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đŸ’č Pourquoi Nvidia reste une opportunitĂ© ?

Nous entrons dans l’ùre de l’infrastructure IA.

Le 12/02/2026, 

par 

 ❀

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

Pourquoi l’IA n’est-elle pas une bulle comme en 1999 ? Contrairement Ă  la bulle internet, l’IA gĂ©nĂšre dĂ©jĂ  des revenus, amĂ©liore la productivitĂ© et s’intĂšgre concrĂštement dans les entreprises. L’usage prĂ©cĂšde ici l’enthousiasme, et les investissements traduisent une adoption rĂ©elle. Qu’est-ce qui rend cette rĂ©volution diffĂ©rente des prĂ©cĂ©dentes ? La progression est exponentielle et l’IA contribue Ă  son propre dĂ©veloppement. Elle ne touche pas un secteur prĂ©cis, mais l’ensemble du travail intellectuel, devenant une infrastructure cognitive transversale. Pourquoi les CapEx massifs ne sont-ils pas un simple excĂšs ? Les hyperscalers investissent pour rĂ©pondre Ă  une demande dĂ©jĂ  contractualisĂ©e en puissance de calcul. Ces dĂ©penses construisent une infrastructure lourde dont les revenus sont en grande partie sĂ©curisĂ©s. En quoi Nvidia est-elle au cƓur de cette dynamique ? Elle fournit les composants critiques de cette nouvelle infrastructure. Tant que la demande en calcul reste forte et contrainte, Nvidia capte une part essentielle de la valeur créée par cette rĂ©volution industrielle.

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Hey Snowballers,

Ici Yoann. Avant de passer le micro Ă  Mathieu, je voulais vous faire une petite intro.

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Et je laisse le micro Ă  Mathieu !

Yoann ❀

Bonjour tout le monde. Dans cette 101e édition, je vais remettre une couche sur l'IA, qui est indispensable en portefeuille en 2026.

Bonne lecture, ou Ă©coute :) !

J'ai déjà parlé il y a quelques mois de l'opportunité en bourse de l'IA, mais aprÚs les différentes annonces des Amazon, Alphabet et consorts, je me devais d'en remettre une couche.

À chaque grande rupture technologique, les marchĂ©s se posent la mĂȘme question : assistons-nous Ă  une transformation durable ou Ă  une simple euphorie spĂ©culative ? Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est rĂ©guliĂšrement comparĂ©e Ă  la bulle internet de la fin des annĂ©es 1990. Le parallĂšle paraĂźt Ă©vident : valorisations Ă©levĂ©es, afflux massif de capitaux, promesses de transformation globale. Pourtant, la comparaison s’arrĂȘte lĂ . En 1999, la plupart des entreprises technologiques ne gĂ©nĂ©raient quasiment pas de revenus. Les infrastructures Ă©taient incomplĂštes, les modĂšles Ă©conomiques incertains et l’adoption encore marginale. L’enthousiasme prĂ©cĂ©dait largement l’usage rĂ©el.

Aujourd’hui, la situation est radicalement diffĂ©rente. L’IA est dĂ©jĂ  intĂ©grĂ©e dans les chaĂźnes de valeur des entreprises. Les revenus liĂ©s au cloud et aux services d’intelligence artificielle progressent fortement. Les entreprises investissent non pas par effet de mode, mais pour rĂ©duire leurs coĂ»ts, accĂ©lĂ©rer leurs processus et amĂ©liorer leur productivitĂ©. Ce n’est pas une promesse thĂ©orique. C’est un outil opĂ©rationnel qui gĂ©nĂšre dĂ©jĂ  des gains mesurables. Une bulle repose sur des anticipations fragiles. Une rĂ©volution industrielle repose sur une adoption concrĂšte.

