
❤️ Le meilleur investissement que vous ne faites peut-être pas
(et non, ce n'est pas un ETF)
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 4 minutes
Hey Snowballers,
J'espère que vous passez un bon début de semaine !
Certaines personnes le savent déjà, mais Snowball a vu le jour grâce à un truc un peu bizarre que j'écris chaque fin d'année : le YOLO Report (la version 2025 est ici d'ailleurs). YOLO pour YOann LOpez.
Le YOLO Report, c'est quoi ? Juste moi qui partage plein de datas sur ma vie. En 2019, je partageais pour la première fois la partie sur les finances personnelles. Suite à cela, j'ai reçu énormément de questions, donc j'ai décidé de lancer Snowball en mode petit projet perso. La suite, vous la connaissez.
Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu'aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un autre type d'investissement : l'investissement dans soi-même. Mais vous allez voir qu'investir dans soi nécessite souvent d'investir tout court. Les deux sont intimement liés dans une forme de cercle vertueux, et c'est ce qu'on va explorer aujourd'hui en me prenant comme exemple autant que possible.
Et promis, on ne tombera pas dans le développement personnel !
🧡 D'ailleurs, ça tombe à pic, mais on a décidé de collaborer avec Cuure pour leur nouveau jeu-concours (ils vont faire gagner des produits Snowball). Cuure est une marque française de compléments alimentaires que j'utilise à titre perso et que j'adore. Ils ont d'ailleurs récemment lancé un nouveau produit nommé Onely qui pourrait vous intéresser, car il est extrêmement pratique…
Ceci étant dit, avant de nous lancer, place à un partenaire qui pourrait intéresser celles et ceux souhaitant se diversifier.
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Comme toujours, il existe un risque de perte en capital. Diversifiez bien votre portefeuille.
Chaque semaine, je vous parle d'actions, d'ETF, de cryptos, de PEA. Je vous explique comment faire travailler votre argent. Aujourd'hui, je vais vous parler d'un actif que vous sous-estimez probablement : vous-même. D'ailleurs, notre cher Warren Buffett a un jour dit ça :
“Generally speaking, investing in yourself is the best thing you can do. Anything that improves your own talents; nobody can tax it or take it away from you. They can run up huge deficits and the dollar can become worth far less. You can have all kinds of things happen. But if you’ve got talent yourself, and you’ve maximized your talent, you’ve got a tremendous asset that can return ten-fold.”
Pas de panique, je ne vais pas me transformer en coach en développement personnel avec des citations de Paulo Coelho sur fond de coucher de soleil (d'ailleurs, très envie d'aller voir Gourou sur ce sujet). Mais je vais vous montrer, chiffres et expériences à l'appui, pourquoi investir dans soi est probablement le truc avec le meilleur rendement possible (mais aussi pourquoi je pense que c'est indissociable de vos finances personnelles).
Quand on parle d'investissement, on pense immédiatement à des lignes dans un portefeuille. Des chiffres sur un écran. Pourtant, avant même qu'un seul euro puisse atterrir sur un PEA ou une assurance-vie, ben il faut bien quelqu'un pour le gagner, l'épargner et décider où le placer (bon, on écarte les successions).
Et ce quelqu'un, c'est vous. Et comme n'importe quel actif, vous pouvez prendre ou perdre de la valeur. Horrible à dire, mais vrai. Après attention, il existe 1000 valeurs différentes (monétaire, culturelle, intellectuelle, etc.).
Mais investir dans soi-même, ce n'est pas seulement l'éducation formelle. C'est aussi la santé physique, la santé mentale, les compétences, le réseau, la curiosité, la flexibilité, la capacité à prendre des décisions. Vous êtes un véritable portefeuille diversifié.
Je vais être transparent avec vous parce que c'est le deal depuis le début avec Snowball. Mon patrimoine (hors immobilier) est aujourd'hui d'environ 589 000 €, et il a été multiplié par plus de 20 depuis 2019. Snowball génère plus de 500 000 € de chiffre d'affaires annuel avec plus de 70 000 lecteurs. Mais rien de tout ça n'existerait si je n'avais pas pris des décisions qui, sur le papier, n'étaient pas ouf.
- Deux années sabbatiques pendant mes études. Pendant que mes camarades de promo accumulaient de l'expérience professionnelle et commençaient à épargner, je voyageais. Deux années entières. Coût d'opportunité ? Probablement entre 30 000 € et 50 000 € de salaires en début de carrière non perçus, plus les frais de voyage. Sur un Excel, c'est pas jojo. Dans la vraie vie, ces voyages m'ont ouvert l'esprit, donné une vision du monde que je n'aurais jamais eue autrement, et ont nourri une curiosité qui est aujourd'hui le moteur de tout ce que je fais avec Snowball (et que je faisais avant).
