
đč Pourquoi Nvidia reste une opportunitĂ© ?
Nous entrons dans lâĂšre de lâinfrastructure IA.
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Ce que vous allez apprendre dans cet article
â±ïžÂ Temps de lecture : 16 minutes
Hey Snowballers,
Ici Yoann. Avant de passer le micro Ă Mathieu, je voulais vous faire une petite intro.
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P.S. Comme toujours, investir comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité. *Les performances présentées sont des objectifs et ne sont pas garanties.
Et je laisse le micro Ă Mathieu !
Yoann â€ïž

Bonjour tout le monde. Dans cette 101e édition, je vais remettre une couche sur l'IA, qui est indispensable en portefeuille en 2026.
Bonne lecture, ou Ă©coute :)â!
J'ai déjà parlé il y a quelques mois de l'opportunité en bourse de l'IA, mais aprÚs les différentes annonces des Amazon, Alphabet et consorts, je me devais d'en remettre une couche.
Ă chaque grande rupture technologique, les marchĂ©s se posent la mĂȘme question : assistons-nous Ă une transformation durable ou Ă une simple euphorie spĂ©culative ? Aujourdâhui, lâintelligence artificielle est rĂ©guliĂšrement comparĂ©e Ă la bulle internet de la fin des annĂ©es 1990. Le parallĂšle paraĂźt Ă©vident : valorisations Ă©levĂ©es, afflux massif de capitaux, promesses de transformation globale. Pourtant, la comparaison sâarrĂȘte lĂ . En 1999, la plupart des entreprises technologiques ne gĂ©nĂ©raient quasiment pas de revenus. Les infrastructures Ă©taient incomplĂštes, les modĂšles Ă©conomiques incertains et lâadoption encore marginale. Lâenthousiasme prĂ©cĂ©dait largement lâusage rĂ©el.
Aujourdâhui, la situation est radicalement diffĂ©rente. LâIA est dĂ©jĂ intĂ©grĂ©e dans les chaĂźnes de valeur des entreprises. Les revenus liĂ©s au cloud et aux services dâintelligence artificielle progressent fortement. Les entreprises investissent non pas par effet de mode, mais pour rĂ©duire leurs coĂ»ts, accĂ©lĂ©rer leurs processus et amĂ©liorer leur productivitĂ©. Ce nâest pas une promesse thĂ©orique. Câest un outil opĂ©rationnel qui gĂ©nĂšre dĂ©jĂ des gains mesurables. Une bulle repose sur des anticipations fragiles. Une rĂ©volution industrielle repose sur une adoption concrĂšte.
Ce qui rend la situation actuelle exceptionnelle, câest la vitesse dâĂ©volution. En 2022, les premiers modĂšles accessibles au grand public impressionnaient, mais restaient limitĂ©s. Ils commettaient des erreurs frĂ©quentes, hallucinaient des informations et nĂ©cessitaient une supervision constante. En 2023, ces mĂȘmes modĂšles franchissaient un cap, rĂ©ussissant des examens professionnels et produisant du code exploitable. En 2024, ils concevaient des applications complĂštes, structuraient des analyses financiĂšres complexes et expliquaient des concepts scientifiques avancĂ©s... En 2025 et 2026, les modĂšles les plus rĂ©cents sont capables dâexĂ©cuter de maniĂšre autonome des tĂąches qui demandaient auparavant plusieurs heures, voire plusieurs jours, Ă des experts qualifiĂ©sâŠ

Ce point est fondamental : le progrĂšs nâest pas linĂ©aire. Les performances des modĂšles augmentent plus rapidement que notre intuition ne le permet. Des organismes indĂ©pendants qui mesurent la durĂ©e des tĂąches rĂ©alisables de bout en bout montrent que cette capacitĂ© double tous les quelques mois. Ce type de dynamique rappelle davantage une courbe exponentielle quâune simple amĂ©lioration incrĂ©mentale. Lorsque la vitesse dâamĂ©lioration elle-mĂȘme sâaccĂ©lĂšre, la trajectoire devient difficile Ă extrapoler avec nos repĂšres habituels.
