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✊ Quel rapport entre les Clash et l'économie ?

Comment mieux comprendre les mouvements sociaux grâce à la théorie économique

Le 20/10/2026, 

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

✊ Pourquoi, face à une situation qui se dégrade, on n’a au fond que trois réactions : partir, protester ou rester fidèle. 😬 Pourquoi tout le monde veut qu’une manifestation réussisse, alors que chacun préfère que les autres y aillent à sa place. 🎲 Ce que la théorie des jeux dit de l’escalade, de la casse et du bras de fer avec le gouvernement. 👩‍🏫 Comment lire la campagne présidentielle qui démarre avec des lunettes d’économiste. 🛋️ Et si votre épargne était adossée à un actif physique, tangible et productif : un parc de mobilier professionnel haut de gamme loué à des entreprises, avec un rendement de 7 % à 8,5 % brut par an ? C'est ce que propose Enky, et en bonus : avec le lien ci-dessous, vous recevez 100 € à 300 € de crédit sur votre premier investissement. Attention, cette offre va bientôt expirer.

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Ici Yoann, j’espère que vous allez bien.

En 1979, en pleine crise économique et sociale, le groupe punk britannique The Clash sortait son célèbre album London Calling dans lequel se trouve la chanson qui porte le même titre. On peut y entendre :

The ice age is comin', the sun's zoomin' in Engines stop runnin', the wheat is growin' thin A nuclear error, but I have no fear 'Cause London is drownin' and I, I live by the river

London Calling fait référence à la BBC qui utilisait cette formule pour ses émissions internationales (notamment pendant la Seconde Guerre mondiale). Ici, Joe Strummer, le leader du groupe, lance plutôt un appel de détresse pour alerter de la menace d'une catastrophe nucléaire, du dérèglement climatique et de l'effondrement social.

Mais même si la chanson semble pessimiste, on peut y entendre l'envie de se rebeller, d'ouvrir les yeux et de faire appel à l'action collective à travers certaines paroles : "Come out of the cupboard, you boys and girls" ("Sortez de vos placards, les garçons et les filles"), mais surtout à travers la musique agressive, presque révolutionnaire, avec un rythme martial.

Mais pourquoi est-ce que je vous parle des Clash dans Snowball ? Tout simplement parce qu'on va parler de mouvement social aujourd'hui. Pas forcément d'un point de vue de l'actualité (même si on va forcément s'en servir un peu), mais plutôt d'un point de vue économique et social pour mieux comprendre ces phénomènes de société.

Ah, et si vous avez raté le Snow Report de dimanche, voici de quoi on a parlé :

✨ L'action de Taiwan Semiconductor a augmenté de plus de 300 % depuis notre première analyse en 2020. Est-ce toujours intéressant d'investir ? On a tenté de répondre à cette question dans le Snow Report de dimanche dernier. On a également fait le parallèle entre la bulle des réseaux ferroviaires et la bulle IA. Et pour terminer, on a analysé le modèle de Zohran Mamdani, actuel maire de New York City. 👉 Par ici pour lire l'article (essai gratuit de deux semaines). 📊 Pour retrouver toutes les actions que nous avons analysées depuis 6 ans (portefeuille en hausse de +143 %), c'est ici. 

Yoann ❤️

Samedi 17 octobre, entre 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et 800 000 selon les organisateurs et les syndicats ont défilé contre la vie chère, pour le pouvoir d’achat et plus de moyens pour les lycéens.

Un économiste disparu en 2012 a écrit en 1970 un petit livre de 160 pages qui éclaire très bien ce qui se joue dans la rue, et ce qui se jouera dans les urnes au printemps. Cet économiste, c'est Albert Hirschman. Et ce livre, que j'ai lu très tôt dans mes études d'économie, c'est Exit, Voice, and Loyalty. On pourrait traduire ça par la porte de sortie (exit, donc la sortie en français), l'interpellation de l'institution (voice, la voix) et l'acceptation du statu quo (loyalty, la loyauté).

D'ailleurs, en 2019, le professeur Ian Shapiro, de l'université de Yale, a déclaré à ses étudiants que ce livre "fait sans aucun doute partie des deux ou trois livres que vous devriez absolument lire."

