
đ 12 % Ă 16 % par an d'ici 2030 pour les quotas d'Ă©missions de l'UE ?
Un actif à impact à considérer dans son portefeuille
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Ce que vous allez apprendre dans cet article
â±ïžÂ Temps de lecture : 15 minutes
Hey Snowballers,
JâespĂšre que vous allez bien. Vous le savez trĂšs certainement, je suis un grand fan dâinvestissements alternatifs qui sortent des sentiers battus.
Notre partenaire du jour, Homaio, fait partie de ces investissements alternatifs qui nâĂ©taient pas accessibles au commun des mortels il nây a pas si longtemps : le marchĂ© des quotas d'Ă©missions de l'Union europĂ©enne.
Et ce qui est cool en plus avec cet investissement, câest lâimpact direct quâil peut avoir sur lâenvironnement. Creusons un peu tout ça.
đ Et en plus, avec le code SNOWMAIO126, bĂ©nĂ©ficiez de frais d'entrĂ©e et de gestion rĂ©duits Ă 1 % et d'une pĂ©riode de dĂ©tention minimale ramenĂ©e Ă 3 mois au lieu de 6.
Partenaire quâon đ
đ Vous cherchez un investissement qui combine performance financiĂšre et impact climatique concret ? Homaio mĂ©rite sĂ©rieusement votre attention. En plus, les Snowballers bĂ©nĂ©ficient de frais dâentrĂ©e et de gestion rĂ©duits.
Homaio vous ouvre les portes d'un marchĂ© jusqu'ici rĂ©servĂ© aux industriels et aux institutionnels : celui des quotas d'Ă©missions de l'Union europĂ©enne (EUA). Un marchĂ© de 1 000 milliards d'euros, dĂ©sormais accessible aux particuliers. Pourquoi jâadore Homaio : đ Un rendement cible attractif. Les projections tablent sur 12 % Ă 16 % par an d'ici 2030, avec une performance historique de +25 % par an ces derniĂšres annĂ©es. Comme toujours, les performances passĂ©es ne prĂ©jugent pas des performances futures, mais câest un bon indicateur. đ§© Une vraie diversification. Le prix des quotas dĂ©pend de la politique climatique europĂ©enne, pas des marchĂ©s boursiers. La corrĂ©lation avec les actions et les obligations est donc trĂšs faible. Pas mal en ces pĂ©riodes de tensions gĂ©opolitiques. â»ïž Un impact mesurable. En achetant et en dĂ©tenant physiquement ces quotas, vous rĂ©duisez l'offre disponible et forcez les industries les plus polluantes (acier, ciment, aviation) Ă accĂ©lĂ©rer leur transition. Ce mĂ©canisme a dĂ©jĂ contribuĂ© Ă rĂ©duire les Ă©missions europĂ©ennes de 50 % depuis 2005. đ Un cadre solide. Le marchĂ© est supervisĂ© par la Commission europĂ©enne, affiche 4 milliards d'euros d'Ă©changes quotidiens et repose sur un mĂ©canisme dĂ©flationniste par construction : l'offre de quotas diminue de 4,3 % chaque annĂ©e, ce qui soutient mĂ©caniquement la valeur de votre investissement sur le long terme. âïž Accessible Ă toutes et tous. Vous pouvez investir en tant que particulier ou avec votre entreprise, selon vos objectifs. đ Avec le code SNOWMAIO126, bĂ©nĂ©ficiez de frais d'entrĂ©e et de gestion rĂ©duits Ă 1 % et d'une pĂ©riode de dĂ©tention minimale ramenĂ©e Ă 3 mois au lieu de 6.
P.-S. Comme toujours, il existe des risques de perte en capital. Diversifiez bien vos investissements.
Début 2026, le marché carbone européen a traversé une de ses pires crises politiques en 10 ans.