- Un second master 2. Au lieu de rentrer dans la vie active après mon premier master 2, j'ai décidé d'en faire un second pour pouvoir travailler dans l'entreprise qui me faisait rêver : Withings, le pionnier français des objets connectés santé. Encore une année de "perdue" financièrement. Sauf que cette expérience chez Withings a posé les fondations de ma passion pour le quantified self (d'où les YOLO Reports d'ailleurs), la tech et des briques essentielles dans la construction de Snowball des années plus tard (sans le YOLO Report, pas de Snowball).
- L'intégralité de mon assurance-vie pour une formation. Autour de 2016, j'ai vidé mon assurance-vie pour me payer un bootcamp au Wagon, une formation intensive en développement web. J'ai littéralement liquidé un investissement pour investir dans une compétence. Résultat ? Cette formation m'a permis de mieux comprendre le code (non, je suis à des années-lumière d'un dev') et mieux comprendre le langage des développeurs.
Vous voyez peut-être le schéma ? À chaque fois, j'ai sacrifié du capital financier à court terme pour du capital humain. Et le capital humain a fini par générer du capital financier bien supérieur (enfin, je crois).
En parlant de capital financier, voici notre second partenaire du jour, une app que j'utilise à titre perso depuis de nombreuses années.
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Kraken, c'est l'une des plus anciennes plateformes cryptos au monde (2011). Plus de 15 millions de clients dans 190 pays, une régulation MiCA en Europe, et surtout : aucun hack majeur en plus de 13 ans d'existence. Du solide. Ce que j'aime particulièrement chez eux : 🧺 Les "lots" cryptos : vous investissez en un clic dans une stratégie diversifiée (ex. : 50 % BTC/50 % ETH) sans acheter chaque crypto une par une. Idéal pour débuter. ⚙️ Les ordres récurrents : vous définissez un montant (50 €, 100 €…), une fréquence et Kraken achète automatiquement pour vous. Le DCA sans y penser. 🥞 Le staking en un clic : faites travailler vos ETH ou SOL et recevez des récompenses (2-8 % selon les cryptos). 🤑 DeFi Earn : jusqu'à 8 % de rendement variable sur vos euros ou USDC, placés sur des protocoles DeFi reconnus (Aave, Morpho). Vous cliquez, ils gèrent. Kraken est aussi la seule plateforme crypto certifiée MiFID en Europe (pour les plus experts d'entre vous qui veulent accéder aux Futures). 🎁 L'offre Snowball : recevez 15 € en bitcoins dès 100 € investis (hors stablecoins) via le lien ci-dessous. En plus de ça, vous recevrez 3 % de bonus sur vos dépôts en monnaie fiduciaire ou crypto sur l’application Kraken (jusqu’au 9 mars).
Ceci n’est pas un conseil en investissement ou en crypto-actifs. L’achat, la vente ou l’échange de crypto-actifs comporte des risques de perte partielle ou totale de capital. Payward Europe Solutions Limited (Kraken) est réglementée par la Banque centrale d'Irlande.
C'est là que le parallèle avec les finances personnelles devient interesting. En investissement, vous connaissez l'effet boule de neige des intérêts composés : vous investissez, les gains génèrent des gains, qui génèrent des gains, qui génèrent des gains, etc. Avec l'investissement dans soi, le même mécanisme existe.
Vous investissez dans une compétence → elle vous permet de gagner plus (en général) → vous avez plus d'argent à investir dans d'autres compétences ou dans des placements financiers → ces placements vous donnent une sécurité financière → cette sécurité vous permet de mieux prendre soin de vous et de prendre plus de risques (car vous développez votre patrimoine) → ces risques vous font grandir humainement et financièrement.
Mais attention, il faut être honnête : ce cercle ne tourne pas si vous n'avez rien à mettre dedans au départ. Quand j'ai vidé mon assurance-vie pour le Wagon, j'avais une assurance-vie à vider. Quand j'ai pris deux années sabbatiques, j'avais une bourse, j'avais bossé pendant les étés et mes parents me supportaient à leur échelle.
Prétendre que "tout le monde peut tout plaquer pour suivre sa passion" comme le font certains influenceurs et autres entrepreneurs serait malhonnête. L'investissement dans soi nécessite souvent un minimum de capital financier, même modeste. Et inversement, l'investissement financier nécessite des compétences et un état d'esprit que seul notre cerveau peut fournir.