Bref, pas besoin de trop s'y attarder, mais vous le savez, la rentrée a été agitée. Le mouvement lycéen démarre en septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, sur des revendications très concrètes : personnels manquants, classes surchargées et conditions d’enseignement jugées dégradées.

Le 17 octobre, les lycéens et étudiants rejoignent un appel lancé par d’anciens Gilets jaunes. Ces derniers manifestent autour du pouvoir d’achat, du prix des carburants et des services publics, revendications auxquelles s'ajoutent celles des lycéens. La journée est aussi marquée par des violences qui ont éclipsé les revendications initiales.

En toile de fond, la présidentielle approche. Elle aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027, et une trentaine de candidats sont déjà déclarés.

Pour avoir un peu de recul sans prendre aucune position politique, je vous propose de ressortir une théorie que j’ai découverte pendant mes études d’économie et que j’ai trouvée passionnante. Elle peut s’appliquer à votre travail, à votre banque ou même à votre couple.

Votre banque augmente ses frais ? Vous pouvez faire une réclamation, changer de banque ou ne rien faire par attachement ou par flemme. Vous venez d’appliquer la théorie de Hirschman sans le savoir.

Mais aujourd’hui, on l’applique surtout aux manifestations et aux urnes.

🎯 L’essentiel : face au déclin d’une entreprise, d’un parti ou d’un pays, on peut partir (exit) ou protester (voice). La loyauté (loyalty) décide du dosage entre les deux, et la facilité de partir étouffe souvent la protestation.

Quand on n'est pas content, il existe deux options super simples :

  • l’exit (sortir), c’est quitter l’organisation ou passer au produit concurrent ;
  • la voice (s'exprimer), c’est s’agiter et faire pression pour changer les choses de l’intérieur.

Les économistes aiment l’exit : c’est la concurrence. Les politiques aiment la voice : c’est la démocratie. Voici la matrice dans le cadre d'un environnement de travail (Les Clash, dans London Calling, étaient clairement en haut à droite) :

Le livre de Hirschman, Exit, Voice, and Loyalty, naît d’un paragraphe sur le transport ferroviaire au Nigeria, publié dans son ouvrage précédent.

Au Nigeria, dans les années 60, le train est fortement concurrencé par les camions. En théorie, cette concurrence devrait pousser la compagnie ferroviaire à s’améliorer. Mais le service n'arrête pas de se dégrader. En creusant un peu, Hirschman comprend pourquoi. En effet, les premiers à passer au camion sont les clients les plus exigeants, ceux qui transportent des marchandises de valeur et qui avaient le plus de poids pour se plaindre.

Ceux qui continuent d'utiliser les trains ont moins de moyens de pression et de toute façon, la compagnie publique, elle, ne souffre pas vraiment de ces départs, puisque l’État couvre ses pertes. Elle perd donc à la fois ses meilleurs clients et ses critiques les plus utiles, sans être forcée de réagir.

Il applique le même raisonnement à l’école. Quand les parents les plus attentifs à la qualité inscrivent leurs enfants dans le privé, le public perd ses voix les plus revendicatives.

Mais les deux peuvent marcher ensemble.

Effectivement, Hirschman nuance sa règle en 1993. En RDA (République démocratique allemande), la fuite massive des habitants vers l’Ouest s’est combinée à des manifestations de plus en plus puissantes dans les grandes villes pour faire tomber le régime communiste. Les deux ont donc fonctionné ensemble.

Appliquée à la politique, la grille donne ceci : l’exit, c’est l’abstention ou l’expatriation. La voice, c’est le vote, la grève, la manifestation, la pétition. La loyalty, c’est la fidélité à un parti ou à des institutions, même quand on est déçu.

Petit fun fact : Hirschman a pratiqué sa théorie toute sa vie. Juif berlinois, il fuit l’Allemagne nazie, obtient son diplôme de HEC à Paris en 1935, puis s’engage quelques mois dans les Brigades internationales en Espagne en 1936. En 1940, à Marseille, il devient le bras droit de Varian Fry, le journaliste américain qui organise la fuite de milliers de personnes dont Marc Chagall et Max Ernst.