Why ? Tout simplement parce que 10 Ătats membres ont demandĂ© sa suspension. L'Italie et l'Allemagne ont ouvertement contestĂ© le mĂ©canisme. Les prix ont chutĂ© de plus de 20 % en quelques jours. OuchâŠ
Et pourtant, quelques semaines plus tard, le marchĂ© a rebondi de 8 % en une seule matinĂ©e. La raison ? Les dirigeants europĂ©ens ont non seulement confirmĂ© le maintien du systĂšme, mais ils l'ont mĂȘme Ă©rigĂ© en pilier de la nouvelle stratĂ©gie industrielle du continent. La Commission a annoncĂ© 30 milliards d'euros de financements adossĂ©s aux quotas carbone et pour que ces financements voient le jour, il faut que le cours des quotas reste Ă©levĂ©, voire augmente encore.
Que s'est-il passé exactement ? Et surtout, pourquoi cet épisode est-il révélateur d'une opportunité pour les investisseurs qui savent regarder au-delà du bruit politique ?
đŻ L'essentiel : le marchĂ© des quotas d'Ă©missions europĂ©en n'est pas un simple gadget rĂ©glementaire pour faire joli. C'est un marchĂ© de 1000 milliards d'euros de volume annuel, inscrit dans le droit europĂ©en jusqu'en 2050, et qui vient d'ĂȘtre confirmĂ© comme levier de souverainetĂ© industrielle par les 27.
Un petit rappel pour celles et ceux qui dĂ©couvrent le sujet. Le systĂšme d'Ă©change de quotas d'Ă©missions de l'UE (EU ETS, en anglais) fonctionne sur un principe simple :Â
- L'Union europĂ©enne fixe un plafond total d'Ă©missions de COâ autorisĂ©es pour les secteurs les plus polluants : production d'Ă©lectricitĂ©, sidĂ©rurgie, ciment, chimie, raffinage.
- Ce plafond diminue chaque annĂ©e. Il sâagit donc dâun actif dĂ©flationniste (si on rĂ©duit lâoffre et que la demande reste constante, voire augmente, le prix augmente mĂ©caniquement).Â
- La Commission européenne émet un nombre de quotas équivalent au plafond sur le marché.
- Pour chaque tonne de COâ Ă©mise, une entreprise a l'obligation de restituer un quota (appelĂ© EUA, pour European Union Allowance).Â
- Pour obtenir ces quotas, elle doit les acheter sur le marché.
- En fonction de son activité, et donc de ses émissions, elle va acheter et vendre des quotas.
- Moins il y a de quotas en circulation, plus leur prix augmente : les entreprises sont incitées à décarboner pour éviter de devoir acheter des quotas de plus en plus chers.
Ce systĂšme existe depuis 2005 et couvre aujourd'hui plus de 10 500 installations Ă travers l'Europe, soit environ 40 % des Ă©missions totales de l'UE. Et ce n'est que le dĂ©but : depuis 2024, le transport maritime est progressivement intĂ©grĂ©, ainsi que le transport aĂ©rien pour les vols intra-europĂ©ens. En 2026, les vols internationaux pourraient Ă©galement ĂȘtre couverts. Un deuxiĂšme marchĂ© (ETS 2) couvrira le chauffage des bĂątiments et le transport routier dĂšs 2028.
Et que fait-on des revenus gĂ©nĂ©rĂ©s par ces enchĂšres de quotas ? En 2023, les ventes aux enchĂšres ont rapportĂ© environ 40 milliards d'euros Ă la Commission europĂ©enne, redistribuĂ©s aux Ătats membres pour financer la transition Ă©cologique. Depuis 2005 â annĂ©e de lancement du marchĂ© â ce sont 250 milliards dâeuros de recettes.Â
Par exemple, en France, ces recettes ont servi Ă financer MaPrimeRĂ©nov' (ce systĂšme nâest pas parfait, mais bon). Le marchĂ© carbone n'est donc pas qu'un mĂ©canisme de contrainte, mais de redistribution : il permet de financer la transition, la modernisation des infrastructures industrielles, et lâinnovation dans lâĂ©lectrotech.
