
🏦 Investir dans deux banques françaises ?
👩🏫 Chute du niveau scolaire : quel impact sur votre portefeuille ?
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 19 minutes
J'espère que vous allez bien et que votre week-end se termine en beauté.
Voilà, la Banque centrale européenne a remonté son taux directeur, car l'inflation tourne autour de 3 % dans la zone euro, bien au-dessus des 2 % qui sont considérés comme sains. On va voir aujourd'hui quels sont les effets d'une telle hausse sur votre portefeuille. Pour le meilleur et pour le pire.
Et du côté des actions, je vais aujourd'hui vous parler de deux banques françaises que vous pouvez justement placer dans votre PEA (plan d'épargne en actions).
Yoann ❤️
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Cette semaine, le pétrole est revenu au centre de toutes les inquiétudes. Le baril a dépassé les 105 $, sur fond de tensions persistantes au Moyen-Orient, avant de se détendre autour de 100 $. Le problème dépasse largement l’énergie : un pétrole durablement élevé entretient l’inflation, complique la tâche des banques centrales et réduit leurs marges de manœuvre pour baisser les taux.
Les tensions se sont également étendues autour de Bab el-Mandeb. L’offensive des Houthis près de Mokha fait craindre de nouvelles perturbations en mer Rouge, qui pourraient contraindre davantage de navires à contourner l’Afrique. Un choc logistique supplémentaire serait particulièrement malvenu au moment où les pressions inflationnistes recommencent à inquiéter.
À mes yeux, le marché obligataire reste probablement le principal sujet derrière la faiblesse des actions. Le rendement des bons du Trésor américain s’est rapproché des 5 %, tandis que l’OAT française a atteint 4,42 %. À ces niveaux, les obligations concurrencent davantage les actions et augmentent le coût du capital. Entre dette publique, déficits et inflation, les investisseurs exigent surtout une rémunération plus importante pour prêter aux États.
Les banques centrales entretiennent cette pression. La BCE a relevé ses taux cette semaine et Christine Lagarde n’a pas réellement fermé la porte à de nouveaux mouvements. La Banque du Japon pourrait également resserrer sa politique prochainement, tandis qu’aux États-Unis, une mauvaise surprise sur les prix à la production a fait grimper jusqu’à 72 % la probabilité d’une hausse de 25 points de base de la Fed.
Vendredi a néanmoins apporté un peu de répit. Les chiffres d’inflation américains sont ressortis globalement conformes aux attentes et l’inflation sous-jacente continue de montrer quelques signes de modération. Cela ne suffit pas à écarter un nouveau resserrement monétaire, mais l’absence d’une deuxième mauvaise surprise consécutive, combinée à la détente du pétrole, a permis aux actions de rebondir.
Le yen envoie également un signal intéressant. La devise japonaise est remontée à son plus haut niveau depuis février face au dollar, soutenue par les interventions sur le marché des changes, mais aussi par une économie plus solide. Le PIB japonais a dépassé les attentes et les salaires progressent, renforçant les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque du Japon.
La Chine reste de son côté confrontée à une économie à deux vitesses. Pékin a injecté environ 39 milliards d'euros dans ses banques et assureurs publics, mais la demande intérieure reste faible. À l’inverse, les exportations ont bondi de 25 % sur un an en août, avec une progression de 34,4 % vers les États-Unis, notamment grâce aux équipements liés à l’IA, aux véhicules électriques, aux cellules solaires et aux batteries.
Enfin, la politique n’est pas encore le principal moteur des marchés, mais le bruit augmente. Les élections américaines de mi-mandat, les incertitudes budgétaires et électorales françaises ainsi que la progression de l’AfD en Allemagne ajoutent de nouveaux risques. Les grandes économies occidentales entrent ainsi dans une période politique plus incertaine au moment où l’énergie, l’inflation et les taux redeviennent déjà des sujets majeurs.
Mathieu
Une nouvelle semaine de stabilisation sur le marché crypto, avec un BTC qui perd -4,4 % et s’établit autour des 76 000 $. L’ether se débrouille un peu mieux avec une baisse de seulement -1,4 %, qui l’emmène tout juste en dessous des 2500 $. Le marché continue d'absorber la hausse du mois dernier et prépare la prochaine vague.
Du côté des altcoins, certains comme Ethena (ENA) et Morpho (MORPHO) ont subi de fortes corrections, respectivement -20 % et -15 %, malgré des catalyseurs positifs majeurs (vote du fee switch pour Ethena et forte activité sur la Robinhood Chain pour Morpho).
Toujours sur les altcoins, Hunter Biden a décidé de lancer son propre memecoin nommé LAPTOP, qui a été distribué en airdrop aux abonnés de sa newsletter. Son prix a très rapidement chuté de -99,9 %.
En ce qui concerne les investissements institutionnels, rien d’incroyable. Les ETF n’ont pas eu de grosses entrées ou sorties. Bitmine continue d’accumuler des ETH et Strategy n’a pas entrepris de vente de MSTR ou d’achat de BTC. Son action préférentielle STRC est malgré tout légèrement remontée à 98,6 $.
Dans l’actu, voici ce qu’il s’est passé cette semaine :
- 3400 des 4000 BTC lors du hack de Liquid Network (un L2 sur Bitcoin) ont été restitués. Blockstream, le développeur du projet, refuse catégoriquement de payer une rançon pour que les fonds des utilisateurs soient rendus, et ce, malgré les critiques virulentes des utilisateurs qui leur rejettent la faute, évoquant une mauvaise gestion du projet.
- Selon Chainalysis, une part importante des revenus cryptos en France échapperait complètement au fisc. La mise en place de DAC8 au début de cette année avec la déclaration systématique des transactions par les plateformes centralisées risque de faire des dégâts l’année prochaine. 😬
- Selon le Financial Times, la guerre en Iran a progressivement poussé sa banque centrale à encourager d’autres moyens de règlement pour les transactions internationales, dont les cryptos. Parmi elles, l’USDT serait aujourd’hui la plus populaire. Payer des exportations en crypto y est aujourd’hui devenu monnaie courante.
tx
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