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Tout savoir sur le Girardin
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Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 18 minutes
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🛋️ Et si votre épargne était adossée à un actif physique, tangible et productif ? Un parc de mobilier professionnel haut de gamme loué à des entreprises, avec un rendement de 7 % à 8,5 % brut par an ? C'est ce que propose Enky, et en bonus : avec le lien ci-dessous, vous recevez 100 € de crédit dès 500 € investis, et jusqu'à 300 € au-delà de 5000 €.
On vous parle souvent de diversification, et voici une classe d'actifs que la plupart des épargnants ne connaissent pas : le mobilier professionnel haut de gamme. Celui que bureaux, hôtels et restaurants louent chaque mois plutôt que d'acheter. Un actif physique, nécessaire au quotidien et qui génère des revenus réels. Le principe est différent du crowdfunding immobilier classique : vous ne financez pas un projet isolé, vous entrez dans un parc mobilier mutualisé et géré comme un actif locatif. Un peu comme ce que peuvent faire des SCPI, en gros. 🏢 Un actif tangible derrière chaque euro. Bureaux, hôtels, restaurants, résidences meublées : le mobilier est une infrastructure de travail que les entreprises louent plutôt qu'elles n'achètent. Robuste, réparable, avec un marché secondaire profond (et ce qui est cool, c’est qu’il est largement décorrélé des marchés financiers). Des clients comme Doctolib, Konbini, Natixis, Kymono ou le groupe BPCE louent déjà via Enky. 📈 Un rendement de 7 % à 8,5 % brut selon la durée. Vous choisissez votre horizon (de 12 à 48 mois, à partir de 500 €), vous touchez vos intérêts chaque mois, et votre capital est remboursé à l'échéance. 🛡️ Le risque est mutualisé. Votre épargne alimente un parc global, pas un meuble ou un client unique (exactement comme les SCPI). Si une entreprise locataire fait défaut, Enky absorbe le défaut, replace le mobilier (deux mois en moyenne) et continue de vous servir votre coupon (les versements mensuels). 🔒 Une sécurisation juridique réelle. Chaque euro investi est adossé à des actifs réels (mobilier physique + contrats de location signés) avec une marge de protection de 30 %. Deux sûretés actionnables : les contrats de location sont nantis, le mobilier est mis en gage. Et un track record net depuis 2020 : 0 % de défaut, 0 % de retard, 19,8 millions d’euros financés, 2 millions d’euros de capital déjà remboursés. 🎁 L'avantage Snowball. Avec le lien ci-dessous, vous recevez 100 € de crédit dès 500 € investis, et jusqu'à 300 € de crédit pour un investissement supérieur à 5000 €. Il suffit de passer par ce lien pour que le crédit soit pris en compte.
⚠️ Quelques rappels importants : Enky est un placement en obligations qui comporte un risque de perte partielle ou totale du capital et d'illiquidité (votre capital est immobilisé jusqu'à l'échéance choisie). La protection du coupon en cas de défaut client vaut sauf défaillance d'Enky elle-même. La plateforme a déposé un Document d'information synthétique (DIS) auprès de l'AMF. Fiscalité : PFU à 31,4 % (barème possible). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce dont vous n'avez pas besoin à court terme, et diversifiez bien. As usual.
Re ! J'espère que vous allez bien et que les vacances se passent bien pour celles et ceux qui sont déjà en congé.
Cela fait environ 20 ans maintenant que je m'intéresse à l'univers des finances personnelles et pourtant, il y existe encore des produits que je connais très peu.
Je voulais donc profiter de cette newsletter pour explorer, justement, un produit que je connais trop peu : le Girardin, un produit financier qui permet de réaliser des économies d'impôts tout en bénéficiant à l'économie française de façon très directe.
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Le Girardin, en gros, c'est un placement qui vous rend 110 € pour 100 € versés, un an plus tard. Le gain ne vient pas d'une entreprise qui performe, mais simplement de l'impôt que vous ne payez pas.
Pourquoi cette incitation fiscale ?
Il faut savoir que l'aide fiscale à l'investissement outre-mer a près de 40 ans. Elle naît avec l'article 22 de la loi de finances rectificative du 11 juillet 1986, dite loi Pons, du nom du ministre des Départements et Territoires d'outre-mer de l'époque.
