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🐈 Chiens et chats : ce qu'ils coûtent vraiment et comment vous auto-assurer

Est-ce qu'une mutuelle vaut le "coût" ?

Le 15/09/2026

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

🐶 Combien coûte vraiment un chien ou un chat en France, poste par poste, loin du chiffre unique qu'on vous ressert partout. 🛡️ Pourquoi une mutuelle animale a un vrai intérêt les premières années, et pourquoi ce calcul change avec l'âge de votre animal. 💰 Comment vous constituer votre propre "assurance maison", combien y mettre de côté, où la placer, et à quel moment basculer. 🛋️ [PARTENAIRE QU'ON ❤️] Et si votre épargne était adossée à un actif physique, tangible et productif : un parc de mobilier professionnel haut de gamme loué à des entreprises, avec un rendement de 7 % à 8,5 % brut par an ? C'est ce que propose Enky, et en bonus : avec le lien ci-dessous, vous recevez 100 € de crédit dès 1000 € investis, et jusqu'à 300 € au-delà de 5000 €. Attention, cette offre va bientôt expirer.

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Ici Yoann, j’espère que vous allez bien.

Ça, c'est Neptune, mon chat, quand il était encore bébé :

Depuis, il a bien grandi, et même si je l'ai en garde alternée (oui, oui, c'est possible et oui, il le vit très bien, c'est un chat très chill), eh bien, il coûte de l'argent.

Nous sommes six dans l'équipe Snowball et nous avons chacune et chacun un animal de compagnie (cinq chiens et un chat, je suis clairement minoritaire dans la team chat…). Du coup, j'ai voulu écrire une newsletter non seulement sur le coût d'un animal de compagnie en France, mais aussi sur les mutuelles pour animaux. Est-ce que ça vaut le "coût" d'en prendre une ou bien s'auto-assurer en mettant de l'argent de côté suffit ?

⚠️ Ah et s'il vous plaît, si vous pensez à prendre un animal, réfléchissez bien à ce dans quoi vous vous engagez ! Le nombre d'abandons est en pleine explosion et la partie budget est parfois citée dans les raisons qui poussent les gens à se séparer de leurs animaux. Ce ne sont PAS DES OBJETS. Et si vous prenez un animal de compagnie en couple, déterminez en amont ce qu'il se passera en cas de séparation. C'est exactement ce que j'ai fait avec Neptune et cela s'est très bien passé en partie grâce à ça. Plus les choses sont claires à l'avance, mieux c'est. Bref. Ne prenez pas un animal de compagnie à la légère.

C'est parti pour creuser tout ça.

Et avant :

Est-ce le bon moment d'investir dans ces deux banques françaises qui ont fait +100 % et +182 % sur les 5 dernières années ? On a tenté de répondre à cette question dans le Snow Report de dimanche dernier. On a également vu l'impact de la dernière hausse des taux de la Banque centrale européenne sur votre portefeuille. Et pour terminer, on a également vu comment la chute du niveau scolaire des élèves français pourrait impacter votre patrimoine sur le long terme. 👉 Par ici pour lire l'article (essai gratuit de deux semaines). 📊 Pour retrouver toutes les actions que nous avons analysées depuis 6 ans (portefeuille en hausse de +139 %), c'est ici.

C'est parti pour l'édition du jour !

Yoann ❤️

Vous savez combien peut coûter une rupture de ligament chez un chien ? Entre 1500 € et 4000 €. Et comme beaucoup d'accidents, la plupart des propriétaires découvrent ce chiffre le jour où ça leur arrive, pas avant.

En France, environ 5 % des chiens et des chats sont assurés, contre 91 % en Suède et 25 % au Royaume-Uni. Pourquoi ? Soit les propriétaires français sous-estiment largement le risque financier que représente leur animal, soit ils ont une bonne raison de ne pas se précipiter sur une mutuelle, soit les mutuelles sont plus chères et moins développées en France.

Je n'ai pas la réponse exacte, mais elle doit probablement se trouver un peu dans ces trois raisons.

En effet, la plupart des propriétaires n'ont jamais vraiment calculé ce que leur chien ou leur chat leur coûte, ni séparé les dépenses courantes (prévisibles, faciles à budgétiser comme les croquettes, les vaccins, etc.) du risque de gros pépin (rare, mais potentiellement lourd).