Ce qui rend la situation actuelle exceptionnelle, c’est la vitesse d’évolution. En 2022, les premiers modĂšles accessibles au grand public impressionnaient, mais restaient limitĂ©s. Ils commettaient des erreurs frĂ©quentes, hallucinaient des informations et nĂ©cessitaient une supervision constante. En 2023, ces mĂȘmes modĂšles franchissaient un cap, rĂ©ussissant des examens professionnels et produisant du code exploitable. En 2024, ils concevaient des applications complĂštes, structuraient des analyses financiĂšres complexes et expliquaient des concepts scientifiques avancĂ©s... En 2025 et 2026, les modĂšles les plus rĂ©cents sont capables d’exĂ©cuter de maniĂšre autonome des tĂąches qui demandaient auparavant plusieurs heures, voire plusieurs jours, Ă  des experts qualifiĂ©s


Ce point est fondamental : le progrĂšs n’est pas linĂ©aire. Les performances des modĂšles augmentent plus rapidement que notre intuition ne le permet. Des organismes indĂ©pendants qui mesurent la durĂ©e des tĂąches rĂ©alisables de bout en bout montrent que cette capacitĂ© double tous les quelques mois. Ce type de dynamique rappelle davantage une courbe exponentielle qu’une simple amĂ©lioration incrĂ©mentale. Lorsque la vitesse d’amĂ©lioration elle-mĂȘme s’accĂ©lĂšre, la trajectoire devient difficile Ă  extrapoler avec nos repĂšres habituels.

Un autre Ă©lĂ©ment change profondĂ©ment la nature de cette rĂ©volution : l’IA contribue dĂ©sormais Ă  son propre dĂ©veloppement. Oui, oui, vous avez bien lu. Les labos utilisent leurs modĂšles pour optimiser les phases d’entraĂźnement, identifier des anomalies, gĂ©nĂ©rer du code expĂ©rimental et tester diffĂ©rentes architectures. Autrement dit, l’outil participe Ă  l’amĂ©lioration de l’outil. Historiquement, chaque rĂ©volution industrielle reposait sur un multiplicateur. La machine Ă  vapeur multipliait la force physique. L’électricitĂ© multipliait la capacitĂ© productive. L’informatique multipliait la capacitĂ© de traitement de l’information. L’intelligence artificielle multiplie la capacitĂ© cognitive, et elle le fait en accĂ©lĂ©rant elle-mĂȘme son Ă©volution !

Contrairement aux vagues d’automatisation prĂ©cĂ©dentes, cette transformation ne se limite pas Ă  un secteur spĂ©cifique. L’industrialisation a touchĂ© les usines. L’automatisation robotique a transformĂ© la production manufacturiĂšre. L’internet a bouleversĂ© la distribution, la publicitĂ© et l’accĂšs Ă  l’information. L’intelligence artificielle, elle, s’attaque au cƓur du travail intellectuel. Tout mĂ©tier qui repose sur la lecture, l’écriture, l’analyse de donnĂ©es, la modĂ©lisation, la synthĂšse ou la prise de dĂ©cision numĂ©rique, est potentiellement concernĂ©. Le droit, la finance, la mĂ©decine, le conseil, la comptabilitĂ©, la programmation ou le marketing ne sont pas des cas isolĂ©s : ils partagent une caractĂ©ristique commune, celle d’ĂȘtre structurĂ©s autour du traitement d’information.

Il ne s’agit pas d’affirmer que les humains disparaissent du processus, mais de constater que la productivitĂ© individuelle peut ĂȘtre dĂ©multipliĂ©e. Un dĂ©veloppeur peut produire en quelques heures ce qui nĂ©cessitait plusieurs jours auparavant. Un analyste peut tester davantage de scĂ©narios. Un cabinet peut traiter plus de dossiers sans augmenter ses effectifs. Cette augmentation de la capacitĂ© n’est pas marginale. Elle change l’équilibre Ă©conomique des organisations. Lorsque la productivitĂ© progresse brutalement, les modĂšles d’affaires se rĂ©organisent autour de cette nouvelle rĂ©alitĂ©.

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La vĂ©ritable rupture rĂ©side Ă©galement dans la dĂ©mocratisation des capacitĂ©s. Ce qui nĂ©cessitait autrefois des Ă©quipes spĂ©cialisĂ©es et des budgets consĂ©quents devient accessible pour un coĂ»t relativement faible. Il devient possible de prototyper un logiciel, de structurer un plan stratĂ©gique ou d’analyser un marchĂ© avec des ressources limitĂ©es. Cela ne signifie pas que toutes les barriĂšres disparaissent, mais que le seuil d’entrĂ©e diminue fortement. Or, chaque baisse significative de barriĂšre technologique dans l’histoire a entraĂźnĂ© une explosion d’innovations secondaires.