Le principe est relativement simple et assez similaire au PEA (plan d'épargne en actions) : les territoires ultramarins subissent l'éloignement, l'insularité, des marchés étroits et des coûts d'importation élevés. Plutôt que de tout financer via des subventions, l'État oriente l'épargne privée hexagonale vers ces économies, en échange d'un avantage fiscal. Je dis que c'est similaire au PEA, car l'avantage fiscal du PEA a été prévu pour pousser les épargnants français à investir dans l'économie française et européenne.
Mais, comme souvent, la loi Pons finit mal, car elle crée, comme on dit en économie "un effet d'aubaine".
👩🏫 L'effet d'aubaine désigne le cas où une incitation fiscale profite à des contribuables qui auraient agi de toute façon, sans changer leur comportement réel. L'État finance alors une décision déjà prise plutôt que de créer un effet économique additionnel.
Effectivement, cette loi servait surtout à défiscaliser des bateaux de luxe pour des personnes fortunées qui ne vivaient même pas sur place toute l'année, sans effet visible sur l'emploi local. Classique.
La loi Paul de 2001 transforme la déduction en réduction d'impôt et enfin, on y arrive, la loi no 2003-660 du 21 juillet 2003, portée par Brigitte Girardin (d'où le nom…), ministre de l'Outre-mer de 2002 à 2005, pose le cadre actuel et inverse la logique d'éligibilité, car tous les secteurs sont éligibles, sauf ceux expressément exclus. La LODEOM de mai 2009 y ajoute le volet logement social.
❓ En quoi ça vous concerne : aujourd'hui, le Girardin industriel est le seul dispositif fiscal français qui vous restitue plus que votre versement. C'est aussi celui où vous pouvez tout perdre sans avoir commis la moindre erreur.
🎯 L'essentiel : vous donnez de l'argent via une société de portage dans une société qui achète du matériel loué cinq ans à une entreprise basée dans des territoires d'outre-mer. En échange, vous récupérez une réduction d'impôt supérieure à votre versement, une seule fois, l'année suivante.
Pour le Girardin "industriel" par exemple, quatre étapes :
- un monteur en défiscalisation crée une société de portage, le plus souvent une société en nom collectif (SNC) pour les opérations dites de plein droit ;
- vous devenez associé en versant votre apport ;
- la société achète du matériel productif neuf et le loue pendant cinq ans minimum à une entreprise locale : un engin de chantier, un camion frigorifique, etc. ;
- au terme des cinq ans, l'exploitant rachète le matériel ou vos parts pour une somme symbolique, et la société est dissoute.
Vous ne récupérez donc jamais votre apport. Oui, il est "perdu" dès le départ.
Votre seul gain, comme je le disais, est fiscal en mode one shot. Donc si vous "investissez" en 2026 dans un Girardin "industriel", vous aurez une réduction sur vos impôts 2026 qui seront déclarés en 2027 et vous serez remboursés pendant l'été si vous avez opté pour le prélèvement à la source.
⚠️ Attention, c'est une réduction, pas un crédit d'impôt, donc si la réduction dépasse votre impôt, le surplus n'est pas remboursé. Par contre, il peut être reporté sur les cinq années suivantes, ce qui est tout de même intéressant.
En gros, on peut dire que deux chiffres sont importants pour vous :
- ce que vous versez ; et
- ce que l'impôt vous rend.
Tout le reste de la mécanique sert à répartir l'avantage entre vous et l'entreprise, donc vous pouvez sauter les trois petits paragraphes suivants et passer à la prochaine section, sauf si vous êtes curieuses et curieux.
Toujours là ? OK, donc l'État calcule une réduction d'impôt sur le prix du matériel financé, entre 38 % et 54 % selon le territoire et le secteur d'activité. Vous n'en gardez qu'une fraction, un tiers ou un peu moins de la moitié selon les cas. La loi oblige à laisser le reste à l'exploitant, qui paie des loyers plus faibles et rachète son matériel moins cher. C'est ce qu'on appelle la rétrocession, dans le jargon. Elle existe essentiellement pour que la majorité de l'argent public finisse dans l'économie locale plutôt que dans vos poches.
