
⚔️ Assurance-vie moins bien qu'un compte-titres ?
Pas forcément. Comment choisir entre les deux ?
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 16 minutes
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Parenthèse terminée. La semaine dernière, grâce à Bianca, je suis tombé sur cet article de nos amis de chez Cayas intitulé : Assurance-vie : pourquoi elle vous coûte plus qu'elle ne vous rapporte.
La conclusion de l'article est simple : dans la majorité des cas, l'assurance-vie est moins avantageuse que le compte-titres, notamment en raison des frais souvent élevés (vrai pour les frais). Mais étant un grand fan de la nuance, j'ai voulu creuser un peu le sujet pour donner une perspective plus juste, selon moi. Aujourd'hui, vous verrez donc pourquoi l'assurance-vie est complémentaire du compte-titres et pas "moins bien" ou "plus coûteuse".
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Comme je le disais en intro, nos amis de chez Cayas viennent de publier une étude fouillée intitulée "Assurance-vie ou compte-titres : quel est le plus rentable sur le long terme ?".
On aime beaucoup ce que fait Cayas, on partage la même vision et il faut reconnaître qu'ils vont loin : simulations sur différents profils de rendement, scénarios de rente, transmission entre frères et sœurs, impact des arbitrages forcés, analyse de sensibilité au turnover… C'est du sérieux.
Mais leur conclusion – le compte-titres ordinaire (CTO) est la solution par défaut pour la majorité des épargnants – reste, selon moi, un raccourci qui manque un peu de nuance (et Dieu sait que j'aime la nuance). Quand on parle d'un sujet aussi structurant que le choix d'enveloppe, les nuances comptent toujours (on a d'ailleurs vu Finary pousser à fond le PEA avant qu'ils sortent leur assurance-vie pour ensuite pousser cette dernière, ce qui peut créer une perte de confiance des membres).
Bref, creusons tout ça ensemble, car je pense que vous comprendrez mieux ces deux enveloppes à la suite de cette édition. Et si vous aimez bien Snowball, n'oubliez pas qu'on a lancé un programme de parrainage (vous débloquez un cadeau dès le premier parrainage, des stickers Snowball à partir de trois et jusqu'à une once d'argent) :
Le cœur de l'analyse repose sur un mécanisme fiscal puissant et souvent méconnu : la purge des plus-values au décès dans le cadre du compte-titres.
Ça veut dire quoi ce terme un peu barbare ? Tout simplement que quand le titulaire d'un compte-titres décède, les héritiers récupèrent les titres à leur valeur au jour du décès. Toutes les plus-values accumulées de son vivant sont effacées : zéro impôt sur le revenu, pas de prélèvements sociaux sur ces gains si la personne vend le jour du transfert. Le nouveau prix de revient fiscal repart de zéro.
L'étude pointe aussi un truc incontestable : les frais de gestion annuels de l'assurance-vie (même à 0,5 % sur les meilleurs contrats) composent négativement sur le long terme. Sur 30 ou 40 ans, ça pèse lourd (c'est l'inverse de l'effet boule de neige). Vous pouvez faire des simulations ici d'ailleurs.
Et Cayas ne s'arrête pas là. Ils modélisent :
- les scénarios de rente (investissement à 50 ou 65 ans, retraits à 70-75 ans) où ils intègrent l'abattement de 4600 € de l'assurance-vie ;
💡 Petit rappel : quand vous retirez de l'argent d'une assurance-vie de plus de 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4600 € (9200 € en couple) sur la part de gains contenue dans votre retrait. En dessous de ce seuil, zéro impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent. Et cet abattement se renouvelle chaque année.
- les arbitrages forcés (fermeture d'un ETF, par exemple), où l'assurance-vie gagne nettement grâce à la neutralité fiscale de ses arbitrages internes ;
- la transmission entre frères et sœurs, où l'assurance-vie conserve un avantage net sur des durées raisonnables ;
- la sensibilité au rééquilibrage (vendre tel ETF pour acheter un autre ETF ou autre actif dans l'assurance-vie) : en dessous de 5 % de rotation annuelle, le compte-titres domine presque toujours.
