Snow Report - Tous les dimanches

👜 Nouvel Eldorado pour Hermès ? Investir dans le péage d'internet

🔥 Investir dans des obligations en forte période d'inflation ?

Le 25/10/2026, 

par 

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

Salut tout le monde ! 🌤️ La météo des marchés 👉 C'est plutôt mouvementé, mais ça va. 🤖 [PÉAGE] Pour l’analyste Ryan Canady, Cloudflare peut devenir le péage que les agents IA devront payer pour accéder au web. Les chiffres sont solides, avec 36 % de croissance et une rétention de clients à 120 %. Mais l’action vaut environ 40 fois le chiffre d’affaires de 2026, après avoir doublé depuis son plus bas annuel, et le péage lui-même n’existe encore qu’en version d’essai. Une thèse séduisante, donc, et risquée. 🔥 [INFLATION] L’OAT (le taux auquel la France emprunte en gros) à 10 ans a franchi 5 % cette semaine, un record depuis 2002, et l’inflation française atteint 3,1 %. Selon l’Observatoire du Groupe BPCE, les épargnants se replient sur l’assurance vie et les comptes à terme, mais le Livret A (1,7 %) et les fonds en euros (2,6 %) perdent du pouvoir d’achat. Les obligations achetées en direct, OAT ou entreprises solides, offrent aujourd’hui environ 4 à 6 % brut à partir de cinq ans, à condition d’en accepter les risques : prix, fiscalité, change et, pour la France, le risque du pays lui-même. 👜 [LUXE] Hermès ouvre des boutiques dans les banlieues riches américaines (Wilmette, Short Hills, Manhasset), guidée par une analyse des codes postaux de ses clients. Les Amériques progressent de 13 % sur neuf mois, quand l’Asie hors Japon plafonne à 2 %. Mais au rythme actuel, l’Amérique mettrait sept à neuf ans à rattraper l’Asie, et l’action a perdu 42 % depuis janvier. Le rebond est possible, mais c'est pas sûr à 100 %...

📰 Snow Report : Météo des marchés, analyse approfondie d’une action et décryptage de deux grosses actus économie et tendances.

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J'espère que vous allez bien et que votre semaine se termine bien.

J'ai un porte-cartes Burberry que j'avais acheté aux Galeries Lafayette lorsque j'ai reçu mon tout premier vrai salaire (2500 €, je crois) en 2014. 12 ans plus tard, il est complètement usé et ne ressemble plus à grand-chose. Cela fait deux ans que je me dis que j'aimerais monter en gamme et me prendre un Hermès. Pourquoi ? Pour la symbolique. Le Burberry pour mes années de salariat, l'Hermès pour mes années d'entrepreneuriat. Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que justement, Hermès est en train de s'implanter dans les banlieues américaines pour tenter de capter une clientèle qui a les moyens de se payer ses produits et cela pourrait devenir un vrai relais de croissance. Mais avant, on va parler de Cloudflare et des investissements qui peuvent être intéressants en période d'inflation de taux élevés.

Yoann ❤️

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La demande pour l’IA reste forte, mais son financement inquiète de plus en plus les marchés. Après les tentatives de rebond du début de semaine, le Nasdaq 100 a perdu 2,9 % jeudi. Les dépenses de Meta, des résultats contrastés et l’envolée du pétrole ont poussé les investisseurs à réduire leur exposition.

Meta résume bien le problème. Ses ventes progressent de 26 % et ses résultats dépassent les attentes, mais son flux de trésorerie disponible est négatif de 2,1 milliards de dollars. Le groupe prévoit de créer une nouvelle catégorie d’actions pour financer ses ambitions dans l’IA : ses investissements absorbent davantage d’argent que l’activité n’en dégage. Après une première réaction positive hors séance, le titre a finalement perdu 7 % jeudi.

Le financement préoccupe donc autant que la demande. Jensen Huang reconnaît que les capitaux se raréfient, tandis que Blackstone s’interroge sur la capacité des investisseurs à absorber la dette nécessaire aux infrastructures. Les dépenses arrivent maintenant… mais une partie des bénéfices espérés reste à démontrer. Et les prêteurs réclament des taux plus élevés pour prendre ce risque, ce qui alourdit encore la facture.

Toutes les publications ne sont pas mauvaises pour autant. Super Micro Computer a relevé ses prévisions, contribuant au rebond technologique en milieu de semaine. Mais Lam Research a chuté de plus de 7 % hors séance, ses perspectives restant inférieures aux attentes. En Corée du Sud, Elice a perdu plus de 30 % lors de son introduction en Bourse : l’étiquette IA ne suffit plus à convaincre.

La macroéconomie complique les choses. Après avoir évolué autour de 110 dollars en début de semaine, le Brent a atteint 133,17 dollars, gagnant 4 % après une attaque contre un aéroport saoudien. Riyad accuse les Houthis soutenus par l’Iran. Ce pétrole plus cher entretient l’inflation et éloigne la perspective d’un financement moins coûteux, alors que les entreprises doivent investir avant de percevoir les revenus espérés.

