre l'économie. Dispo ici pour l'acheter (9,95 €) et il est offert pour tout abonnement à Money Buddy, notre copilote financier.

Et n'hésitez pas à partager Snowball à vos proches pour gagner des stickers, des cartes-cadeaux et même des lingots d'argent !

Les foyers américains full "sans-fil" sont passés de 3 % à 79 %, les foyers mixtes (fixe + mobile) ont fondu de ~51 % à 20 %, et le "fixe uniquement" a quasi disparu, de 43 % à 0,9 %. La bascule se situe vers 2014, quand le sans-fil dépasse le mixte. Un vrai cas d'école de courbe de substitution technologique. Est-ce que nous sommes en train d'observer cela avec l'IA et d'autres tech ? Dur à dire.

Chaque courbe représente la performance d'IA sur un test précis. L'IA nous dépasse petit à petit sur tout : classification d'images (~2015), raisonnement visuel et compréhension de lecture, puis maths de compétition, questions de niveau doctorat et usage autonome d'ordinateur qui explosent sur 2023-2025. Et le rythme s'accélère. Attention, cela ne veut pas du tout dire que l'IA "pense" comme un humain. On peut citer l'anecdote de modèles capables de médaille d'or aux Olympiades de maths, mais incapables de lire une montre avec des aiguilles. En tout cas, ça va vite !

Le nombre de phrases "it's not just a ___, it's a ___" dans les documents de grandes entreprises américaines explose. Quasi plat jusque vers 2023, puis le double en 2024 et de nouveau en 2025, pour culminer à ~200. Pourquoi ? C'est un marqueur stylistique des IA.

Ce graph montre ce qui a fait bouger le plus fortement les marchés sous différents présidents. La barre Trump 2025-présent est intégralement orange, donc "politique gouvernementale US", là où tous les autres mandats affichent un bon mix (Fed, données économiques, résultats, rebond post-krach). Sous le second mandat Trump, ce sont donc ses déclarations et autres tweets qui font bouger les marchés.

Les bull markets durent en moyenne 5,3 ans avec hausse moyenne de +254 %, les bear markets (marchés baissiers) durent en moyenne 1 an pour une chute moyenne de −31 %. Le temps passé en hausse écrase celui passé en baisse, ce qui explique pourquoi rester investi bat le market timing (le fait de prévoir si ça va chuter ou monter) sur le long terme.

Cinq graphes qui montrent la croissance du chiffre d'affaires en glissement annuel et ils repartent tous à la hausse après le creux de 2022-2023 : Google +22 %, Apple +17 % (record Q1 à 111 milliards de dollars, marge brute 49 %, la plus élevée de son histoire), Amazon +17 %, Microsoft +18 %, Meta +33 % (marge nette record de 47,5 %). Conclusion : les dépenses en infrastructure IA se transforment clairement en revenus pour les fournisseurs de cloud et de pub, et les marges explosent.

Est-ce que ça va durer ?

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Marge nette trimestrielle de Nvidia, de ~12 % il y a dix ans à un record de 71 % au dernier trimestre affiché. C'est clairement des chiffres d'un quasi-monopole. Une marge nette de 71 % signifie que sur chaque dollar de vente, 71 centimes tombent en bénéfice net, du jamais-vu pour un fabricant de matériel, même pour Apple. Mais pour combien de temps ?

+53 % en 10 semaines, c'est l'illustration parfaite de la contagion géopolitique → énergie → inflation. Avec l'apaisement, cela devrait chuter.

La Suède est autour de −0,1 % tout en bas et au plus haut, on a l'Argentine avec 33 % ou encore la Turquie avec 32 %. En tout cas, l'inflation réaccélère un peu partout. La France est à 2,2 %, sous la zone euro (3,0 %) et les US (3,3 %). C'est d'ailleurs pour ça que la Banque centrale européenne a décidé d'augmenter les taux d'intérêt récemment (pour réduire l'inflation).

En bleu clair, le nombre d'actions Apple en circulation (en chute de ~50 % via des rachats) et en bleu foncé, les rachats. 732 milliards de dollars de rachats sur dix ans, c’est supérieur à la capitalisation de 488 des 500 entreprises du S&P. Et ça, c'est top pour les investisseuses et investisseurs : en réduisant le nombre d'actions, Apple augmente mécaniquement le bénéfice par action même sans croître ses profits totaux, ce qui soutient le cours. Et en plus, si moins d'actions et plus de demandes, alors le prix augmente. Mais, ces rachats, c'est aussi un arbitrage entre rendre du cash aux invests et investir...

Les gros moteurs sont Samsung (qui dépasse les 1000 milliards de dollars de capitalisation boursière) et SK Hynix. Les deux contrôlent environ 80 % de la mémoire HBM mondiale, un composant critique des puces IA. Ces deux valeurs représentant désormais près de la moitié du KOSPI, l'indice coréen (comme notre CAC 40).

Après une belle et longue chute, les offres pour développeurs, donc l'occupation la plus exposée à l'IA, remontent fortement (+18 % sur un an) alors que le marché global stagne.

Trois hypothèses non exclusives :

  • complémentarité (l'IA rend les devs plus productifs, donc plus rentables à embaucher) ;
  • supervision (il faut des humains pour relire la production IA) ;
  • et expansion de la demande (le coût par tâche baisse, donc plus de tâches deviennent viables, comme l'informatique depuis les années 70, c'est le paradoxe de Jevons).

Sondage YouGov (mai 2026) demandant qui gagnerait un combat à mains nues. 33 % des républicains pensent pouvoir battre Trump, 75 % des démocrates ; 54 % des démocrates pensent qu'un garçon de huit ans pourrait le battre, 6 % des républicains. No comment.