Et plus vous avez de capital financier, plus vous pouvez prendre soin de vous : formations, temps libre pour ménager votre santé mentale, meilleurs soins, meilleure nourriture, meilleure prévention, le temps de faire du sport, le temps de sociabiliser, etc.
L'un ne va pas sans l'autre. C'est pour ça que j'en parle dans une newsletter finance : parce que séparer les deux est une erreur.
Assez de théorie. Voici les domaines dans lesquels j'investis activement sur moi-même, avec des outils concrets. Je vous donne aussi les montants parce que, comme pour les finances, la transparence est importante.
Votre corps, c'est comme un bien immobilier : si vous ne l'entretenez pas, il se dégrade. Et contrairement à un appartement, vous ne pouvez pas en racheter un autre (pas encore en tout cas). Par contre, vous pouvez ravaler la façade parfois. 😅
Depuis des années, je cours régulièrement. Alors qu'avant 2020 je cherchais la performance, vu que j'ai moins de temps depuis Snowball, je cherche juste la régularité. Trois fois 5 kilomètres par semaine et basta. En 2025, j'ai couru 583 kilomètres, soit 133 sorties.
Je fais aussi trois séances de renforcement par semaine (100 abdos, 100 pompes, 60 tractions). Je suis mon sommeil et mon activité physique avec une bague Oura (environ 450 €) qui m'indique que j'ai besoin de 7 h 51 de sommeil par nuit pour être au top. Gadget ? Maybe. En tout cas, pour le sommeil et l'impact de ma vie sur ce dernier, ça me sert bien (voici mon code de parrainage qui vous donne 10 %, et à moi rien du tout). En tout cas, vous n'avez pas besoin de ça pour prendre soin de vous, mais ça peut aider.
L'autre truc que j'ai testé cette année, c'est Lucis. C'est une startup française de santé préventive qui propose des bilans sanguins complets, analysés par une équipe médicale, avec un tableau de bord clair et un plan d'action personnalisé. C'est grâce à Lucis que j'ai découvert que j'avais un taux élevé de Lp(a), un marqueur génétique de risque cardiovasculaire. Mon père a fait un AVC relativement jeune, dans la cinquantaine. Sans ce bilan, je n'aurais probablement pas fait le lien avant des années, voire jamais. Maintenant, je sais que je dois être particulièrement vigilant : hygiène de vie irréprochable (lol, j'en suis encore loin), suivis réguliers, prévention active.
D'ailleurs, c'est aussi grâce à eux que j'ai pu mieux m'orienter sur les produits à choisir sur Cuure dont je parlais en début de newsletter.
Oui, j'ai 30 ans selon Lucis et pas 38 👶
Certaines études montrent un ROI de 3,6x pour chaque euro investi dans la prévention santé. Ce n'est pas de la théorie pour moi. C'est concret.
Combien ça coûte ? 490 € par an. Vous pouvez utiliser ce code qui vous donne 25 € de réduction si vous voulez.
Le risque de l'extrême : je le sais mieux que quiconque. Mon obsession pour le tracking a commencé à 14-15 ans quand, fatigué d'être un peu en surpoids, j'ai commencé à tout compter. Les calories, le poids, chaque jour. Ce qui a commencé comme de la discipline est devenu un trouble du comportement alimentaire (TCA). J'ai mis des années à m'en sortir, et honnêtement, ce n'est pas complètement terminé aujourd'hui (d'ailleurs, si vous avez des soucis, je vous recommande Manon, ma meilleure amie, psychothérapeute spécialisée dans les TCA ou alors ENDAT-TCA, l'association avec laquelle elle travaille).
Donc oui, trackez votre santé, utilisez des outils. Mais le jour où l'outil vous contrôle au lieu de l'inverse, posez-le. Le quantified self est un serviteur merveilleux et un maître terrible. Ça marche aussi dans l'univers des investissements quand vous essayez de tout maîtriser ou de tout compter à l'extrême. Prenez un peu de recul parfois. :)
Petite parenthèse, mais pour celles et ceux qui veulent investir dans eux-mêmes en montant en compétences sur le sujet des finances personnelles, on a lancé une nouvelle offre qui permet de tester Snowball Insights pendant deux semaines gratuitement avant de se lancer :
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Il y a environ deux ans, j'ai pris une décision qui m'a coûté plus cher que n'importe quel abonnement : j'ai commencé à voir une psy régulièrement (160 € par mois, ce n'est pas rien !).