Les discussions sur l’Ukraine ont avancé, Zelensky et Poutine se montrant ouverts à des pourparlers, sans suffire à apaiser les inquiétudes géopolitiques. En France, les tensions politiques se reflètent aussi dans le coût de la dette : le rendement à dix ans a dépassé 5 %.

Le problème, c’est qu’en dehors de l’IA, cet environnement rend peu de secteurs attrayants. Les investisseurs ont donc privilégié la santé et la consommation de base, moins sensibles à la conjoncture. Les obligations américaines, le franc suisse et le yen ont également profité de cette recherche de sécurité.

La semaine prochaine sera marquée par les résultats de Microsoft, Amazon et Alphabet, ainsi que par la décision de la Fed. Un statu quo reste largement anticipé dans l’immédiat, mais une hausse des taux demeure majoritairement attendue en décembre… Nous en saurons plus la semaine prochaine !

Mathieu

Les difficultés des marchés traditionnels n’ont pas impacté les cryptos qui continuent leur stabilisation débutée durant l’été. Cette semaine, BTC a perdu -2,2 %, tout en se maintenant au-dessus du seuil symbolique des 80 000 dollars. L’ETH corrige un peu plus, perdant -3,2 %, mais rien d’anormal ici.

Le reste des altcoins est en baisse en moyenne de -1,3 %. J’ai noté une sous-performance du secteur du lending : AAVE et MORPHO perdent respectivement -12 et -14 % malgré plusieurs annonces positives. Les deux ont commencé à intégrer les actions tokenisées comme collatéral (Coinbase pour Aave et Robinhood pour Morpho). Un papier de la BCE portant sur la DeFi a décrit le taux d’Aave sur les stablecoins comme étant la référence onchain, tandis que Morpho a été cité comme une couche de rendement intégrée sur d’autres produits, comme Coinbase.

Du côté des investissements institutionnels, la semaine a aussi été plutôt calme. Strategy a réalisé un nouveau rachat de STRC qui a fait remonter le prix au-dessus des 99 dollars et ils ont réalisé un mini achat de 267 BTC. Sur ETH, Bitmine continue ses achats, mais de manière ralentie alors qu’ils approchent de la limite des 5 % de l’offre en circulation.

L’activité cette semaine s’est surtout concentrée autour des évolutions réglementaires.

Aux États-Unis, l’OCC (Office Comptroller of the Currency) a publié une règle finale pour la mise en œuvre du GENIUS Act. Celle-ci définit le cadre qui sera en application à partir de 2027. On y retrouve donc les règles sur la gestion des réserves, les modes d’émission, etc. Le point clé ici, c’est l’interdiction de verser du rendement aux stablecoins, un élément qui avait été défendu bec et ongles par le lobby bancaire afin de limiter la concurrence avec les comptes épargnes. Cette règle risque donc de ralentir le développement de certains produits aux États-Unis.

Toujours aux États-Unis, le Hyperliquid Policy Center, une entité qui effectue du lobbying pour Hyperliquid, a publié un papier exhortant la SEC (le gendarme financier américain) à définir des règles claires concernant les airdrops. Le projet dispose encore de près de 30 milliards de dollars de HYPE qui sont censés être distribués à la communauté (40 % de l’offre). Le PDG du CME a commenté : selon lui, Hyperliquid ne peut pas continuellement se déclarer être uniquement une infrastructure sous-jacente. L’absence de KYC combiné au fait de proposer des produits avec levier rend quasi impossible une conformité avec les règles américaines.

En Asie du Sud-est, la MAS (Monetary Authority of Singapore) a annoncé l’ajout d’une banque malaisienne et une thaïlandaise à l’initiative BLOOM. Le projet réunit des acteurs privés et publics (banques centrales, institutions financières, réseaux de paiements) pour faciliter l’usage transfrontalier des monnaies numériques : interopérabilité, réduction des coûts, etc. D’autres grands noms comme Visa, Mastercard, et Ripple font aussi partie de l’initiative.

En Chine, le gouvernement a publié son plan pour le numérique pour les cinq prochaines années. La blockchain y trouve une place importante. La colonne vertébrale du projet, c’est un réseau national qui devrait être presque achevé d’ici 2030. Contrairement à l’Occident qui se focalise principalement sur ses usages financiers, la Chine, elle, pense plutôt à des applications pour l’identité numérique, la numérisation du commerce maritime, la fiscalité, la traçabilité. Le texte de 15 pages ne cite que brièvement le yuan numérique.

Pour terminer, Keystone, le fabricant du portefeuille crypto du même nom a annoncé avoir subi une fuite de données exposant les informations de certains de ses clients. On n’en sait pas plus pour l’instant, mais si vous êtes concernés, vous devriez recevoir un mail.

tx

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