Un autre Ă©lĂ©ment change profondĂ©ment la nature de cette rĂ©volution : lâIA contribue dĂ©sormais Ă son propre dĂ©veloppement. Oui, oui, vous avez bien lu. Les labos utilisent leurs modĂšles pour optimiser les phases dâentraĂźnement, identifier des anomalies, gĂ©nĂ©rer du code expĂ©rimental et tester diffĂ©rentes architectures. Autrement dit, lâoutil participe Ă lâamĂ©lioration de lâoutil. Historiquement, chaque rĂ©volution industrielle reposait sur un multiplicateur. La machine Ă vapeur multipliait la force physique. LâĂ©lectricitĂ© multipliait la capacitĂ© productive. Lâinformatique multipliait la capacitĂ© de traitement de lâinformation. Lâintelligence artificielle multiplie la capacitĂ© cognitive, et elle le fait en accĂ©lĂ©rant elle-mĂȘme son Ă©volution !
Contrairement aux vagues dâautomatisation prĂ©cĂ©dentes, cette transformation ne se limite pas Ă un secteur spĂ©cifique. Lâindustrialisation a touchĂ© les usines. Lâautomatisation robotique a transformĂ© la production manufacturiĂšre. Lâinternet a bouleversĂ© la distribution, la publicitĂ© et lâaccĂšs Ă lâinformation. Lâintelligence artificielle, elle, sâattaque au cĆur du travail intellectuel. Tout mĂ©tier qui repose sur la lecture, lâĂ©criture, lâanalyse de donnĂ©es, la modĂ©lisation, la synthĂšse ou la prise de dĂ©cision numĂ©rique, est potentiellement concernĂ©. Le droit, la finance, la mĂ©decine, le conseil, la comptabilitĂ©, la programmation ou le marketing ne sont pas des cas isolĂ©s : ils partagent une caractĂ©ristique commune, celle dâĂȘtre structurĂ©s autour du traitement dâinformation.
Il ne sâagit pas dâaffirmer que les humains disparaissent du processus, mais de constater que la productivitĂ© individuelle peut ĂȘtre dĂ©multipliĂ©e. Un dĂ©veloppeur peut produire en quelques heures ce qui nĂ©cessitait plusieurs jours auparavant. Un analyste peut tester davantage de scĂ©narios. Un cabinet peut traiter plus de dossiers sans augmenter ses effectifs. Cette augmentation de la capacitĂ© nâest pas marginale. Elle change lâĂ©quilibre Ă©conomique des organisations. Lorsque la productivitĂ© progresse brutalement, les modĂšles dâaffaires se rĂ©organisent autour de cette nouvelle rĂ©alitĂ©.
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đ La planĂšte vient de franchir sa 7e limite planĂ©taire. Face Ă ce constat, comment faire de son Ă©pargne un vĂ©ritable levier pour accĂ©lĂ©rer la transition Ă©cologique ? C'est dĂ©sormais possible grĂące au nouveau fonds co-construit par Goodvest et Team for the Planet.