Cette rétrocession explique aussi les plafonds. Vos niches fiscales sont normalement limitées à 10 000 € par an. Le Girardin bénéficie d'un plafond relevé à 18 000 €, et seule la part que vous conservez y est comptée. Votre réduction affichée peut donc dépasser largement ce plafond : jusqu'à 40 909 € sur une opération classique, 52 941 € quand l'administration a validé le dossier à l'avance, 60 000 € en logement social. Cette validation préalable devient obligatoire au-delà de 250 000 € de matériel par entreprise, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour vous puisque ça sécurise pas mal de choses.
En pratique, les tickets d'entrée démarrent autour de 4000 € et les opérateurs affichent des rentabilités de 8 % à 16 % selon le dossier et les garanties, avec les meilleurs taux en début d'année, quand les programmes viennent d'ouvrir.
Avant de passer à la suite, place à notre second partenaire du jour qui devrait vous intéresser si vous voulez investir dans l'immobilier sur du court terme.
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L'opération de marchand de biens, donc acheter un bien, le rénover ou le diviser et le revendre avec une plus-value, est l'une des stratégies immobilières les plus rentables. Le problème, c'est que c’est souvent très galère et c’est donc normalement réservé à des pros : il faut du capital, du réseau, savoir chiffrer des travaux et piloter un chantier. Blocshare mutualise donc tout ça dans un cercle où les particuliers comme les sociétés (SCI, SARL, SAS) peuvent participer aux mêmes opérations que les pros. Ce que j’aime beaucoup dans leur approche : ⏱️ Des opérations courtes, donc moins exposées. Durée cible de 7 à 12 mois, là où la plupart des placements immobiliers vous bloquent 5 ans ou plus. 🤝 Des fondateurs qui investissent leur propre argent. Blocshare pilote elle-même chaque opération et ses associés mettent leur cash dans les mêmes deals que vous, aux mêmes conditions. Skin in the game, comme on dit, donc bel alignement des intérêts. 📊 Un track record carré. Plus de 25 opérations menées, plus de 10 millions d’euros investis cumulés, 0 % de défaut à ce jour et un TRI moyen de 10,9 % en 2025. 🏢 L'opération du moment : Tours. Un immeuble à diviser en 9 lots, situé à 150 m du futur tramway (un emplacement qui prend mécaniquement de la valeur avec l'arrivée du transport). 🎁 L'avantage Snowball. Avec le lien ci-dessous : 2 % de cashback immédiat sur votre premier investissement, accès direct au cercle (pas de liste d'attente) et un appel découverte avec un fondateur pour poser toutes vos questions avant de vous lancer.
⚠️ Comme toujours, l'investissement immobilier comporte un risque de perte en capital et de liquidité (votre argent est immobilisé jusqu'à la revente du bien, dont le délai peut dépasser la cible). Le TRI de 10,9 % est une moyenne historique et une cible et non pas une garantie absolue : comme d’hab’, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce dont vous n'avez pas besoin à court terme et diversifiez.
🎯 L'essentiel : sur le papier, l'essentiel de la dépense fiscale part dans l'économie d'outre-mer. Dans les faits, l'État lui-même n'arrive pas à démontrer un effet mesurable sur les entreprises aidées.
Le Girardin industriel coûte cher à l'État et il coûte même de plus en plus cher. La dépense fiscale liée à l'article 199 undecies B passe de 302 millions d'euros en 2017 à 589 millions en 2022, selon le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) de juillet 2023.
Les documents budgétaires parlaient d'un peu plus de 22 000 foyers fiscaux bénéficiaires à la fin des années 2010, un nombre en hausse continue depuis.
Cet argent finance surtout l'industrie, la construction, les transports et l'agriculture, avec La Réunion et la Guadeloupe en tête des territoires qui profitent de ces investissements. Jusque-là, no problem, le dispositif fait à peu près ce qu'on lui demande.
Par contre, c'est du côté de l'efficacité que ça se complique un peu.
L'Inspection générale des finances a comparé 3950 entreprises aidées à des entreprises comparables du même secteur entre 2013 et 2020. Résultat : aucun effet significatif détectable, sur aucun des douze indicateurs financiers testés, du chiffre d'affaires à l'investissement brut.