Les rĂ©volutions industrielles sont rarement perçues comme telles au moment oĂč elles dĂ©butent. Elles semblent d’abord exagĂ©rĂ©es, puis Ă©videntes rĂ©trospectivement. L’électrification a mis des dĂ©cennies Ă  transformer complĂštement l’économie, mais ses premiĂšres annĂ©es ont dĂ©jĂ  modifiĂ© les coĂ»ts et la productivitĂ©. L’informatisation des entreprises a commencĂ© discrĂštement avant de remodeler l’organisation du travail. L’intelligence artificielle se situe probablement dans cette phase initiale, oĂč l’infrastructure se dĂ©ploie plus vite que notre capacitĂ© collective Ă  en mesurer les consĂ©quences.

Enfin, un Ă©lĂ©ment distingue l’IA des simples cycles spĂ©culatifs : l’ampleur des investissements en capital. Les dĂ©penses consacrĂ©es aux centres de donnĂ©es, aux semi-conducteurs spĂ©cialisĂ©s et aux infrastructures cloud atteignent des niveaux historiques. Ces investissements ne sont pas uniquement motivĂ©s par des attentes boursiĂšres. Ils traduisent une conviction stratĂ©gique que l’IA deviendra une couche fondamentale de l’économie numĂ©rique, au mĂȘme titre que l’électricitĂ© l’a Ă©tĂ© pour l’économie industrielle !

👉 En rĂ©sumĂ©, nous ne sommes pas face Ă  une simple vague d’enthousiasme financier. Nous observons l’installation progressive d’une nouvelle infrastructure cognitive, capable d’automatiser, d’augmenter et d’accĂ©lĂ©rer le travail intellectuel. La technologie fonctionne, elle est adoptĂ©e, elle gĂ©nĂšre des revenus et elle accĂ©lĂšre son propre dĂ©veloppement. Ces caractĂ©ristiques correspondent moins Ă  une bulle qu’aux premiĂšres annĂ©es d’une rĂ©volution industrielle.

Si l’IA est une rĂ©volution industrielle, alors la question pour l’investisseur devient simple : qui vend les pelles et les pioches ? Depuis plusieurs trimestres, un mot revient en boucle dans les publications des gĂ©ants technologiques : CapEx.

Les dĂ©penses d’investissement explosent.

Les hyperscalers (Microsoft, Amazon, Google, Meta) engagent des montants sans prĂ©cĂ©dent pour construire des centres de donnĂ©es dĂ©diĂ©s Ă  l’intelligence artificielle
 et le marchĂ© s’inquiĂšte. Ces investissements pĂšsent sur les flux de trĂ©sorerie, rĂ©duisent les rachats d’actions et compriment les marges Ă  court terme. Pourtant, derriĂšre cette inquiĂ©tude, une rĂ©alitĂ© s’impose : ces CapEx crĂ©ent un pipeline de revenus massif pour Nvidia.

Les chiffres sont Ă©loquents. Les principaux acteurs du cloud ont annoncĂ© des niveaux d’investissement pour 2026 trĂšs supĂ©rieurs aux anticipations. Microsoft pourrait dĂ©passer 150 milliards de dollars d’investissements annuels. Google se situe entre 175 et 185 milliards. Amazon approche les 200 milliards. Meta se projette entre 115 et 135 milliards. Ces montants ne sont pas des effets d’annonce. Ils correspondent Ă  des engagements contractuels, notamment via les Remaining Performance Obligations, ces contrats pluriannuels par lesquels les clients s’engagent Ă  consommer une capacitĂ© minimale de calcul. Autrement dit, la demande est dĂ©jĂ  rĂ©servĂ©e, et les fournisseurs doivent livrer.

Cette visibilitĂ© change la nature du cycle. Les hyperscalers ne construisent pas des capacitĂ©s spĂ©culatives. Ils rĂ©pondent Ă  une demande dĂ©jĂ  signĂ©e. Le cloud IA fonctionne largement sur un modĂšle d’infrastructure lourde, oĂč les clients sĂ©curisent Ă  l’avance des volumes de GPU et de puissance de calcul. Une fois les centres de donnĂ©es construits, les coĂ»ts fixes sont engagĂ©s, mais les revenus deviennent rĂ©currents. Cela explique l’urgence dans le dĂ©ploiement des capacitĂ©s. Ne pas livrer signifie pĂ©nalitĂ©s et perte de crĂ©dibilitĂ©.