đ©âđ« Comment ça marche : contrairement aux crĂ©dits carbone du marchĂ© volontaire (ces fameux certificats liĂ©s Ă la plantation d'arbres, souvent critiquĂ©s pour leur opacitĂ©), les EUA sont des instruments financiers Ă©mis directement par la Commission europĂ©enne. Ils sont nĂ©gociĂ©s sur des bourses rĂ©gulĂ©es (ICE Endex aux Pays-Bas et EEX en Allemagne). Les Ă©missions des entreprises sont vĂ©rifiĂ©es par un tiers indĂ©pendant, un peu comme un commissaire aux comptes. Et la sanction en cas de non-respect est lourde : 100 ⏠par tonne non couverte, plus l'obligation de restituer les quotas manquants l'annĂ©e suivante.
đ En chiffres : le rĂ©sultat est lĂ : les Ă©missions des secteurs couverts par l'ETS ont chutĂ© d'environ 50 % depuis son lancement en 2005. L'objectif officiel est dĂ©sormais une rĂ©duction de 62 % d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005, suite aux rĂ©formes Fit for 55 adoptĂ©es en 2023. Et la trajectoire est claire : neutralitĂ© carbone en 2050.
đŻ L'essentiel : entre le Sommet de lâindustrie europĂ©enne Ă Anvers en fĂ©vrier et le Conseil europĂ©en de mars 2026, le marchĂ© carbone a subi la plus forte pression politique de son histoire. Il en est sorti non seulement intact, mais renforcĂ©. Ouf !
Pour comprendre ce qui s'est jouĂ© ces derniĂšres semaines, il faut revenir au 15 janvier 2026. Ce jour-lĂ , le prix des EUA touche 91,51, ⏠la tonne, un record depuis 3 ans. Le marchĂ© est portĂ© par des fondamentaux bien solides : l'offre de quotas disponibles en 2026 est en baisse de 8 % par rapport Ă 2025, le CBAM (la taxe carbone aux frontiĂšres) entre en vigueur dĂ©finitive le 1er janvier, et les fonds d'investissement sont massivement positionnĂ©s Ă l'achat : plus de 500 fonds ont une position nette longue de plus de 11 milliards dâeuros.
Puis arrive le 11 fĂ©vrier. Lors du Sommet europĂ©en de l'industrie Ă Anvers, le chancelier allemand Friedrich Merz dĂ©clare que l'ETS devrait ĂȘtre "rĂ©visĂ© ou suspendu" s'il nuit Ă la compĂ©titivitĂ© industrielle. L'Italie, par la voix de Giorgia Meloni, demande carrĂ©ment la suspension du systĂšme. Dix Ătats membres co-signent une lettre dĂ©nonçant les rĂšgles carbone. Le lendemain, les EUA chutent de plus de 8 % en une seule sĂ©ance, leur pire journĂ©e depuis 2022, pour toucher 72 ⏠la tonne. Fin fĂ©vrier, les cours glissent sous les 70 âŹ.
â En quoi ça vous concerne : le marchĂ© semblait vaciller. Certains analystes parlaient d'un risque de refonte totale. Pour un investisseur, c'est le type de moment oĂč l'on se demande si le produit dans lequel on a mis de l'argent va simplement cesser d'exister.
Mais le dĂ©nouement est venu du Conseil europĂ©en des 19 et 20 mars 2026 Ă Bruxelles. Le rĂ©sultat ? Un consensus pour maintenir l'ETS. Emmanuel Macron a parlĂ© d'un accord pour "dĂ©fendre le mĂ©canisme ETS, et en particulier ETS1" tout en permettant "des ajustements ciblĂ©s de court terme".Â
Le chancelier Merz lui-mĂȘme a qualifiĂ© le rĂ©sultat de "succĂšs majeur". Ursula von der Leyen a dĂ©fendu un outil ayant permis de "diminuer notre dĂ©pendance vis-Ă -vis des importations de combustibles fossiles". La rĂ©sistance des Ă©lus et commissaires europĂ©ens, des Ătats membres, et de lâindustrie europĂ©enne, a Ă©tĂ© massive.Â
Le marchĂ© a rebondi de 8 % dans la foulĂ©e. La Commission a mĂȘme annoncĂ© un "booster d'investissement" de 30 milliards d'euros pour la dĂ©carbonation industrielle, financĂ© par la monĂ©tisation de 400 millions de quotas, ce qui implique un cours Ă 75 ⏠vs 70 ⏠actuellement.