Du coup, la plupart des personnes que je connais (et la plupart des propriétaires je pense) n'ont aucune réserve le jour où le vétérinaire annonce une opération à 3000 balles. Et à côté de ça, d'autres propriétaires paient depuis des années une mutuelle qui ne leur rembourse presque jamais rien, sur un animal en pleine forme.

Dans cette newsletter, on va donc voir trois choses :

  • combien coûte réellement un animal de compagnie ;
  • quand une mutuelle sert vraiment à quelque chose, et jusqu'à quel âge ;
  • comment devenir votre propre assureur une fois que vous n'avez plus besoin d'assurer ce risque, car la mutuelle devient trop chère.

🎯 L'essentiel : le budget courant d'un chien ou d'un chat est d'environ 600 € à 1500 € par an selon l'animal. Mais le vrai risque, c'est la chirurgie, ou la maladie qui tombe sans prévenir, et qui peut coûter plusieurs milliers d'euros d'un coup.

Pas évident de trouver des chiffres très clairs, mais pour un chien, les études les plus récentes convergent sur une fourchette (trop ?) large : entre 385 € et 2195 € par an selon la taille, la race, le lieu et le mode de vie, avec un point médian souvent cité autour de 1150 €. Sur toute une vie, la facture totale varie donc de 10 000 € pour un petit chien à 30 000 € pour les géants comme les dogues allemands.

Petit détail d'un "budget", pour un chien standard :

  • alimentation : entre 400 € et 800 € par an, jusqu'à 890 € pour un chien de 25 kg selon la qualité des croquettes. Il faut savoir que l'alimentation animale (comme celle pour les humains) a subi une inflation de près de 30 % entre 2022 et 2024 ;
  • soins courants (vaccins, antiparasitaires, vermifuges) : autour de 160 € par an ;
  • frais de santé courants au sens large : 275 € par an en moyenne, selon une étude annuelle menée par Santévet et Ipsos auprès de propriétaires ;
  • toilettage : jusqu'à 410 € par an pour les races qui demandent un entretien professionnel régulier ;
  • fin de vie (soins palliatifs, incinération) : entre 185 € et 520 €.

Pour un chat, le budget global se situe entre 600 € et 1000 € par an, avec des frais de santé courants plus légers : 158 € par an en moyenne, selon la même étude Santévet et Ipsos. L'alimentation et la litière représentent l'essentiel de cette somme, la santé courante d'un chat coûtant bien moins cher que celle d'un chien.

Ce sont ces chiffres-là — donc le budget courant, pas le gros chiffre du gros pépin inattendu — qui doivent servir de base pour calculer combien mettre de côté chaque mois. Beaucoup de propriétaires font l'inverse.

Le vrai poste à surveiller, ce sont les pathologies lourdes. Une compilation récente de tarifs vétérinaires, construite sur des données 2016-2024, donne un ordre de grandeur qui pourrait vous être utile :

  • rupture des ligaments croisés (chirurgie orthopédique) : 1500 à 4000 € ;
  • fractures complexes : 1000 € à 3000 € ;
  • dysplasie de la hanche ou du coude : 600 € à plus de 7000 € ;
  • luxation de la rotule : 1600 € à 4000 € ;
  • hernie discale (neurochirurgie) : 2500 € à 6000 € ;
  • pancréatite (hospitalisation) : 500 € à 2000 €.

Pour les autres compagnons, les ordres de grandeur changent. Un lapin en bonne santé coûte environ 200 € de frais de santé par an, jusqu'à 500 € ou plus en cas de souci, pour un budget total (alimentation, litière, entretien) d'environ 500 € à 600 € par an. Pour un furet ou d'autres nouveaux animaux de compagnie, les données publiques françaises restent rares. Ce qu'on sait par contre, c'est que le niveau des cotisations d'assurance pour ces espèces se situe dans la même zone que pour un chat (donc on peut imaginer que le coût des soins doit être similaire).

Avant de savoir si une mutuelle peut être utile ou pas, place à notre second partenaire du jour qui vous permet d'investir dans les meilleures startups avant leur entrée en bourse.