Pourquoi j'en parle ici, dans une newsletter finance ? Parce que votre santé mentale a un impact direct sur vos décisions financières. La peur, l'avidité, l'impulsivité, le manque de confiance, tous ces biais qui vous font vendre au pire moment ou acheter sur un coup de tête, ils viennent de quelque part. Et souvent, ce quelque part, c'est plus profond qu'un simple "il faut être rationnel". Et ça ne touche pas que la finance évidemment, mais aussi votre boulot, vos relations personnelles, etc.
Mes problèmes de TCA, dont je parlais plus haut, étaient un symptôme. Le besoin de contrôle, l'anxiété, le rapport compliqué au corps, tout ça influence aussi la façon dont on gère son argent, dont on prend des risques, dont on supporte la pression d'entreprendre. Travailler dessus avec une professionnelle a été l'un des meilleurs investissements. Pas quantifiable sur un tableur, mais j'essaye d'être un meilleur entrepreneur et surtout une personne plus stable (j'ai encore pas mal de taf).
Combien ça coûte ? En France, les séances avec un·e psychologue coûtent entre 50 € et 80 € en moyenne, avec des dispositifs de remboursement partiel (Mon soutien psy). Sur un an, comptez entre 1500 € et 3500 € selon la fréquence. Regardez aussi du côté de votre mutuelle.
Le risque de l'extrême : la thérapie, c'est formidable. Mais attention à ne pas devenir "accro" au développement personnel au point de tomber dans une quête infinie de soi qui devient une excuse pour ne jamais passer à l'action. J'aime beaucoup cette citation de Hasan Minhaj que j'ai notée l'an dernier : "La thérapie, c'est comme une coupe de cheveux. Tu ne peux pas m'en parler, il faut que je remarque la différence."
L'éducation formelle a un ROI prouvé d'environ 9 % à 10 % par an sur une carrière, selon une étude de l'université de New York sur 5,8 millions d'Américains. Mais l'éducation ne s'arrête pas aux diplômes et surtout ces derniers fonctionnent de moins en moins bien.
Ma formation au Wagon m'a coûté l'intégralité de mon assurance-vie de l'époque. Quelques milliers d'euros. Ce que cette compétence m'a rapporté depuis est incalculable.
Et côté curiosité, explorez sans cesse ! En 2025, j'ai passé des centaines d'heures à coder avec des outils d'IA comme Lovable, Cursor et Claude Code. J'ai construit NotchTune, une app Mac pour découvrir de la musique, pendant mes vacances de Noël.


Ce n'est pas du temps "perdu". C'est de l'investissement en compétences qui, demain, pourrait m'aider à faire d'autres choses, ou simplement à avoir une meilleure compréhension du monde dans lequel on vit.
Combien ça coûte ? Une formation comme le Wagon : entre 5000 € et 8000 €. Des cours en ligne (Coursera, Udemy) : entre 0 € et 200 €. Des livres spécialisés : 20-30 € pièce. Des outils d'IA pour apprendre en faisant : entre 20 € et 200 € par mois. Le spectre est large. Vous pouvez aussi trouver une infinité de contenus gratuits sur YouTube.
MAIS ! Attention au syndrome de l'éternelle étudiante ou éternel étudiant : accumuler les formations, les certifications, les MOOC sans jamais rien appliquer. Ce n'est plus de l'investissement, c'est une forme de procrastination déguisée. Trouvez un équilibre. :)
Et l'IA dans tout ça ? Quelles compétences doit-on acquérir ?
Jack Raines, un auteur américain que j'aime bien, a récemment écrit quelque chose qui résume parfaitement ce que je pense.
Il nous dit que la fenêtre entre 25 et 35 ans est celle où les chemins balisés disparaissent, et que c'est précisément là que la plupart des gens se figent.
Son constat est simple : à 22 ans, le "risque", c'est de ne pas décrocher le poste prestigieux. Mais cette courbe de risque s'inverse avec le temps. Une fois que vous avez accumulé quelques milestones, bonnes écoles, bons postes, etc., le vrai risque devient de ne pas exploiter tout ça pour explorer de nouvelles opportunités.
Rester trop longtemps sur le même chemin, c'est investir 70 heures par semaine dans une échelle de plus en plus étroite où le burn-out et la stagnation sont bien réels. Combien de potes me disent qu'ils aimeraient quitter leur boulot, mais ne le font pas. D'ailleurs, petite dédicace à mon ami Pascal qui a repris des études d'infirmier à 37 ans après plus de dix ans dans la banque ! Chapeau.
