Snow Report - Tous les dimanches

🍿 Investir dans IMAX ?

SpaceX peut-il concurrencer Orange, T-Mobile, etc. ?

Le 11/10/2026, 

par 

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

Salut tout le monde ! 🌤️ La météo des marchés 👉 C'est plutôt calme. 🍿 [CINÉ] IMAX exploite un peu plus de 1800 écrans, moins de 1 % des salles du monde et vient d’encaisser 5,8 % du box-office mondial cet été grâce à L'Odyssée de Christopher Nolan. L’action a gagné près de 70 % en un an, à environ 51 $. L’entreprise est remarquable, mais le prix intègre déjà beaucoup de la future croissance, et Disney tente de lui opposer un rival. Verdict en fin de section. 🏭 [PRODUCTIVITÉ] Selon Torsten Slok, économiste en chef d’Apollo, le boom de l’IA se lit dans les investissements et dans les valorisations, mais pas dans la productivité globale des boîtes, qui reste légèrement sous zéro. Les quatre géants du cloud dépensent environ 730 milliards de dollars en 2026 sur cette promesse de productivité qu'on ne voit toujours pas. Pour votre portefeuille, deux scénarios extrêmes – la productivité qui ne décolle jamais ou qui décolle d’un coup – appellent la même réponse : ne pas parier sur une seule chose (comme toujours). 📱 [MOBILE] SpaceX a annoncé le 8 octobre l’achat, pour environ 8 milliards de dollars selon le Wall Street Journal, de fréquences basses couvrant presque toute la population américaine, afin de faire de Starlink un grand opérateur mobile. Vendredi, AT&T, Verizon et T-Mobile ont cédé 9 % à 13 % et environ 50 milliards de dollars de valeur, quand SpaceX gagnait 1,25 %. Orange a perdu 2,5 %, par contagion plus que par exposition directe.

📰 Snow Report : Météo des marchés, analyse approfondie d’une action et décryptage de deux grosses actus économie et tendances.

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J'espère que vous allez bien et que votre dimanche se termine bien.

Vous aussi vous avez failli aller à Montpellier ou Bruxelles exprès pour voir L'Odyssée de Nolan en vrai IMAX ? Je n'y suis pas allé, mais Nolan a réussi un truc incroyable : pousser les gens à payer très cher pour aller voir un film en salle. J'ai donc voulu creuser un peu le business d'IMAX et j'ai découvert que la boîte était cotée en bourse ! On va donc analyser tout ça dans la section finance de cette nouvelle édition.

Yoann ❤️

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Les actions continuent de résister à des taux d’intérêt qui auraient suffi à refroidir les investisseurs il y a quelques années. Cette semaine, le NASDAQ 100 a encore inscrit un record alors que le rendement américain à dix ans dépassait 5,35 %, son plus haut niveau depuis 2002. Les investisseurs misent toujours sur la croissance des bénéfices, notamment dans l’intelligence artificielle, pour compenser le coût de l’argent. Mais cette résistance concerne surtout une poignée de grandes entreprises. Le reste du marché peine à suivre.

Le pétrole reste le nerf de la guerre. Une baisse durable soulagerait les entreprises et les ménages, tout en aidant les banques centrales à freiner l’inflation. Elle ne réglerait pas les dettes des États, mais réduirait déjà une partie des tensions. Les marchés suivent donc de près le Moyen-Orient. Mercredi, les rumeurs de frappes américaines contre l’Iran ont pesé sur les places boursières et ont fait remonter le Brent à 102 $. Jeudi, de nouvelles attaques dans le golfe Persique ont encore poussé le pétrole à la hausse, malgré les déclarations de Donald Trump sur le report d’éventuelles frappes.

En Europe, les investisseurs restent préoccupés par la France. Ils demandent désormais 1,4 point d’intérêt de plus qu’à l’Allemagne pour lui prêter, soit environ deux fois l’écart moyen des deux dernières années. Le déficit et l’instabilité politique expliquent cette méfiance, tandis que les tensions politiques en Espagne ajoutent aux inquiétudes. Les taux ont un peu baissé mardi, avant de repartir à la hausse mercredi.