C'est un travail rigoureux. Mais il y a des angles morts importants selon moi.
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C'est le point le plus frustrant. Cayas intègre bien l'abattement annuel de 4600 € (9200 € pour un couple) dans ses scénarios de rente. Ils montrent d'ailleurs que pour une rente de 3000 € par an, la totalité des gains est absorbée par l'abattement, ramenant l'impôt sur le revenu à 0 %. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent.
Mais cet abattement n'est modélisé que dans deux scénarios très spécifiques : investissement à 50 ans avec retraits à 70 ans, et investissement à 65 ans avec retraits à 75 ans. Or, il ne s'agit pas d'un avantage réservé aux retraités. Tout détenteur d'une assurance-vie de plus de 8 ans en bénéficie, quel que soit son âge.
Un trentenaire qui ouvre une assurance-vie aujourd'hui pourra, dès ses 38 ans, commencer à purger ses plus-values à raison de 4600 € par an sans impôt sur le revenu. Un couple peut purger 9200 € par an. En effectuant un rachat fin décembre puis un autre début janvier, on utilise même l'abattement deux fois en quelques jours (une fois par année fiscale). Sur 20 à 30 ans de rachats partiels stratégiques, ça représente des dizaines de milliers d'euros de gains extraits avec une fiscalité minimale.
Exemple concret : vous avez 40 ans, un contrat d'assurance-vie de plus de 8 ans, valorisé à 150 000 € dont 40 000 € de plus-values. Vous effectuez un rachat partiel de 30 000 €. La part de gains est d'environ 8000 €. Côté assurance-vie : les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent (1376 €), puis avec l'abattement de 4600 €, seuls 3400 € sont soumis à l'impôt sur le revenu au taux réduit de 7,5 % (255 €). Total : environ 1630 €. Sur un compte-titres en 2026, ces 8000 € de gains seraient taxés à 31,4 % de flat tax, soit 2512 €. L'écart dépasse 880 € sur une seule opération (il faut évidemment mettre les frais en face, mais sur des ETF avec frais très bas + un contrat avec frais de gestion très bas, l'assurance-vie peut être plus avantageuse). Et si vos gains annuels restent sous les 4600 €, vous ne payez que les prélèvements sociaux.
L'étude reconnaît cet avantage pour les rentes de retraités, mais ne le modélise jamais pour un épargnant de 30-40 ans qui utiliserait ce levier pendant des décennies.
Les simulations principales (profils prudents, équilibrés et dynamiques) reposent toutes sur un même cadre : investissement en lump sum (jargon qui veut dire "investir en une seule fois"), zéro retrait, transmission intégrale au décès. C'est un scénario valide pour certains profils patrimoniaux. Mais combien d'épargnants investissent 100 000 € à 30 ans sans jamais y toucher jusqu'à leur mort ?
La majorité des gens épargnent pour financer un projet, compléter leur retraite, se créer un matelas de sécurité. Dès que vous retirez de l'argent d'un compte-titres, vous payez la flat tax. Et depuis janvier 2026, celle-ci est passée à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur les revenus + 18,6 % de prélèvements sociaux) suite à la hausse de la CSG votée dans la loi de finances 2026.
💡 Point intéressant : l'assurance-vie a été explicitement exclue de cette hausse. Les prélèvements sociaux sur l'assurance-vie restent à 17,2 %. Le PFU applicable à l'assurance-vie reste à 30 % (et même 24,7 % après 8 ans sous 150 000 € de versements, grâce au taux réduit d'impôt sur le revenu à 7,5 %). L'écart fiscal entre compte-titres et assurance-vie pour les retraits s'est donc creusé en faveur de l'assurance-vie en 2026.
L'étude modélise la transmission entre frères et sœurs (fiscalité lourde : 35 % puis 45 %) et montre logiquement que l'assurance-vie est avantageuse dans ce cas, surtout sur des durées raisonnables et des patrimoines modestes. C'est honnête et bien fait.