Investir tout en finançant concrĂštement la lutte contre le changement climatique, beaucoup pensent que c'est difficile, voire impossible. Et pourtant, c'est exactement ce que propose le nouveau fonds Goodvest x Team for the Planet, co-construit avec Ecofi. Comment ça marche ? Ce fonds combine la soliditĂ© d'un fonds obligataire de l'investissement dans l'innovation climatique privĂ©e. ConcrĂštement, ça ressemble à ça : đ 90 % d'obligations qui financent la transition Ă©cologique : des projets durables, traçables et rigoureusement sĂ©lectionnĂ©s. đ Jusqu'Ă 10 % d'actions non cotĂ©es Team for the Planet (TFTP) : un investissement direct dans la plus grande communautĂ© citoyenne de lutte contre les gaz Ă effet de serre (plus de 130 000 actionnaires !). Le track record parle de lui-mĂȘme : plus de 40 000 tonnes de COâ Ă©vitĂ©es grĂące aux projets TFTP et 170 000 tonnes cĂŽtĂ© Goodvest depuis 2021. On parle de projets concrets comme Beyond the Sea (traction par kite pour dĂ©carboner le transport maritime) ou encore Seaturns (Ă©nergie produite par les vagues). đ¶ Le fonds sera bientĂŽt accessible via l'assurance vie et le PER Goodvest, avec tous leurs avantages fiscaux. đ Et si vous nâavez pas encore de placement Goodvest, vous pouvez vous inscrire sur liste d'attente pour souscrire Ă une assurance vie en Ă©dition limitĂ©e, contenant une part renforcĂ©e dĂ©diĂ©e au soutien des innovations Team for the Planet. Plus de 10 000 personnes sont dĂ©jĂ prĂ©inscrites ! Que vous soyez dĂ©butant(e), investisseuses ou investisseurs expĂ©rimentĂ©s en quĂȘte de diversification Ă impact, ou dĂ©jĂ actionnaire TFTP, ce fonds est une opportunitĂ© unique de mettre votre argent au service de projets concrets qui luttent contre le changement climatique. C'est par ici ! đđ
P.S. : comme toujours, avec ce genre de produit, il existe un risque de perte en capital. Diversifiez bien.
La vĂ©ritable rupture rĂ©side Ă©galement dans la dĂ©mocratisation des capacitĂ©s. Ce qui nĂ©cessitait autrefois des Ă©quipes spĂ©cialisĂ©es et des budgets consĂ©quents devient accessible pour un coĂ»t relativement faible. Il devient possible de prototyper un logiciel, de structurer un plan stratĂ©gique ou dâanalyser un marchĂ© avec des ressources limitĂ©es. Cela ne signifie pas que toutes les barriĂšres disparaissent, mais que le seuil dâentrĂ©e diminue fortement. Or, chaque baisse significative de barriĂšre technologique dans lâhistoire a entraĂźnĂ© une explosion dâinnovations secondaires.
Les rĂ©volutions industrielles sont rarement perçues comme telles au moment oĂč elles dĂ©butent. Elles semblent dâabord exagĂ©rĂ©es, puis Ă©videntes rĂ©trospectivement. LâĂ©lectrification a mis des dĂ©cennies Ă transformer complĂštement lâĂ©conomie, mais ses premiĂšres annĂ©es ont dĂ©jĂ modifiĂ© les coĂ»ts et la productivitĂ©. Lâinformatisation des entreprises a commencĂ© discrĂštement avant de remodeler lâorganisation du travail. Lâintelligence artificielle se situe probablement dans cette phase initiale, oĂč lâinfrastructure se dĂ©ploie plus vite que notre capacitĂ© collective Ă en mesurer les consĂ©quences.
Enfin, un Ă©lĂ©ment distingue lâIA des simples cycles spĂ©culatifs : lâampleur des investissements en capital. Les dĂ©penses consacrĂ©es aux centres de donnĂ©es, aux semi-conducteurs spĂ©cialisĂ©s et aux infrastructures cloud atteignent des niveaux historiques. Ces investissements ne sont pas uniquement motivĂ©s par des attentes boursiĂšres. Ils traduisent une conviction stratĂ©gique que lâIA deviendra une couche fondamentale de lâĂ©conomie numĂ©rique, au mĂȘme titre que lâĂ©lectricitĂ© lâa Ă©tĂ© pour lâĂ©conomie industrielle !
đ En rĂ©sumĂ©, nous ne sommes pas face Ă une simple vague dâenthousiasme financier. Nous observons lâinstallation progressive dâune nouvelle infrastructure cognitive, capable dâautomatiser, dâaugmenter et dâaccĂ©lĂ©rer le travail intellectuel. La technologie fonctionne, elle est adoptĂ©e, elle gĂ©nĂšre des revenus et elle accĂ©lĂšre son propre dĂ©veloppement. Ces caractĂ©ristiques correspondent moins Ă une bulle quâaux premiĂšres annĂ©es dâune rĂ©volution industrielle.