Bref, celles et ceux qui ont dévié de la trajectoire "sûre" ont peut-être souffert d'une baisse de revenus et de statut à court terme, mais l'effet de capitalisation a ensuite fait son travail (enfin, en général). En finance, vous appelleriez ça un drawdown (chute des marchés) temporaire avant un rally (hausse des marchés).
Et puis, il y a l'éléphant dans la pièce : l'IA. Raines est catégorique. Si votre métier, c'est "déplacer des choses sur un ordinateur", il est en train d'être commoditisé (remplacé par une IA), que vous le réalisiez ou non. Il ne dit pas que tous les emplois de bureau vont disparaître, mais que les équipes vont devenir beaucoup plus petites : un junior qui maîtrise les outils d'IA a désormais le levier pour faire le travail de quatre. Ce qui change, ce ne sont pas les postes eux-mêmes, mais les structures organisationnelles et les trajectoires de carrière qui allaient avec.
Pour lui, les deux seuls trucs qui comptent vraiment désormais sont :
- la capacité à apprendre de nouvelles compétences ; et
- la confiance dans cette capacité.
Votre "malléabilité" est le seul avantage compétitif durable. L'écart entre l'idée et l'exécution, autrefois un gouffre (seul un développeur pouvait développer une app), s'est réduit à quelques centimètres grâce à l'IA. La pensée indépendante, le goût et la curiosité se négocient désormais à un prix premium.
C'est un peu ce que j'ai vécu : chaque bifurcation que j'ai pu prendre – donc les années sabbatiques, le deuxième master, le Wagon – et même ces centaines d'heures passées à coder avec des outils d'IA en 2025, étaient un drawdown volontaire. Une perte de rendement à court terme pour construire cette fameuse malléabilité.
Et c'est la somme de ces drawdowns qui a rendu possible tout ce qui a suivi et tout ce qui va suivre (enfin j'espère 😅). Et le truc cool, c'est qu'il n'a jamais été aussi facile de plonger la tête la première dans quelque chose de nouveau. Il faut juste le courage de le faire (et la sécurité financière… on revient toujours aux mêmes choses…).
Si je devais résumer ma philosophie (lol, voilà, je me prends pour un philosophe…), je la présenterais comme une allocation de portefeuille. Sauf qu'au lieu d'avoir 60 % actions et 40 % obligations, vous auriez quelque chose comme ça :
- En temps, chaque semaine, j'alloue environ 5 à 7 heures au sport et à la santé physique, 1 heure à la thérapie, 3 à 5 heures à l'apprentissage de nouvelles compétences. En argent, sur l'année, ça représente environ 5000 € à 7000 € entre la santé (Oura, Lucis, équipement sportif, etc.), la thérapie, et les formations ou outils. C'est environ un tiers de ce que j'investis annuellement en produits financiers (14 000 € en 2025).
Est-ce que c'est beaucoup ? Tout dépend de votre situation. Mais voilà le truc : même à 10 % de ces montants, l'impact est réel. Un bilan sanguin basique chez votre médecin est gratuit en France. Courir ne coûte qu'une paire de chaussures. Des podcasts éducatifs sont gratuits. Le premier pas n'est pas financier, il est mental. Baby steps…
Investir dans soi-même n'est pas une alternative à l'investissement financier. C'est son prérequis et son accélérateur et inversement : une bonne santé financière est souvent un prérequis pour investir dans soi. Les deux forment un système fermé : vous investissez dans vous pour augmenter vos revenus et améliorer vos décisions, puis vous investissez votre argent pour acheter du temps et de la liberté, ce qui vous permet de réinvestir dans vous. La boucle est bouclée.
Mais comme en finance, il y a des règles. Diversifiez (ne mettez pas tout dans le travail en négligeant la santé, par exemple). Pensez long terme (les bénéfices de la thérapie ne se voient pas en un trimestre). Méfiez-vous des modes (non, vous n'avez pas besoin de 35 compléments alimentaires et d'un bain de glace chaque matin). Et surtout, commencez tôt, parce que les intérêts composés, ça marche aussi pour le capital humain.
La prochaine fois que vous hésitez entre mettre 500 € sur votre PEA ou vous payer ce bilan de santé, cette formation ou ces premières séances de psy, rappelez-vous : le meilleur actif de votre portefeuille, c'est celui qui prend toutes les décisions d'investissement.
C'est vous.
Comme toujours, si vous souhaitez réagir ou si vous avez des questions, n'hésitez pas à répondre à ce mail.
Excellente soirée !
Yoann ❤️