đŻ L'essentiel : le marchĂ© des quotas d'Ă©missions n'est plus seulement un outil de politique climatique. Il est en train de devenir le mĂ©canisme de financement de la rĂ©industrialisation europĂ©enne et de sa sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique, un changement de statut qui booste et renforce sa pĂ©rennitĂ©.
Voici ce qu'il faut comprendre en gros. L'épisode du début d'année marque un changement de nature du marché carbone.
Jusqu'ici, on pouvait le voir un peu comme une "taxe verte" subie par l'industrie. Ce que les derniÚres semaines ont montré, c'est que l'ETS est en train de devenir un véritable actif financier de référence pour financer la mutation de l'industrie européenne.
Le CBAM, entrĂ© en vigueur le 1er janvier 2026, en est la preuve. Ce mĂ©canisme impose aux importateurs de produits Ă forte teneur en carbone (genre acier, aluminium, ciment, engrais, Ă©lectricitĂ©, hydrogĂšne) de payer un prix du carbone Ă©quivalent Ă celui que supportent les industriels europĂ©ens.Â
L'objectif est simple : empĂȘcher les fuites de carbone, c'est-Ă -dire la dĂ©localisation de la pollution vers des pays moins rĂ©glementĂ©s. Avec le CBAM, l'Europe ne se contente plus de taxer ses propres industries, elle protĂšge aussi leur compĂ©titivitĂ© sur le marchĂ© intĂ©rieur.
Et il y a un autre signal fort. Fin 2025, les analystes ont observĂ© un dĂ©couplage inĂ©dit entre le prix du carbone et celui du gaz naturel. Historiquement, les EUA suivaient de prĂšs les fluctuations des prix de l'Ă©nergie.Â
Ce n'est plus le cas. Le carbone évolue désormais selon ses propres fondamentaux réglementaires : réduction programmée de l'offre, cycles de conformité, positionnement des fonds d'investissement. Il intÚgre donc une vision à long terme de la rareté programmée des quotas.
Autres arguments qui me semblent clés :
- Le cours des quotas peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la valeur dâarbitrage entre une solution Ă©missive et une solution dĂ©carbonĂ©e. Plus il est Ă©levĂ©, plus les solutions dĂ©carbonĂ©es sont compĂ©titives. Ainsi, plus dâune centaine dâindustriels europĂ©ens sont venus Ă la dĂ©fense de lâETS, car il est la condition de la rentabilitĂ© de leurs investissements et le moteur de la compĂ©titivitĂ© europĂ©enne. EDF, qui investit plus de 25 milliards d'euros par an dans des actifs Ă longue durĂ©e de vie, a besoin dâun prix du carbone fort pour les rentabiliser. Volvo, Holcim, Tata Steel, Ărsted⊠plus de 100 entreprises, investisseurs, et industriels ont soulignĂ© lâimportance dâun ETS fort pour leur compĂ©titivitĂ©.
- Un ETS fort est la condition dâune transition Ă©nergĂ©tique rĂ©ussie, c'est-Ă -dire la capacitĂ© Ă retrouver une Ă©nergie souveraine, Ă se protĂ©ger des chocs Ă©nergĂ©tiques et gĂ©opolitiques, Ă stabiliser les prix pour les mĂ©nages et les industries, et Ă sâaffranchir des pressions politiques de nos fournisseurs. LâETS permet dâaccĂ©lĂ©rer l'Ă©lectrification des usages, la modernisation des rĂ©seaux, le dĂ©ploiement des batteries et des Ă©nergies renouvelables (EnR), et la renaissance du nuclĂ©aire.