Mais il manque un cas qui est de plus en plus courant de nos jours avec la baisse des mariages : la transmission aux concubins ou amis proches. En droit commun, c'est 60 % de droits (donc d'imposition, quoi) après un abattement dérisoire de 1594 €. L'assurance-vie offre 152 500 € d'abattement par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, puis 20 % jusqu'à 852 500 € et 31,25 % au-delà.
Exemple concret : vous n'êtes pas marié et vous voulez transmettre 150 000 € à votre concubin. Via un compte-titres : 60 % de droits de succession sur la quasi-totalité, soit environ 89 000 € d'impôt. Via une assurance-vie avec clause bénéficiaire : l'intégralité est exonérée grâce à l'abattement de 152 500 €. Économie : 89 000 €. Dans ce cas précis, aucune durée de détention ne permettra au compte-titres de rattraper l'assurance-vie. Et en 2026, avec la proportion croissante de couples non mariés en France, ce scénario concerne beaucoup de monde.
Soyons justes : l'étude reconnaît explicitement la supériorité de l'assurance-vie en cas d'arbitrage (le fait de vendre un actif pour en acheter un autre). Leur simulation montre une "supériorité quasi totale de l'assurance-vie" quand une vente intervient en cours de vie du placement. Dans un compte-titres, chaque vente déclenche la flat tax à 31,4 %, amputant le capital et brisant les intérêts composés. En assurance-vie, l'arbitrage est fiscalement neutre (vous ne payez rien tant que ça reste à l'intérieur du contrat d'assurance-vie).
Et il faut savoir qu'au cours d'une vie, même au cours d'une même année, il est souvent important de faire des rééquilibrages. Si l'actif X a pris beaucoup de valeur et crée un déséquilibre, il est intéressant de le vendre pour acheter de l'actif Y qui, lui, aurait pris moins de valeur ou perdu de la valeur. C'est ce qu'on appelle le rebalancing. Cela permet aussi de créer une forme de discipline qui nous pousse à vendre quand les prix sont élevés et à acheter quand les prix sont bas. On recommande de faire un tel rebalancing une fois par an.
Quelques avantages structurels de l'assurance-vie que l'étude n'aborde pas du tout (liste non exhaustive) :
- Le fonds euros. L'assurance-vie donne accès à un produit unique : le fonds euros, avec garantie du capital. Les meilleurs fonds euros ont servi autour de 3 % en 2025, voire plus pour certains (brut, avant imposition). Pour la partie sécuritaire d'un patrimoine, il n'existe aucun équivalent en compte-titres, mais il existe des équivalents comme Spiko, notre partenaire du jour, qui est plus flexible qu'une assurance-vie (retraits plus rapides, par exemple).
- L'avance sur contrat. L'assurance-vie permet d'emprunter en utilisant votre contrat comme garantie, sans déclencher de fiscalité, pendant que votre épargne continue de travailler. Vous avez besoin de 20 000 € pour un apport immobilier ? Plutôt que de casser votre assurance-vie (et payer l'impôt), vous prenez une avance, vous remboursez petit à petit, et votre capital continue de capitaliser. Aucun mécanisme comparable n'existe sur le compte-titres.
- La possibilité de mettre des SCPI (immobilier papier) dans certains contrats d'assurance-vie. Pour les personnes fortement imposées, cela peut être un moyen d'éviter de payer encore plus d'impôts sur les loyers versés par les SCPI.
Soyons honnêtes, le CTO a des avantages réels :
- Aucuns frais d'enveloppe, c'est son atout principal. Un ETF World à 0,12 % de frais, sans frais de gestion au-dessus, c'est imbattable. Sur 30 ans, 0,5 % de frais annuels en moins, ça représente environ 14 % de capital en plus à l'arrivée. Comme le montre bien l'étude de Cayas, sur un capital de 100 000 € investi à 5 % pendant 30 ans, les frais de gestion de l'assurance-vie (à 0,5 %) représentent plusieurs dizaines de milliers d'euros de manque à gagner cumulé.