Dans cette chaĂźne de valeur, Nvidia occupe une position centrale. L’entreprise contrĂŽle l’essentiel du marchĂ© des accĂ©lĂ©rateurs IA. Sa part de la puissance de calcul installĂ©e est majoritaire, mais surtout, elle capte une proportion encore plus importante de la valeur Ă©conomique gĂ©nĂ©rĂ©e. Ce n’est pas simplement une question de parts de marchĂ©. C’est une question d’écosystĂšme. Les logiciels, les bibliothĂšques, les frameworks d’entraĂźnement sont optimisĂ©s pour son architecture. Le coĂ»t de changement pour un client est Ă©levĂ©. L’effet de verrouillage technologique est rĂ©el.

Contrairement aux hyperscalers, Nvidia ne supporte pas directement la charge des CapEx finaux. Elle fournit les composants critiques. Chaque nouveau centre de donnĂ©es, chaque extension de capacitĂ©, chaque cluster d’entraĂźnement implique l’achat massif de GPU et de solutions de networking associĂ©es. Une grande partie des dĂ©penses d’infrastructures finit mĂ©caniquement chez elle, ainsi que chez quelques acteurs complĂ©mentaires, comme TSMC ou Broadcom. Mais Nvidia reste le principal bĂ©nĂ©ficiaire direct de l’accĂ©lĂ©ration.

Un autre point clĂ© concerne la rentabilitĂ©. Le marchĂ© sanctionne les hyperscalers parce que leurs flux de trĂ©sorerie risquent de devenir nĂ©gatifs temporairement. Nvidia, elle, vend Ă  marge Ă©levĂ©e dans un contexte de pĂ©nurie structurelle de capacitĂ©. Les prix des GPU restent fermes, la demande excĂšde l’offre et les dĂ©lais de livraison sont longs... Cette dynamique soutient les marges. LĂ  oĂč les clients financent l’infrastructure, Nvidia encaisse immĂ©diatement la valeur des composants.

Il faut Ă©galement comprendre le dĂ©placement de la crĂ©ation de valeur. Pendant des annĂ©es, le matĂ©riel informatique Ă©tait perçu comme un segment relativement commoditisĂ©. La valeur se crĂ©ait principalement dans les couches logicielles et les services. L’IA inverse partiellement cette logique. La raretĂ© se situe dĂ©sormais dans le silicium avancĂ© et dans la capacitĂ© de calcul brute. Seules quelques entreprises sont capables de concevoir et de produire ces puces complexes. Cette raretĂ© confĂšre un pouvoir de fixation des prix et une capacitĂ© Ă  prĂ©server les marges.

Certains craignent que les investissements massifs actuels soient excessifs et que la demande ralentisse. C’est une possibilitĂ© Ă  court terme. Mais la question stratĂ©gique est diffĂ©rente : que se passera-t-il si la demande continue de croĂźtre plus vite que prĂ©vu ?? Aujourd’hui, de nombreuses entreprises n’ont pas encore pleinement intĂ©grĂ© l’IA dans leurs processus. Nous sommes dans une phase d’adoption initiale. Si l’IA devient une couche standard des applications, des logiciels d’entreprise et des services numĂ©riques, la demande de puissance de calcul pourrait rester Ă©levĂ©e pendant des annĂ©es.

Enfin, la valorisation mĂ©rite d’ĂȘtre contextualisĂ©e. MalgrĂ© une croissance des revenus et des bĂ©nĂ©fices trĂšs supĂ©rieure Ă  celle du marchĂ© global, Nvidia ne se traite pas sur des multiples extravagants par rapport Ă  son rythme de croissance attendu. On parle d’un PER forward de 26x pour 2027. L’entreprise bĂ©nĂ©ficie d’un effet de levier opĂ©rationnel puissant, d’une position quasi incontournable dans l’écosystĂšme IA et d’une demande soutenue par des engagements contractuels de long terme. Le risque principal n’est pas l’absence de demande, mais l’intensitĂ© concurrentielle future et la capacitĂ© des clients Ă  internaliser une partie de la production via des puces spĂ©cifiques. À ce stade, toutefois, il me semble que l’écosystĂšme logiciel et la maturitĂ© technologique jouent en faveur de Nvidia.