La mission ne nous dit pas que le dispositif est complètement inefficace. Mais en tout cas, elle contredit une étude commandée en 2020 par la Direction générale des outre-mer, qui elle, validait le dispositif.
Il faut savoir que la Direction générale du Trésor recommandait sa suppression dès 2018 et la Cour des comptes l'a demandée en 2012, puis a récidivé.
Le détail des actifs financés entre 2017 et 2022 est assez problématique, car l'actif le plus fréquemment acquis grâce au dispositif n'est pas du tout un outil de production, c'est le chauffe-eau solaire (15,1 % de la dépense fiscale en 2022, soit environ 87 millions d'euros). Les véhicules terrestres pèsent 10,4 %, environ 60 millions, avec une surreprésentation de 4x4 et de pick-up dans les Antilles (logique).
L'Inspection générale des finances a même retrouvé plus de 8000 actifs défiscalisés qui n'auraient jamais dû l'être, comme des montres connectées ou encore des fers à lisser. Why not. 😅
Un rapport sénatorial de 2002 estimait le coût public (ce que cela coûte à l'État) à environ 200 000 € par emploi créé ou maintenu sur les projets agréés.
L'Inspection générale des finances refait le calcul en 2023 pour voir un peu où on en est, et on arrive à 700 000 € !
Sur neuf dossiers de meublés touristiques instruits en Martinique en 2022, l'aide atteignait 13,8 millions d'euros pour quinze créations d'emplois envisagées, soit 920 000 € par emploi…
Maintenant que vous savez comment ça marche, est-ce que ce type d'investissement est fait pour vous ?
🎯 L'essentiel : le Girardin ne s'adresse qu'à un profil très précis, celles et ceux qui paient beaucoup d'impôt sur le revenu et qui acceptent de perdre leur mise en échange d'une réduction d'impôt. Pour tous les autres, la question ne se pose pas.
Trois conditions doivent être réunies, en gros :
- vous êtes résidente ou résident fiscal français (les non-résidents sont exclus) ;
- vous payez de l'impôt sur le revenu, au moins 2500 € à 3000 € par an, pour que l'opération ait un sens après frais ; et
- vous connaissez votre impôt avec assez de précision, parce qu'une réduction supérieure à votre impôt part en report sur cinq ans au lieu de vous rendre du cash l'année suivante.
Après pas mal de recherches, on dirait que deux profils se font souvent mal orienter :
- d'un côté, celles et ceux dont l'impôt est faible ou irrégulier comme les freelances aux revenus en dents de scie, par exemple. En effet, si la réduction dépasse votre impôt de l'année, le surplus attend et tout l'intérêt du one shot disparaît ;
- de l'autre, les très hauts revenus, pour un truc que les vendeurs mettent rarement en avant j'ai l'impression. En effet, depuis 2025, un foyer dont les revenus dépassent 250 000 € ou 500 000 € pour un couple, doit payer au moins 20 % d'impôt sur le revenu. Ce plancher s'appelle la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) et il concerne environ 24 000 foyers. Donc si vos réductions d'impôt vous font passer sous les 20 %, ben le fisc va vous réclamer la différence. Certaines niches sont épargnées par ce calcul, mais le Girardin n'en fait pas partie. Une protection existait pour les opérations souscrites avant 2026, mais la loi de finances pour 2026 ne l'a pas reconduite. Si vous êtes dans cette zone de revenus, faites bien les simulations avant de signer.
Alors que beaucoup d'investissements traditionnels ont comme risque principal la perte de capital partielle ou totale, ici le risque principal, c'est la reprise de la réduction d'impôt. Par reprise, je veux dire que les impôts vous demandent de rendre ce que vous avez économisé.
En effet, l'Autorité des marchés financiers, la DGFiP et la DGCCRF le rappellent dans une note commune : la remise en cause peut survenir même si le manquement ne vous est pas imputable. Eh oui… Donc si l'exploitant fait faillite avant cinq ans, si le matériel n'est pas livré, ou si le montage est requalifié, vous pourriez avoir à rembourser, avec intérêts de retard et majoration éventuelle.