đ En chiffres : cĂŽtĂ© investissement, les fondamentaux structurels restent intacts malgrĂ© la volatilitĂ© politique. L'offre de quotas diminue mĂ©caniquement chaque annĂ©e (moins 8 % en 2026). Les allocations gratuites disparaissent progressivement entre 2026 et 2034. De nouveaux secteurs intĂšgrent le systĂšme (maritime, aviation, bientĂŽt bĂątiments et transport routier). Les analystes de Citi, Deutsche Bank et Bloomberg tablaient avant la crise sur des prix de 100 ⏠à 150 ⏠la tonne entre 2027 et 2030. Ces prĂ©visions sont aujourd'hui conditionnĂ©es Ă l'issue de la rĂ©vision rĂ©glementaire prĂ©vue au troisiĂšme trimestre 2026. Mais la trajectoire semble trĂšs orientĂ©e vers la hausse.
â ïž Les risques : Ă©videmment, il existe des risques et de la volatilitĂ© (possibles variations de prix). Le prix des EUA est passĂ© de 88 ⏠à 70 ⏠en six semaines. C'est le genre de mouvement qui peut faire mal sur du court terme. Le risque politique est rĂ©el : si une coalition d'Ătats obtient un assouplissement significatif de l'offre de quotas, les prix pourraient rester sous pression. Et comme pour tout investissement, la perte en capital, partielle ou totale, est possible. C'est un actif Ă envisager sur du long terme, idĂ©alement sur un horizon de 3 Ă 5 ans minimum, et dans une logique de diversification.
Reste la question pratique : comment investir concrÚtement dans les EUA ? C'est justement là qu'intervient Homaio. C'est la seule plateforme européenne qui permet aux particuliers (et aux entreprises) d'investir directement dans les quotas d'émissions européens. Jusqu'à récemment, ce marché était réservé aux investisseurs institutionnels et aux gros industriels. Homaio a changé la donne.
đ Et en plus, avec le code SNOWMAIO126, bĂ©nĂ©ficiez de frais d'entrĂ©e et de gestion rĂ©duits Ă 1 % et d'une pĂ©riode de dĂ©tention minimale ramenĂ©e Ă 3 mois au lieu de 6. Par ici pour investir.
Le processus est simple. Vous crĂ©ez un compte, vous choisissez le montant que vous souhaitez investir (minimum 1000 âŹ), vous signez le bulletin de souscription et vous effectuez un virement.
Homaio achÚte ensuite les EUA correspondants et les détient via une filiale française dédiée, sur un compte inscrit au Registre européen des quotas, administré par la Caisse des dépÎts et consignations.
En gros, vous investissez dans des obligations dont la valeur évolue avec le prix des EUA. C'est aussi simple que d'acheter des actions, mais avec un impact direct : chaque quota détenu par un investisseur est un quota de moins disponible pour un pollueur.
CÎté frais, Homaio applique normalement 2 % de frais d'entrée et 1,5 % de frais de gestion annuels, sans frais de sortie. La période de détention minimale est de 6 mois. Et vos investissements sont protégés : en cas de difficulté d'Homaio, un représentant des obligataires (Aether Financial Services, agréé ACPR) bénéficie d'un nantissement des comptes. Le dépositaire des EUA reste la Caisse des dépÎts.
đ Et bonne nouvelle pour les Snowballers : avec le code SNOWMAIO126, vos frais d'entrĂ©e et de gestion sont rĂ©duits Ă 1 % chacun, et la pĂ©riode de dĂ©tention minimale passe Ă 3 mois au lieu de 6.
âïž Vous pouvez aussi prendre rendez-vous avec eux pour discuter du marchĂ© ou si vous ĂȘtes intĂ©ressĂ©s par un placement privĂ©. Câest par ici.
Comme toujours, il existe un risque de perte en capital et les EUA sont volatils sur le court terme. C'est un investissement Ă envisager sur du long terme et dans une logique de diversification.
