
🎶 Investir dans la musique
Pourquoi et comment ?
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 12 minutes
Salut tout le monde,
J’espère que vous allez bien et que vous passez un bon mercredi. Aujourd’hui, on va parler d’un nouvel actif alternatif qui pourrait intéresser pas mal d’entre vous si vous cherchez à diversifier votre portefeuille : la musique. Depuis quelques années, de nombreux fonds d’investissement s’intéressent de près à cette classe d’actifs qu’est la musique. En effet – même si depuis, les valeurs ont un peu chuté – en 2021, un catalogue de chansons connues pouvait se vendre jusqu'à 25 fois ses revenus annuels. Cela dit, c’est une classe qui jusqu’à présent était difficilement accessible au commun des mortels. Mais depuis quelques années, c’est en train de changer et des acteurs comme Dibsteur sont en train de bouleverser le secteur pour le rendre accessible aux particuliers. C’est donc pour cela que nous avons décidé d’écrire cette newsletter en partenariat avec Dibsteur qui organise justement un webinaire sur le sujet de l’investissement dans la musique demain (donc le 10/09/2026) à 18 h 30.
Partenaire qu’on 💓
🎵 Et si vous pouviez investir dans la musique au même titre que dans l'immobilier en touchant une part des royalties versées par Spotify, Apple Music et Deezer ? C'est ce que propose Dibsteur, une plateforme qui ouvre au grand public un marché longtemps réservé aux majors et aux fonds spécialisés.
On parle souvent de diversification chez Snowball et d’actifs alternatifs. Bonne nouvelle, voici une classe d'actifs vraiment à part. Le principe : chaque écoute d'un morceau génère des royalties. Multipliées par des milliards de streams quotidiens, ces royalties forment un revenu récurrent, porté par un marché mondial du streaming de 38 milliards d'euros qui croît d'environ 12 % par an. Dibsteur transforme ces flux de revenus en produits investissables, adossés à des catalogues musicaux déjà exploités. Ce qui rend cet invest’ intéressant : 🎧 Une nouvelle classe d'actifs, largement décorrélée. Les revenus de streaming ne dépendent ni des marchés boursiers, ni de la conjoncture immobilière (entre autres) : les gens écoutent de la musique quoi qu'il arrive. C'est une exposition à un actif tangible (des catalogues qui tournent déjà) et à une tendance de fond structurelle. 🎤 Un accès direct à un artiste, ou à un panier. Vous pouvez financer un artiste en particulier et suivre ses revenus de streaming, avec un capital remboursé au fil de l'eau. Ou opter pour une approche mutualisée (un pool de catalogues sélectionnés) qui diversifie automatiquement le risque sur plusieurs artistes. 🏆 Une équipe d’experts du secteur. Dibsteur est fondée par Cyril Braun (producteur des succès de Tayc et Eva Queen, disque de diamant 💎) et Romain Delnaud (ex-directeur général d'Universal Music France). Autrement dit, des pros qui connaissent le métier de la musique de l'intérieur.🔓 Un marché qui s'ouvre enfin. L'investissement musical était jusqu'ici la chasse gardée des majors et des fonds spécialisés, mais Dibsteur le rend accessible aux particuliers, sur une plateforme 100 % en ligne avec une app pour suivre vos morceaux, vos streams et vos royalties. 📅 Envie d'en savoir plus ? Dibsteur organise un webinaire demain pour tout expliquer en détail (mécanique, produits, risques) et répondre à vos questions. C'est le meilleur moyen de creuser le sujet avant de vous lancer.
Vous savez combien la musique enregistrée a généré de revenus en 2025 ? 31,7 milliards de dollars, en hausse de 6,4 %. C'est la onzième année de croissance consécutive, et la première fois que le marché dépasse les 30 milliards. Le streaming en représente 22 milliards, soit près de 70 % du total, avec 837 millions d'abonnements payants recensés par l'IFPI en mars 2026.
💡IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) : basée à Londres, fondée en 1933. Elle représente les maisons de disques dans le monde entier, environ 8000 membres.
En France, le SNEP a compté 1,071 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2025, en progression de 3,9 %, dixième année de hausse d'affilée. Le pays reste le sixième marché mondial et le deuxième d'Europe continentale.
💡SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) : son équivalent français, créé en 1922. Il regroupe les majors présentes en France (Universal, Sony, Warner) et de nombreux labels indépendants.
Deux petites précisions : d'abord, les données de l'IFPI mesurent ce que touchent les producteurs et distributeurs, pas ce que dépensent les auditeurs. Ensuite, le SNEP le rappelle lui-même : en euros constants, le marché français de 2025 pèse environ 56 % de son record de 2002.
❓ En quoi ça vous concerne Derrière ces milliards, il y a des droits qui s'achètent et se vendent. Depuis 2018, des fonds de pension, Blackstone, Sony ou Primary Wave y ont placé plusieurs milliards. Des plateformes françaises commencent à proposer la même exposition à partir de quelques centaines d’euros comme Dibsteur. Mais avant de regarder l'offre, on va devoir comprendre l'actif qui se cache derrière.