Si lâIA est une rĂ©volution industrielle, alors la question pour lâinvestisseur devient simple : qui vend les pelles et les pioches ? Depuis plusieurs trimestres, un mot revient en boucle dans les publications des gĂ©ants technologiques : CapEx.
Les dĂ©penses dâinvestissement explosent.
Les hyperscalers (Microsoft, Amazon, Google, Meta) engagent des montants sans prĂ©cĂ©dent pour construire des centres de donnĂ©es dĂ©diĂ©s Ă lâintelligence artificielle⊠et le marchĂ© sâinquiĂšte. Ces investissements pĂšsent sur les flux de trĂ©sorerie, rĂ©duisent les rachats dâactions et compriment les marges Ă court terme. Pourtant, derriĂšre cette inquiĂ©tude, une rĂ©alitĂ© sâimpose : ces CapEx crĂ©ent un pipeline de revenus massif pour Nvidia.

Les chiffres sont Ă©loquents. Les principaux acteurs du cloud ont annoncĂ© des niveaux dâinvestissement pour 2026 trĂšs supĂ©rieurs aux anticipations. Microsoft pourrait dĂ©passer 150 milliards de dollars dâinvestissements annuels. Google se situe entre 175 et 185 milliards. Amazon approche les 200 milliards. Meta se projette entre 115 et 135 milliards. Ces montants ne sont pas des effets dâannonce. Ils correspondent Ă des engagements contractuels, notamment via les Remaining Performance Obligations, ces contrats pluriannuels par lesquels les clients sâengagent Ă consommer une capacitĂ© minimale de calcul. Autrement dit, la demande est dĂ©jĂ rĂ©servĂ©e, et les fournisseurs doivent livrer.
Cette visibilitĂ© change la nature du cycle. Les hyperscalers ne construisent pas des capacitĂ©s spĂ©culatives. Ils rĂ©pondent Ă une demande dĂ©jĂ signĂ©e. Le cloud IA fonctionne largement sur un modĂšle dâinfrastructure lourde, oĂč les clients sĂ©curisent Ă lâavance des volumes de GPU et de puissance de calcul. Une fois les centres de donnĂ©es construits, les coĂ»ts fixes sont engagĂ©s, mais les revenus deviennent rĂ©currents. Cela explique lâurgence dans le dĂ©ploiement des capacitĂ©s. Ne pas livrer signifie pĂ©nalitĂ©s et perte de crĂ©dibilitĂ©.
Dans cette chaĂźne de valeur, Nvidia occupe une position centrale. Lâentreprise contrĂŽle lâessentiel du marchĂ© des accĂ©lĂ©rateurs IA. Sa part de la puissance de calcul installĂ©e est majoritaire, mais surtout, elle capte une proportion encore plus importante de la valeur Ă©conomique gĂ©nĂ©rĂ©e. Ce nâest pas simplement une question de parts de marchĂ©. Câest une question dâĂ©cosystĂšme. Les logiciels, les bibliothĂšques, les frameworks dâentraĂźnement sont optimisĂ©s pour son architecture. Le coĂ»t de changement pour un client est Ă©levĂ©. Lâeffet de verrouillage technologique est rĂ©el.
Contrairement aux hyperscalers, Nvidia ne supporte pas directement la charge des CapEx finaux. Elle fournit les composants critiques. Chaque nouveau centre de donnĂ©es, chaque extension de capacitĂ©, chaque cluster dâentraĂźnement implique lâachat massif de GPU et de solutions de networking associĂ©es. Une grande partie des dĂ©penses dâinfrastructures finit mĂ©caniquement chez elle, ainsi que chez quelques acteurs complĂ©mentaires, comme TSMC ou Broadcom. Mais Nvidia reste le principal bĂ©nĂ©ficiaire direct de lâaccĂ©lĂ©ration.