👉 En rĂ©sumĂ©, si l’IA est une rĂ©volution industrielle, Nvidia en est l’un des fournisseurs essentiels. Les CapEx des hyperscalers peuvent peser sur leurs propres flux de trĂ©sorerie, mais ils constituent une source directe de revenus pour les fabricants de puces. Le marchĂ© se concentre sur la pression Ă  court terme des investissements. Cependant, une personne qui aurait 3 Ă  5 ans devant elle peut y voir une phase de construction d’infrastructure, dont Nvidia capte une part significative de la valeur.

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La bourse adore les rĂ©cits simples. Elle adore aussi se tromper de sujet. Aujourd’hui, beaucoup rĂ©sument l’IA Ă  une mode, ou Ă  une bulle de valorisations. Mais une bulle, c’est quand la promesse prĂ©cĂšde l’usage. Ici, c’est l’inverse. L’IA fonctionne dĂ©jĂ , elle s’amĂ©liore Ă  un rythme inhabituel, et surtout elle pousse les entreprises Ă  investir comme on investit quand une infrastructure devient incontournable. Les CapEx des hyperscalers ne sont pas un caprice. Ils sont la trace comptable d’un basculement industriel.

C’est prĂ©cisĂ©ment pour cela que Nvidia reste une opportunitĂ©. Le marchĂ© regarde le coĂ»t immĂ©diat de cette construction. Nvidia, elle, encaisse la valeur de la construction. Tant que la demande en calcul reste contrainte, tant que les engagements de capacitĂ© s’accumulent, et tant que l’écosystĂšme logiciel continue de verrouiller les choix technologiques, l’entreprise se retrouve au cƓur de la courbe. Le risque n’a pas disparu, mais il est mieux compris. Il ne s’agit pas de savoir si l’IA va exister. Il s’agit de savoir qui captera la valeur quand l’économie basculera.

La question qu’on peut se poser, c’est donc moins ”est-ce trop cher ?” que “est-ce un cycle court ou une infrastructure longue ?”. Si l’on est face Ă  une rĂ©volution industrielle, la volatilitĂ© n’est pas un signal d’alerte. C’est le prix d’entrĂ©e. Et dans ce genre de moments, la bourse rĂ©compense rarement ceux qui attendent d’avoir raison. Elle rĂ©compense ceux qui acceptent d’ĂȘtre en avance.

L’important reste d’y aller graduellement, Ă  son rythme. Si vous croyez Ă©normĂ©ment Ă  l’IA, faites attention Ă  ne pas mettre la maison sur quelques valeurs. Essayez de rester diversifiĂ©s quand mĂȘme.

Si vous n’y croyez pas encore trop, ce que je peux comprendre, continuez vos lectures sur le sujet, testez les IA, et si vous avez juste peur de manquer le train, constituez-vous une petite position.

La bourse est le temple des regrets. Il y aura forcĂ©ment des choses que nous allons louper. ForcĂ©ment. Cependant, on peut diminuer ses regrets si on s’intĂ©resse au sujet. Il ne faut investir que dans ce que l’on comprend. À titre personnel, je n’ai jamais bien compris l’intĂ©rĂȘt (autre que spĂ©culatif du bitcoin
), mais au moins, l’IA, je comprends ;) !

Je partage ici les articles ou vidĂ©os que j’ai trouvĂ©s intĂ©ressants cette semaine :

Un hyperscaler, c’est un acteur du cloud capable d’exploiter des infrastructures informatiques Ă  trĂšs grande Ă©chelle.

ConcrĂštement, ce sont des groupes qui possĂšdent et opĂšrent des rĂ©seaux mondiaux de datacenters, et qui vendent de la puissance de calcul, du stockage et des services logiciels Ă  la demande. Leur particularitĂ© est la capacitĂ© Ă  “scaler” trĂšs vite. Ils peuvent absorber des pics massifs de trafic ou de calcul, et dĂ©ployer de nouvelles capacitĂ©s rapidement, avec des coĂ»ts unitaires plus bas grĂące Ă  l’effet taille.

Les hyperscalers typiques sont AWS (Amazon), Microsoft Azure et Google Cloud, et dans une certaine mesure Meta ou Oracle selon le pĂ©rimĂštre. Aujourd’hui, ils sont au cƓur des investissements en datacenters, notamment pour l’IA.

Bonne semaine et Ă  bientĂŽt !

Mathieu ❀