Le marché obligataire a néanmoins trouvé quelques raisons de souffler. Les adjudications américaines ont attiré une demande solide, notamment celle à 30 ans jeudi, avec un rendement de 5,6 %. À ces niveaux, les prêteurs répondent présents. Les minutes de la Fed ont également conforté les anticipations d’une pause en octobre, après la hausse de septembre. Christopher Waller a ensuite indiqué qu’il n’y avait pas d’urgence à poursuivre le resserrement monétaire. Cela ne signifie toutefois pas que les taux vont baisser : une nouvelle hausse en décembre restait le scénario majoritaire du marché.

L’IA a aussi connu un coup de froid jeudi : OpenAI affichait fin septembre des revenus annualisés proches de 50 milliards de dollars, moins qu’annoncé auparavant. De quoi inquiéter les investisseurs face aux centaines de milliards de dépenses prévues. Vendredi, de nouvelles estimations évoquant 70 milliards de dollars, voire davantage fin décembre ont rassuré le marché. Attention toutefois : ces chiffres portent sur deux dates différentes et représentent un rythme de revenus sur douze mois, pas les recettes réellement encaissées sur l’année.

Vendredi a finalement permis un rebond, grâce à un peu de répit sur le pétrole, à une stabilisation des taux et à l’apaisement des inquiétudes autour d’OpenAI. Les discussions annoncées avec l’Iran ont également aidé, même si le Brent restait au-dessus de 100 $. Les investisseurs ont donc terminé la semaine un peu plus rassurés, mais avec un pétrole et un coût de financement toujours élevés.

Mathieu

Le léger engouement observé ces dernières semaines est rapidement retombé, en partie à cause d’un retour des inquiétudes concernant les risques de l’IA et de l’informatique quantique.

Bitcoin est retourné cette semaine autour des 83 000 $, niveau clé qui avait marqué la fin du marché baissier. Cette petite correction n’a donc rien d’anormal et vient même apporter un peu plus de poids à l’idée du début d’un nouveau marché haussier. Comme toujours, il faudra suivre l’évolution des cours dans les mois à venir pour le confirmer.

Parmi les altcoins, l’ether perd -7,9 % et repasse sous la barre symbolique des 2500 $. Le token d’IA Venice (VVV) ainsi que l’exchange Uniswap (UNI) perdent respectivement -20 % et -16 %. Tous deux ont connu un rallye important ces derniers mois.

Du côté des investissements institutionnels, les ETF voient des sorties importantes en particulier sur ETH sans événement particulier. L’action préférentielle STRC grimpe à nouveau un peu, atteignant 99,7 $. Pour finir, Tom Lee, dirigeant de Bitmine, a annoncé qu’ils arrêteront d’acheter des ETH une fois l’objectif des 5 % atteint. Cela devrait arriver dans les prochaines semaines vu qu’il ne leur manque que 100 000 ETH.

Au niveau de la régulation en France, le projet de loi des finances 2027 a vu l’arrivée de nouveaux amendements concernant les cryptos. Parmi les plus controversés, on retrouve : l’imposition des conversions de crypto vers stablecoin ainsi que la déclaration obligatoire des portefeuilles auto-hébergés de plus de 100 000 € sous peine d’une amende de 10 000 €. On devrait savoir dans les prochains jours s’ils seront adoptés.

Aux États-Unis, la régulation avance aussi, mais dans le sens contraire. Premièrement, la FinCEN (l'agence qui lutte contre le blanchiment) a retiré une proposition qui visait à l’identification des portefeuilles auto-hébergés. D’autre part, la CFTC a clarifié ses intentions dans la manière de réguler les cryptos. En particulier, la création d’un cadre pour les développeurs qui publient uniquement du code sans détention des fonds des utilisateurs. C’est un point extrêmement important, car comme l’a montré l’affaire Tornado Cash, les blockchains permettent l'existence d’outils financiers qui peuvent échapper au contrôle de leur créateur. Un nouveau cadre est donc nécessaire.

Pour finir, plusieurs milliers d’utilisateurs de Ledger en Asie du Sud-Est ont été victimes d’une attaque inédite qui a permis de dérober 86 millions de dollars. La faille vient de CryptoBilis, un revendeur officiel qui aurait été revendu discrètement à un homme vivant en Chine au printemps dernier. Plusieurs portefeuilles venant de ce revendeur présentaient des composants supplémentaires pouvant lire la seed phrase directement sur l’écran et la transmettre à l’attaquant via le réseau mobile.

tx

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