🎯 L'essentiel : une mutuelle animale est construite pour être bon marché quand le risque est faible (animal jeune) et de plus en plus chère quand le risque augmente (animal âgé). Son intérêt suit une courbe. Il ne dure pas toute la vie de l'animal, sauf exception.

Les assureurs tarifient une mutuelle animale sur l'âge de l'animal à la souscription, sa race (certaines races sont prédisposées à des maladies chroniques ou génétiques) et le niveau de garantie choisi.

Pour comparer deux contrats, il faut regarder au-delà du prix mensuel :

  • la franchise, la somme qui reste à votre charge sur chaque soin ;
  • le taux de remboursement, la part des frais pris en charge par l'assureur, qui va généralement de 50 % à 100 % selon les formules ; et
  • le plafond annuel, donc le montant maximum remboursé sur une année, souvent entre 1000 € et 2000 € selon le niveau de garantie choisi.

Chez le chien, la progression par âge est nette. Un chiot de moins de 1 an se fait assurer dès environ 8 € par mois en formule d'entrée de gamme. Entre 1 et 7 ans, le tarif se situe entre 12 € et 35 € par mois. Entre 7 et 9 ans, il grimpe entre 35 € et 80 € par mois. Sur cette période, les cotisations peuvent doubler, voire tripler à formule équivalente, même si la hausse reste plus modérée sur les formules d'entrée de gamme, autour de 45 % entre le premier et le dixième anniversaire, selon une étude menée sur des données réelles de tarification.

Chez le chat, le seuil senior arrive dès 8 à 10 ans, avec des tarifs qui montent entre 20 € et 60 € par mois selon la formule choisie à cet âge.

Et surtout, la plupart des assureurs refusent les nouvelles souscriptions passé un certain âge, souvent 7 à 9 ans pour un chien et 8 à 12 ans pour un chat. Quelques assureurs acceptent plus tard, voire sans limite d'âge.

Une fois le contrat souscrit, en revanche, il n'est jamais résilié pour cause d'âge. La prime augmente avec le temps, mais la couverture reste acquise à vie.

La réponse courte est : oui, la mutuelle peut être utile, mais plus quand l'animal est jeune que quand il est âgé. Quand il est âgé, préparer votre propre assurance peut être une bonne idée.

🎯 L'essentiel : assurez votre animal jeune, quand la mutuelle est peu chère. Utilisez cette tranquillité pour vous constituer, en parallèle, une épargne investie qui deviendra votre propre "mutuelle" plus tard. Sécurisez cette épargne sur un livret A ou fonds euros à l'approche du moment où vous n'aurez plus besoin de l'assureur.

On va faire ça en trois temps.

D'abord, vous assurez votre chiot ou votre chaton en formule économique, pour quelques euros par mois. Tant que cette mutuelle est active, le risque de gros pépin est porté par l'assureur, pas par vous.

En parallèle, chaque mois, vous versez un montant équivalent à ce que coûterait une formule plus complète, disons 25 € par mois pour un chien, sur un support investi : un PEA (le plan d'épargne en actions, l'enveloppe fiscale française pour investir en actions européennes et ETF du monde entier avec zéro impôt sur le revenu sur les plus-values s'il est ouvert depuis au moins 5 ans), une assurance vie en unités de compte ou même des cryptos. Ce versement n'a pas besoin d'être disponible immédiatement, puisque la mutuelle couvre déjà l'urgence pendant cette période. Il a un horizon de quelques années, ce qui peut justifier de l'investir plutôt que de le laisser dormir sur un compte courant ou un livret A. De mon côté, j'ai même décidé d'investir en bitcoins pour Neptune, car je me dis qu'au pire, je peux supporter une grosse dépense en vendant d'autres actifs. Pour cela, j'ai ouvert une pocket Revolut en bitcoins et je fais des versements réguliers (à un moment, j'avais même décidé de l'alimenter seulement avec des arrondis de paiements, donc si je payais 1,8 € un truc, 0,2 € partait sur la pocket Neptune) :

Enfin, à l'approche du moment où vous allez arrêter la mutuelle, car elle devient trop chère, vous sécurisez progressivement ce pot vers un support garanti : le fonds euros d'une assurance vie ou le livret A, par exemple. C'est le même réflexe qu'une gestion pilotée à horizon sur un plan d'épargne retraite, qui réduit la part d'actions à mesure que la date de départ approche. Ici, la date qui approche, c'est celle où vous n'aurez plus de mutuelle pour absorber le choc d'une chirurgie imprévue, par exemple.