Je vous avais déjà parlé du marché des quotas d'émissions dans une précédente édition. Depuis, le marché a beaucoup évolué. Et ce qui m'a frappé dans l'épisode de ce début d'année, c'est la rapidité avec laquelle le consensus politique et industriel s'est reformé autour du maintien de l'ETS.
Le message envoyĂ© par le Conseil europĂ©en du 19 mars est clair : l'Europe ne sacrifiera pas son signal-prix carbone. Pas parce qu'elle est naĂŻve sur les enjeux de compĂ©titivitĂ©, mais parce qu'elle a compris que la dĂ©carbonation est elle-mĂȘme un levier de compĂ©titivitĂ©. Comme l'a rĂ©sumĂ© Macron : "La stratĂ©gie de dĂ©carbonation est celle qui permet d'accroĂźtre notre indĂ©pendance et d'amĂ©liorer notre compĂ©titivitĂ©."
Ce qui me plaĂźt dans cet actif, c'est qu'il coche quatre cases rarement rĂ©unies :Â
- un impact environnemental direct et mesurable ;Â
- une dynamique structurelle haussiĂšre Ă long terme (l'offre diminue, la demande augmente) ;
- une faible corrĂ©lation avec les classes d'actifs traditionnelles. Les EUA ne bougent pas au mĂȘme rythme que les actions ou les obligations. C'est un atout prĂ©cieux dans un portefeuille diversifié ;
- un actif libellĂ© en euros, Ă une Ă©poque oĂč on cherche Ă dĂ©dollariser des portefeuilles.
Par contre, attention Ă la volatilitĂ©, ce nâest pas forcĂ©ment un actif pour les personnes qui ont peur quand les prix varient beaucoup. Un passage de 91 ⏠à 70 ⏠en six semaines, ça secoue. Ă lâinverse, on a vu une progression de +50 % sur 10 mois entre avril 2025 et janvier 2026.Â
Mais bon, quand on prend du recul, c'est exactement le type de correction qui crĂ©e des points d'entrĂ©e intĂ©ressants.Â
Le prix actuel, autour de 71 ⏠la tonne dĂ©but avril 2026, se situe en dessous du prix plancher implicite de 75 ⏠fixĂ© par la Commission Ă travers son booster d'investissement.Â
Ce décalage ne devrait pas durer éternellement. Et c'est un marché structurel, pas conjoncturel. Le cadre réglementaire est posé jusqu'en 2050. C'est un horizon de visibilité que trÚs peu de classes d'actifs offrent.
đż Ă surveiller : deux Ă©chĂ©ances vont ĂȘtre dĂ©terminantes dans les prochains mois : la rĂ©vision de l'ETS prĂ©vue au troisiĂšme trimestre 2026, qui dira si les fondamentaux du marchĂ© sont prĂ©servĂ©s ou assouplis, et l'Ă©volution du conflit au Moyen-Orient, dont l'impact sur les prix de l'Ă©nergie influence directement le dĂ©bat politique autour du carbone. Si la Commission tient le cap, le marchĂ© pourrait rapidement retrouver le chemin des 80-90 âŹ.
D'ailleurs, ça bouge pas mal ces derniers jours :
On est à plus de 76 ⏠actuellement contre 62 ⏠le jour du Conseil européen il y a 1 mois (+17 %). C'est intéressant de voir comment l'attaque des lobbys de la chimie a fait chuter le prix et comment le soutien politique qui s'est reformé derriÚre a entrainé un nouveau mouvement haussier. On en reparlera.
Je rappelle qu'il s'agit d'un partenariat, mais que nous sélectionnons toujours avec grande prudence nos partenaires et que nous investissons dans la plupart d'entre eux. :)
Et n'hésitez pas à partager Snowball à vos proches !
Comme toujours, si vous souhaitez réagir ou si vous avez des questions, n'hésitez pas à répondre à cet email.
Excellente soirée !
Yoann â€ïž