Un autre point clĂ© concerne la rentabilitĂ©. Le marchĂ© sanctionne les hyperscalers parce que leurs flux de trĂ©sorerie risquent de devenir nĂ©gatifs temporairement. Nvidia, elle, vend Ă marge Ă©levĂ©e dans un contexte de pĂ©nurie structurelle de capacitĂ©. Les prix des GPU restent fermes, la demande excĂšde lâoffre et les dĂ©lais de livraison sont longs... Cette dynamique soutient les marges. LĂ oĂč les clients financent lâinfrastructure, Nvidia encaisse immĂ©diatement la valeur des composants.

Il faut Ă©galement comprendre le dĂ©placement de la crĂ©ation de valeur. Pendant des annĂ©es, le matĂ©riel informatique Ă©tait perçu comme un segment relativement commoditisĂ©. La valeur se crĂ©ait principalement dans les couches logicielles et les services. LâIA inverse partiellement cette logique. La raretĂ© se situe dĂ©sormais dans le silicium avancĂ© et dans la capacitĂ© de calcul brute. Seules quelques entreprises sont capables de concevoir et de produire ces puces complexes. Cette raretĂ© confĂšre un pouvoir de fixation des prix et une capacitĂ© Ă prĂ©server les marges.
Certains craignent que les investissements massifs actuels soient excessifs et que la demande ralentisse. Câest une possibilitĂ© Ă court terme. Mais la question stratĂ©gique est diffĂ©rente : que se passera-t-il si la demande continue de croĂźtre plus vite que prĂ©vu ?? Aujourdâhui, de nombreuses entreprises nâont pas encore pleinement intĂ©grĂ© lâIA dans leurs processus. Nous sommes dans une phase dâadoption initiale. Si lâIA devient une couche standard des applications, des logiciels dâentreprise et des services numĂ©riques, la demande de puissance de calcul pourrait rester Ă©levĂ©e pendant des annĂ©es.
Enfin, la valorisation mĂ©rite dâĂȘtre contextualisĂ©e. MalgrĂ© une croissance des revenus et des bĂ©nĂ©fices trĂšs supĂ©rieure Ă celle du marchĂ© global, Nvidia ne se traite pas sur des multiples extravagants par rapport Ă son rythme de croissance attendu. On parle dâun PER forward de 26x pour 2027. Lâentreprise bĂ©nĂ©ficie dâun effet de levier opĂ©rationnel puissant, dâune position quasi incontournable dans lâĂ©cosystĂšme IA et dâune demande soutenue par des engagements contractuels de long terme. Le risque principal nâest pas lâabsence de demande, mais lâintensitĂ© concurrentielle future et la capacitĂ© des clients Ă internaliser une partie de la production via des puces spĂ©cifiques. Ă ce stade, toutefois, il me semble que lâĂ©cosystĂšme logiciel et la maturitĂ© technologique jouent en faveur de Nvidia.
đ En rĂ©sumĂ©, si lâIA est une rĂ©volution industrielle, Nvidia en est lâun des fournisseurs essentiels. Les CapEx des hyperscalers peuvent peser sur leurs propres flux de trĂ©sorerie, mais ils constituent une source directe de revenus pour les fabricants de puces. Le marchĂ© se concentre sur la pression Ă court terme des investissements. Cependant, une personne qui aurait 3 Ă 5 ans devant elle peut y voir une phase de construction dâinfrastructure, dont Nvidia capte une part significative de la valeur.
âïž
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La bourse adore les rĂ©cits simples. Elle adore aussi se tromper de sujet. Aujourdâhui, beaucoup rĂ©sument lâIA Ă une mode, ou Ă une bulle de valorisations. Mais une bulle, câest quand la promesse prĂ©cĂšde lâusage. Ici, câest lâinverse. LâIA fonctionne dĂ©jĂ , elle sâamĂ©liore Ă un rythme inhabituel, et surtout elle pousse les entreprises Ă investir comme on investit quand une infrastructure devient incontournable. Les CapEx des hyperscalers ne sont pas un caprice. Ils sont la trace comptable dâun basculement industriel.