Un objectif de pot raisonnable, avant d'envisager de résilier la mutuelle : de trois à cinq fois le budget de santé courant annuel de votre animal, donc environ 800 € à 1400 € pour un chien sur la base du chiffre Santévet et Ipsos, plus une marge pour un acte chirurgical moyen, de l'ordre de 2000 €. C'est un ordre de grandeur hein, pour se fixer un cap, à ajuster selon la race et l'état de santé réel de votre animal.

On peut donc partir sur une épargne moyenne de 3000 € par exemple sur 6 ans. On est donc sur du 33 € par mois si on part du principe qu'un ETF MSCI World rapporte en moyenne 8 % par an (c'est plus, mais je préfère être conservateur). Bon, je n'ai pas intégré les impôts pour simplifier, mais je vous laisse faire les calculs qui sont assez simples (31,4 % sur les plus-values si vous êtes dans un compte-titres ou cryptos et 18,6 % de cotisations sociales sur les plus-values si vous êtes sur un PEA de plus de 5 ans) :

Vous pouvez vous amuser à faire des simulations avec la calculatrice d'intérêts composés Snowball ici. C'est gratuit.

Au bout de 4 ans, vous pouvez commencer à sécuriser.

Et même si vous n'avez pas atteint les 3000 €, ce n'est pas grave, vous pouvez couper la mutuelle et continuer d'alimenter votre épargne pour votre animal de compagnie.

Je ne pense pas que les mutuelles animales soient un mauvais produit en soi. Je pense qu'elles sont juste mal utilisées. Beaucoup de propriétaires les gardent bien après qu'elles ont cessé de rendre service, par habitude ou par peur de se retrouver sans filet (ou parce qu'ils et elles n'ont pas mis d'argent de côté pour préparer ces imprévus).

D'autres personnes ne prennent jamais de mutuelle et se retrouvent, un jour, à négocier un paiement en plusieurs fois avec leur vétérinaire pour une opération qu'ils n'avaient pas anticipée ou pire, devoir dire au revoir à leur compagnon par manque de moyens pour le soigner. 😭

La méthode décrite dans cette newsletter est donc un peu hybride : vous vous appuyez sur la mutuelle tout en créant une sorte de matelas de sécurité futur pour votre animal de compagnie. Et comme plein de trucs en finances personnelles, cette méthode ne s'applique pas à tout le monde de la même façon.

En effet, il existe une vraie exception à toute cette logique : les races prédisposées à des pathologies chroniques ou génétiques, comme le bouledogue français, les races brachycéphales ou les grandes races à risque de dysplasie.

Pour ces races-là, le risque est probable, pas un simple accident. Sur ces profils, sauf si vous arrivez à mettre pas mal d'argent de côté pour votre "assurance maison", la mutuelle garde son intérêt toute la vie de l'animal.

De plus, si vous n'avez, aujourd'hui, aucune marge pour épargner 25 € de plus par mois en plus des dépenses courantes de l'animal, ben vous ne pouvez pas forcément appliquer cette méthode… Essayez de voir si la mutuelle peut convenir cela dit, ou bien appuyez-vous sur votre matelas de sécurité global peut-être.

Le gros avantage de cette méthode selon moi est que, si votre animal de compagnie n'a pas de problème ou d'accident au cours de sa vie, eh bien vous aurez épargné de l'argent supplémentaire que vous pourrez utiliser pour faire d'autres choses plutôt que de le donner à une mutuelle…

Et je le répète encore une fois : si vous souhaitez acheter (ou encore mieux, adopter) un animal de compagnie, réfléchissez bien à tout ça ! Petit rappel avec ce meme…

Comme d'hab', si vous avez des questions, vous pouvez répondre à ce mail.

Bonne soirée à toutes et à tous et à très vite.

Yoann et Neptune ❤️