- Un univers d'investissement très large : toutes les actions mondiales, ETF, obligations, crypto-ETN, sans restriction d'assureur.
- La purge au décès ou lors de la donation à un enfant : pour la succession en ligne directe, avec un horizon long et peu de besoins de retrait, c'est un avantage puissant.
- Pas d'intermédiaire assureur : votre argent est directement chez votre courtier, sans couche supplémentaire. C'est plus simple, plus lisible, et vous savez exactement ce que vous payez (enfin, presque).
Chez Snowball, on a tendance à recommander en priorité le PEA (fiscalité imbattable après 5 ans : 0 % d'impôt sur le revenu, seulement les prélèvements sociaux) et le compte-titres, pour leur simplicité et leur transparence sur les frais. Pourquoi ? Parce que beaucoup d'assurances-vie manquent cruellement de transparence sur leurs frais réels. Entre les frais de gestion de l'enveloppe, les frais internes des unités de compte, les éventuels frais d'arbitrage et les frais sur versement des contrats bancaires, il est souvent très difficile de connaître le coût total réel de son placement. Et quand on ne connaît pas le coût, on ne peut pas optimiser.
C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on réfléchit au lancement de notre propre assurance-vie Snowball : une assurance-vie qui mettrait la transparence des frais au premier plan (et des frais bas, évidemment), pour que chacun puisse comparer en toute connaissance de cause.
Parce que le vrai problème n'est pas l'assurance-vie en tant qu'enveloppe. Elle peut être très utile. Non, le principal problème, c'est la façon dont elle est vendue, souvent sans transparence, par réflexe, sans se poser la question de savoir si c'est le bon outil pour la bonne situation.
Opposer compte-titres et assurance-vie, c'est un faux débat. La bonne stratégie, c'est de combiner les enveloppes en fonction de ses objectifs.
Le PEA d'abord, pour loger ses ETF et actions européennes (et ETF mondiaux aussi) avec la meilleure fiscalité possible.
L'assurance-vie ensuite, pour la transmission (surtout hors ligne directe), le fonds euros, l'abattement annuel après 8 ans et la flexibilité des arbitrages (pas d'imposition sur les arbitrages).
Le compte-titres en complément, pour accéder à l'univers d'investissement mondial, profiter de frais réduits et bénéficier de la purge au décès en ligne directe. Par exemple, certains ETF ESG (environnement social gouvernance) ne sont pas disponibles dans un PEA, donc le compte-titres peut être une bonne alternative.
Dire que "si vous avez moins de 60 ans, même le meilleur contrat d'assurance-vie sera mécaniquement perdant", c'est vrai dans certains cadres très précis. Mais dès qu'on sort de ce cadre, rachats partiels optimisés, transmission à un concubin, besoin de rééquilibrage, allocation avec du fonds euros, la réalité (comme toujours) est beaucoup plus nuancée.
L'étude de Cayas est un excellent travail qui questionne utilement le réflexe "assurance-vie pour tout le monde." On vous encourage d'ailleurs à aller lire l'article complet et à jouer avec leur simulateur open source (disponible sur GitHub).
Mais la bonne conclusion, ce n'est pas "le compte-titres est la solution par défaut." C'est plutôt : arrêtez de considérer une seule enveloppe comme la réponse universelle (et ne faites pas confiance à votre banquier qui veut absolument vous vendre une assurance-vie avec beaucoup de frais).
Si vous avez 30 ans, commencez par remplir votre PEA. Ouvrez une bonne assurance-vie en ligne pour prendre date (l'horloge des 8 ans commence à la souscription). Et utilisez le compte-titres ordinaire pour ce que les autres enveloppes ne couvrent pas. C'est comme ça qu'on construit un patrimoine solide.
Comme toujours, si vous souhaitez réagir ou si vous avez des questions, n'hésitez pas à répondre à ce mail.
Excellente soirée !
Yoann ❤️