Câest prĂ©cisĂ©ment pour cela que Nvidia reste une opportunitĂ©. Le marchĂ© regarde le coĂ»t immĂ©diat de cette construction. Nvidia, elle, encaisse la valeur de la construction. Tant que la demande en calcul reste contrainte, tant que les engagements de capacitĂ© sâaccumulent, et tant que lâĂ©cosystĂšme logiciel continue de verrouiller les choix technologiques, lâentreprise se retrouve au cĆur de la courbe. Le risque nâa pas disparu, mais il est mieux compris. Il ne sâagit pas de savoir si lâIA va exister. Il sâagit de savoir qui captera la valeur quand lâĂ©conomie basculera.
La question quâon peut se poser, câest donc moins âest-ce trop cher ?â que âest-ce un cycle court ou une infrastructure longue ?â. Si lâon est face Ă une rĂ©volution industrielle, la volatilitĂ© nâest pas un signal dâalerte. Câest le prix dâentrĂ©e. Et dans ce genre de moments, la bourse rĂ©compense rarement ceux qui attendent dâavoir raison. Elle rĂ©compense ceux qui acceptent dâĂȘtre en avance.
Lâimportant reste dây aller graduellement, Ă son rythme. Si vous croyez Ă©normĂ©ment Ă lâIA, faites attention Ă ne pas mettre la maison sur quelques valeurs. Essayez de rester diversifiĂ©s quand mĂȘme.
Si vous nây croyez pas encore trop, ce que je peux comprendre, continuez vos lectures sur le sujet, testez les IA, et si vous avez juste peur de manquer le train, constituez-vous une petite position.
La bourse est le temple des regrets. Il y aura forcĂ©ment des choses que nous allons louper. ForcĂ©ment. Cependant, on peut diminuer ses regrets si on sâintĂ©resse au sujet. Il ne faut investir que dans ce que lâon comprend. Ă titre personnel, je nâai jamais bien compris lâintĂ©rĂȘt (autre que spĂ©culatif du bitcoinâŠ), mais au moins, lâIA, je comprends ;) !
Je partage ici les articles ou vidĂ©os que jâai trouvĂ©s intĂ©ressants cette semaine :
- La richesse hĂ©ritĂ©e est-elle une mauvaise chose ? (Aeon đŹđ§)
- 10 idĂ©es reçues sur Nostradamus (Historia đ«đ·)
- Comment les holdings sont devenues un outil central du capitalisme français (The Conversation đ«đ·)
- Le graphique le plus mal compris dans le domaine de lâIA (MIT Technology Review đŹđ§)
- Chine, la fabrique dâune nation (Arte đ«đ·)

Un hyperscaler, câest un acteur du cloud capable dâexploiter des infrastructures informatiques Ă trĂšs grande Ă©chelle.
ConcrĂštement, ce sont des groupes qui possĂšdent et opĂšrent des rĂ©seaux mondiaux de datacenters, et qui vendent de la puissance de calcul, du stockage et des services logiciels Ă la demande. Leur particularitĂ© est la capacitĂ© Ă âscalerâ trĂšs vite. Ils peuvent absorber des pics massifs de trafic ou de calcul, et dĂ©ployer de nouvelles capacitĂ©s rapidement, avec des coĂ»ts unitaires plus bas grĂące Ă lâeffet taille.
Les hyperscalers typiques sont AWS (Amazon), Microsoft Azure et Google Cloud, et dans une certaine mesure Meta ou Oracle selon le pĂ©rimĂštre. Aujourdâhui, ils sont au cĆur des investissements en datacenters, notamment pour lâIA.
Bonne semaine et Ă bientĂŽt !
Mathieu â€ïž