Dans un cas documenté par l'AMF, une investisseuse avait versé 17 837 € en 2015 et obtenu l'année suivante une réduction d'impôt un peu supérieure. Redressée en 2019, elle a remboursé 23 109 €, soit plus que sa mise de départ. Ouch !!!! Et si la société de portage est une SNC, les associés sont responsables indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Bon, j'avais une sorte de mauvais pressentiment à la base par rapport à ce placement et il est en partie confirmé.
Je trouve ce dispositif assez intéressant parce qu'il fait ce que peu de placements font : rendre 110 pour 100, avec une mécanique juridique limpide et une utilité sociale réelle quand l'argent atterrit sur un tracteur en Guyane qui peut servir à des agriculteurs.
Cela dit, l'État semble financer depuis 40 ans un dispositif dont il n'arrive pas vraiment à prouver l'effet, et qu'il continue parce que le retirer d'un coup casserait un modèle de financement dont les entreprises d'outre-mer dépendent vraiment. Les deux choses sont vraies en même temps, et c'est ce qui rend le débat complicado.
La chose à retenir aujourd'hui, c'est que le Girardin peut avoir du sens si vous payez beaucoup d'impôts, si votre situation fiscale de l'année est prévisible, si vous restez sous les seuils de la CDHR, si votre PEA est déjà full, et si vous êtes capable de perdre la totalité du capital investi sans que ça change votre vie.
Pourquoi je parle du PEA ?
En effet, le PEA (plan d'épargne en actions) et le Girardin ne jouent pas dans la même catégorie, mais on peut vouloir en prioriser un par rapport à l'autre et je pense que le PEA gagne sur du long terme. Why ?
Le PEA, plafonné à 150 000 €, fait travailler un capital que vous conservez : après cinq ans, les gains échappent à l'impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux, dont le taux est passé de 17,2 % à 18,6 % en 2026. Le Girardin, lui, ne construit aucun patrimoine. Il transforme un capital investi en gain immédiat, une fois, puis repart de zéro. Sur 15 000 €, un Girardin à 12 % rapporte environ 1800 € et l'histoire s'arrête là.
Par contre, les mêmes 15 000 € placés à 7 % par an pendant dix ans en valent près de 29 500 €, avec le risque de marché qui va avec. Bref, deux objectifs différents, mais il faut parfois choisir entre ces deux. Court terme vs long terme.
🍿 À surveiller : l'article 7 du projet de loi de finances pour 2026 prévoyait de raboter d'environ 25 % tous les taux de défiscalisation productive outre-mer, ramenant le taux de base de 38,25 % à 27,25 %, pour 300 millions d'euros d'économies. Les députés l'ont supprimé en première lecture, et le gouvernement a promis une étude d'impact territoire par territoire avant toute évolution. Les taux 2026 sont donc inchangés, mais la réforme est juste reportée, et les niches fiscales sont déjà annoncées comme la cible du budget 2027. Si vous envisagez une souscription, ce calendrier pourrait vous impacter.
Voilà pour le Girardin, un dispositif qu'on vous vend souvent comme quelque chose de magique, mais comme toujours, il y a des avantages et des inconvénients qu'il faut bien connaître avant de prendre une décision éclairée.
Et comme toujours, si vous avez des remarques ou autres, n'hésitez pas à répondre à cet e-mail. Je lis et réponds à 100 % de vos messages (même si parfois je suis un peu long).
Excellente soirée à toutes et à tous et à très vite.
Yoann ❤️
📚 Pour aller plus loin :
- Article 199 undecies B du CGI et article 199 undecies D, Légifrance
- Article 224 du CGI (CDHR), version applicable aux revenus 2026, Légifrance
- Évaluation du régime d'aide fiscale à l'investissement productif en outre-mer, Inspection générale des finances, juillet 2023
- Investir en défiscalisation : que faut-il savoir sur les dispositifs Girardin ?, AMF, DGFiP et DGCCRF, décembre 2020
- Plafonnement global des avantages fiscaux et taux de la réduction d'impôt, BOFiP
- Avis de la commission des lois sur la mission Outre-mer du PLF 2026, Sénat, novembre 2025
- Les défiscalisations Girardin en faveur de l'outre-mer, Cour des comptes, rapport public annuel 2012
- Projet de loi de programme pour l'outre-mer, rapport du Sénat, 2003, sur l'historique Pons et Paul