🎯 L'essentiel : une chanson est un empilement de droits distincts et les revenus que vous allez toucher dépendent de pas mal de choses.
👩🏫 Comment ça marche
Un titre comporte deux grandes familles de droits :
- Le master, donc l'enregistrement lui-même, qui appartient généralement au producteur ou au label.
- L'édition couvre la composition et les paroles, et revient à l'auteur, au compositeur et à son éditeur.
Un même morceau peut donc payer plusieurs propriétaires distincts, et un investisseur n'achète presque jamais l'intégralité.
Ces droits rapportent à chaque écoute. Sur Spotify, la rémunération tourne en 2026 autour de 0,003 $ à 0,005 $ par stream, sans taux fixe : la plateforme met ses revenus dans un pot commun et le répartit au prorata des écoutes.
Ce qui est intéressant c’est que tous les streams ne se valent pas. Un stream d'abonné américain paie plusieurs fois celui d'un utilisateur gratuit dans un pays à faible pouvoir d'achat.
Depuis avril 2024, un titre qui ne franchit pas 1000 écoutes sur douze mois glissants ne rapporte plus rien du tout, ce qui concerne, selon les estimations les plus reprises, autour de 87 % des morceaux présents sur la plateforme. Oui, 87 % !
📊 En chiffres
Comment on valorise un catalogue de musique ? La valorisation se calcule en multiple de ses revenus nets annuels. En 2026, les indépendants se traitent autour de 8 à 14 fois, les catalogues avec cinq ans d'historique stable entre 14 et 18 fois, les grands noms au-delà. Au pic de 2020-2021, quand l'argent ne coûtait rien avec des taux d’intérêt proches de 0, certaines transactions sont montées jusqu'à 29 fois les revenus annuels.
Retournez ce multiple et vous obtenez le rendement brut de l'actif. Payer 15 fois les revenus annuels, c'est encaisser environ 6,7 % la première année. Payer 12 fois, environ 8,3 %. Avant frais, avant impôts, et avant la décote naturelle des morceaux : la plupart des titres récents perdent jusqu'à 20 % de leurs écoutes par an pendant trois ans, avant de se stabiliser vers cinq à sept ans. Un catalogue mûr est plus prévisible. Un titre neuf est un pari. Logique.
Ces mécaniques de distribution des revenus sont relativement complexes à comprendre, et c'est précisément le sujet du webinaire que Dibsteur organise demain.
🎯 L'essentiel : les revenus de la musique se moquent du cycle économique. Le prix des catalogues, lui, suit les taux d'intérêt de très près.
L'argument est relativement simple quand on y pense : on écoute de la musique en récession comme en expansion. En effet, les habitudes d'écoute bougent lentement, les playlists tournent sans beaucoup d'effort marketing une fois qu'un artiste est en place, et la consommation a continué de progresser en 2020 quand les marchés dévissaient.
🎯 L'essentiel : ouvrir cette classe d'actifs aux particuliers n'est pas simple, mais Dibsteur a toutes les cartes en main pour vous permettre de diversifier vos portefeuilles dans cette classe d’actifs.
Tout commence par un label. En 2018, Cyril Braun monte Aldam Production, distribué par Universal Music France. L'année suivante, l'album Queen d'Eva Queen est certifié disque de platine, passe par les NRJ Music Awards et cumule 135 millions d'écoutes.
C'est en lisant ses propres relevés de royalties qu'il tombe sur ce qu'il appelle le secret le mieux gardé du métier : un catalogue qui tourne paie chaque mois, sans qu'il faille refaire un tube.
Restait un obstacle industriel. Pour financer des catalogues, il faut voir les données d'écoute avant tout le monde et encaisser les redevances soi-même. Dibsteur construit donc le tuyau d'abord : en 2022, la société lance sa plateforme de distribution et place les titres d'artistes indépendants sur Spotify, Apple Music, Deezer, TikTok et Instagram. Elle annonce aujourd'hui plus de 20 000 titres en exploitation et 246 millions d'écoutes cumulées, dont environ 100 millions sur chacun des deux derniers trimestres.
L'intégration verticale de Dibsteur est ce qui rend le dossier intéressant par rapport à d’autres plateformes qui ont échoué, car elles n’étaient pas verticalement intégrées comme Royalty Exchange ou encore JKBX. En effet, Dibsteur signe le contrat de distribution, verse l'avance, suit les écoutes en direct et perçoit les redevances elle-même.
Et l’équipe semble très solide pour rendre cette classe d’actifs plus accessible.
Cyril Braun, fondateur et PDG. Producteur certifié platine avec Eva, patron de label, investisseur en catalogues depuis huit ans à titre personnel. Il connaît les artistes qu'il finance et le prix de ce qu'il achète.
Romain Delnaud, directeur des opérations depuis 2024. Ancien directeur général d'Universal Music, ancien directeur des opérations d'Universal Music Group International. Pour une société de cette taille, c'est un recrutement inhabituel : il apporte la lecture fine des flux de royalties, qui est le savoir-faire déterminant sur ce métier.