Les US dominent en PIB/habitant, mais traînent sur l'espérance de vie (79,3 ans, sous tous les pays européens), la mortalité infantile et surtout le taux d'homicide (5,7 pour 100 000, soit 5 à 10× l'Europe).

Le PIB par habitant et le bien-être ne sont pas du tout synonymes. La France s'en sort remarquablement bien sur l'espérance de vie (83,3 ans) et la mortalité infantile, moins bien sur le bonheur déclaré.

L'agriculture est passée d'environ 65 % à quasi rien, l'industrie monte puis retombe, les services explosent. Conclusion de ce post : le marché du travail s'est toujours recomposé massivement sans chômage de masse permanent. Mais il faut savoir aussi que ces transitions ont pris des décennies et se sont accompagnées de souffrance sociale réelle pour les générations prises dans la bascule (exode rural, désindustrialisation). Le truc avec l'IA, c'est que ça pourrait être bien plus violent.

Sans surprise, les maladies cardiovasculaires et les cancers sont largement en tête.

Quand on regarde ce graphique, on dirait bien que oui, mais comme toujours, corrélation n'est pas forcément égale à causation.

Ce graphique fait aussi très peur et il est potentiellement lié à celui juste avant. On voit que les jeunes passent beaucoup moins de temps à sociabiliser. Quasi 90 % des Européens sociabilisaient au moins une fois par semaine en 2000, contre moins de 80 % aujourd'hui.

Amazon a dépassé Walmart en termes de revenus... Le monde change.

Malgré la guerre en Iran, le S&P 500 continue de battre record sur record.

Sur le graphique ci-dessus, on peut voir l'historique des bulles de concentration (chemins de fer 63 % en 1835, Nifty Fifty, Japon, télécoms en 1999 à 41 %) et aujourd'hui les "AI Big 10" représentent 40 % du S&P 500 (indice des 500 plus grosses entreprises américaines).

Ça semble élevé, mais, mais, mais, la concentration par valorisation n'est pas la même chose que par bénéfices.

Au pic de la bulle dot-com, les stars pesaient 41 % de la valorisation du S&P, mais seulement 15 % des bénéfices (donc déconnexion totale entre prix et réalité économique).

Aujourd'hui, les AI Big 10 pèsent 40 % de la valorisation, mais 41 % des bénéfices et 51 % de la croissance des bénéfices. Contrairement à 1999, la concentration actuelle est adossée à des profits réels. Les valorisations sont justifiées par les fondamentaux, pas par du blabla.

Par contre, si le vent tourne et que les bénéfices chutent, ça pourrait faire très mal.

Variation de la production électrique chinoise 2024→2025 (+497 TWh), comparée à la production annuelle totale de pays entiers.

Le delta chinois d'une seule année (497 TWh) équivaut à toute la production de l'Allemagne (500 TWh).

Ce qui est plutôt cool, c'est que 340 TWh de ce gain viennent du solaire seul, soit plus que tout ce que produisent le Royaume-Uni ou l'Espagne. Le charbon a même légèrement reculé.

La correction en cours (oct. 2025 → juin 2026) affiche −53 % sur 242 jours, la plus longue et profonde depuis 2022. Le S&P 500 enchaîne les records pendant que le Bitcoin s'effondre, effaçant tous les gains du rallye post-électoral de novembre 2024.

Mais le Bitcoin a connu des baisses de 84 %, 85 %, et même 94 % par le passé, et a systématiquement fait de nouveaux records ensuite. Est-ce que ça va continuer de chuter ou remonter ? Nobody knows.

Pourquoi cette chute ? Dollar plus fort et taux qui pourraient grimper. Les métaux précieux ne rémunèrent pas, donc quand les taux montent, le coût d'opportunité de les détenir augmente et leur attrait baisse (par rapport à des obligations d'État, par exemple). À retenir : un actif "refuge" comme l'or peut être extrêmement volatil sur du court terme.

Les introductions en bourse rapportent en moyenne moitié moins que le marché dans sa globalité dans les trois ans suivant leur cotation. En gros, cela signifie qu'en moyenne, investir dans une entrée en bourse n'est pas rentable sur du court terme...

Ce graph' du cours de l'action Meta illustre bien ça : un an après son IPO de 2012, Meta était à −31 % quand le S&P 500 faisait +31 %. Mais ensuite, l'action a décollé, donc morale de l'histoire : le mieux est de faire du DCA (dollar cost averaging, donc investir régulièrement la même somme pour lisser les points d'entrée).

Pour la première fois, le solaire (en orange) passe au-dessus du charbon (en noir) aux US, alors même que les US doivent répondre à la demande énergétique de l'IA et malgré les efforts de l'administration Trump pour freiner les énergies renouvelables. Le solaire gagne parce qu'il est devenu le mode de production marginal le moins cher, indépendamment des subventions ou des volontés politiques.

Neuf petits graphes (source MovieLens) montrant la part de chaque genre dans l'activité de notation en ligne, par tranche d'âge. Les jeunes (<18) surpondèrent l'horreur, les comédies, les films d'animation, d'action, ou la fantasy ; les plus âgés (56+) basculent vers drame, guerre, romance. Utile pour comprendre comment des plateformes comme Netflix ciblent leur catalogue par cohorte.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. J'espère que cette nouvelle édition plus graphique vous aura plu.

Et comme toujours, si vous avez des remarques ou autres, n'hésitez pas à répondre à cet email. Je lis et réponds à 100 % de vos messages (même si parfois je suis un peu long).

Excellente soirée à toutes et à tous !

Yoann ❤️