Éric Larchevêque, cofondateur de Ledger et juré de Qui veut être mon associé ? Il est entré au capital il y a trois ans et a renforcé sa position cette année lors d'une augmentation de capital. La même année, le cabinet Jeantet finalise la documentation juridique des émissions.
Trois obligations, souscription entièrement en ligne à partir de 2000 €.
- Back catalogue : taux fixe cible de 10 % par an sur trois à sept ans, intérêts versés chaque mois, adossé à des catalogues déjà exploités, capital remboursé à l'échéance ;
- Nouveauté Artiste : vous financez la sortie d'un artiste sélectionné et percevez 10 % de ses revenus nets pendant sept ans ;
- Pool d'artistes : le même principe mutualisé sur un panier de catalogues, pour ne pas dépendre d'un seul nom.
D'où sortent ces 10 % ? Pas du rendement des catalogues, qui tourne plutôt autour de 6 % à 8 % brut aux multiples de 2026. Ils viennent de l'autre moitié du métier : avancer de l'argent à des artistes contre une commission sur leur distribution. Le marché pratique des avances de 1,5 à 3 fois les revenus des douze derniers mois, remboursables en 6 à 30 mois. C'est donc une activité de crédit, très rentable quand la sélection est bonne. Malin comme modèle économique, je trouve.
- Ticket minimum de 2000 € pour Nouveauté Artiste, 5000 € sur Back catalogue et Pool d'artistes.
- Frais de dossier indicatifs de 2,5 % à 5 % en fonction du produit, soit 250 € pour 10 000 € souscrits par exemple.
- Aucuns frais de gestion annuelle affichés, la rémunération de Dibsteur étant prélevée sur la commission de distribution due par l'émetteur, pas sur vous.
Le taux de rendement cible est net de frais, pas net d'impôt. Et justement, comment marche l'imposition ?
Comment marche l'imposition
Une obligation n'entre ni dans un PEA ni dans une assurance vie, donc sans aucune enveloppe fiscale pour faire chuter le coût de la fiscalité.
Les intérêts sont des produits de placement à revenu fixe, taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (la fameuse flat tax).
Dibsteur détaille cette mécanique et sa méthode de sélection dans son webinaire qui aura lieu demain soir. C'est le meilleur endroit pour poser vos questions en live, si vous en avez :
Nous avons accepté ce partenariat avec Dibsteur, car leur modèle m'intéresse pour une raison précise : l'ordre dans lequel ils ont construit les choses.
La plupart des tentatives de rendre la musique investissable sont parties de la finance et ont cherché des actifs ensuite.
Dibsteur est parti du label, puis de la distribution, et n'a structuré le produit financier qu'en dernier. Un ancien directeur général d'Universal chez une société de cette taille, ce n'est pas courant non plus.
Sur un actif où toute la valeur tient à la qualité de la donnée d'écoute, posséder le tuyau change vraiment quelque chose.
Cela dit, comme toujours, il existe des risques dans les investissements alternatifs comme celui-ci et il faut en être conscientes et conscients.
L'instrument est une obligation non cotée à 10 %, sans marché secondaire (vous ne pouvez pas revendre facilement), sur laquelle vous êtes engagé jusqu'à sept ans. Ensuite, il existe un risque lié au rendement si jamais les artistes ne performent pas comme prévu ou s’ils ne peuvent pas rembourser les avances, ce qui est parfaitement acceptable, à condition de le savoir.
Ma règle sur ce type de produit ne bouge pas : jamais plus que ce que je peux perdre entièrement sans que ça change mes plans, et jamais avant d'avoir un matelas de sécurité bien rempli. Ça se range dans la poche satellite d'un patrimoine, jamais dans son socle.
Si vous voulez en savoir plus, inscrivez-vous au webinaire gratuit qui aura lieu demain.
Et pour découvrir Dibsteur, c'est par ici :
Comme d’hab', si vous avez des questions, répondez simplement à ce mail, on lit tout et on répond toujours.
Yoann ❤️
📚 Sources
- IFPI Global Music Report 2026, mars 2026
- SNEP, bilan 2025 du marché de la musique enregistrée, mars 2026
- Music as an Asset Class, Stoikov, Singla, Cetin et Cendra Villalobos, arXiv, février 2026
- Are Music Royalties Actually Uncorrelated ?, MEP Capital
- Hipgnosis, dépréciation de 33 % de l'actif net, Association of Investment Companies
- Rachat de Hipgnosis Songs Fund par Blackstone, Music Business Worldwide, juillet 2024
- Multiples de valorisation des catalogues en 2024, Shot Tower Capital via Billboard
- Lancement de JKBX avec l'agrément de la SEC, Music Business Worldwide, mars 2024
- Duetti lève 200 millions de dollars, janvier 2026
- Instruction AMF DOC-2018-07 et régime du DIS, articles 212-43 à 212-47 du règlement général de l'AMF
- Dossier de presse Dibsteur, mai 2026, et dibsteur.com/invest