Ceci étant dit, quand on parle de la théorie de l'exit, voice, and loyalty, on parle souvent du problème du passager clandestin… Mais avant de passer à la suite, place à notre deuxième partenaire du jour qui vous aide à investir dans les meilleures startups mondiales.

🎯 L’essentiel : une victoire sociale peut profiter à tout le monde, y compris à celles et ceux qui sont restés chez eux. Chacun a donc intérêt à laisser les autres manifester. C’est pour ça que mobiliser est si difficile.

Imaginez une hausse de salaire obtenue après une grève. Elle s’applique aussi aux non-grévistes, qui n’ont perdu aucune journée de paie. Pour chaque personne, si on prend son cas de façon isolée, la question, "elle est vite répondue" : "Ma présence change très peu de choses, alors que mon absence m’économise une journée, un trajet et un risque lors de la manifestation ou du blocus." Mais si tout le monde raisonne ainsi, ben personne n’y va et tout le monde perd.

L’économiste Mancur Olson nous parle de ce casse-tête en 1965 dans The Logic of Collective Action. Mancur nous dit que plus un groupe est grand, plus il a du mal à agir, parce que la contribution de chacun pèse de moins en moins (logique, c'est la même chose quand vous essayez de prendre une décision avec dix potes). La Fontaine racontait déjà la même chose dans Conseil tenu par les rats : tous les rats veulent attacher une clochette au cou du chat, aucun ne veut s’en charger.

Le syndicalisme français est un cas d’école. En 2013, environ 11 salariés sur 100 déclarent adhérer à un syndicat, selon la Dares. Pourtant, les conventions collectives couvrent plus de 90 % des salariés. Les accords négociés profitent à toutes et tous, adhérents ou non. Dans d’autres pays, comme la Belgique ou les pays nordiques, les syndicats gèrent également une partie de l’assurance chômage. De ce fait, adhérer rapporte donc quelque chose de personnel. Olson appelle ça une incitation sélective, et les taux de syndicalisation y sont bien plus élevés (logique).

Les mouvements contournent le problème de plusieurs façons en offrant des "bénéfices" réservés aux participantes et participants comme le côté social et festif des ronds-points en 2018, le sentiment d’appartenance, la fête.

Les mouvements réduisent aussi les coûts d’entrée grâce aux réseaux sociaux. Ils rassurent chacun sur le fait que les autres viendront aussi.

Les partis jouent aussi ce rôle d’organisateur de mouvements sociaux. Ils apportent des moyens et de la logistique, et en retour ils gagnent de la visibilité. Les sociologues appellent ça "des entrepreneurs de mouvement". Le mot "récupération" est souvent utilisé, mais une chercheuse interrogée par Public Sénat invite à la prudence : les partis peuvent chercher à orienter un mouvement, mais le mouvement peut aussi les entraîner dans son sillage et pas toujours dans le bon sens.

👩‍🏫 La règle des 3,5 % La politologue Erica Chenoweth a étudié 323 campagnes et mouvements sociaux entre 1900 et 2006. Elle a montré que les campagnes non violentes réussissent 53 % du temps, contre 26 % pour les campagnes violentes, et toutes celles qui mobilisent 3,5 % de la population atteignent leurs objectifs. En France, 3,5 % représentent environ 2,4 millions de personnes. Attention : nuance. Ces campagnes visaient surtout des changements de régime, pas forcément juste une loi dans une démocratie. Chenoweth a depuis identifié des contre-exemples et observe que les grandes campagnes deviennent moins efficaces. En 2023, contre la réforme des retraites, le ministère de l’Intérieur comptait 1,28 million de manifestants et la CGT 3,5 millions. La réforme passe quand même.

🎯 L’essentiel : la violence dans une manifestation obéit à des logiques stratégiques, de tous les côtés. La recherche suggère qu’elle se retourne souvent contre la cause, mais pas toujours, et c’est pour ça que le débat ne se referme jamais.

Le sociologue Mark Granovetter a proposé en 1978 une expérience de pensée vraiment simple. Imaginez cent personnes réunies sur une place. Aucune n’a envie de casser au départ (sauf la première sûrement), mais chacune a sa limite : le nombre de personnes qu’elle doit voir casser avant de s’y mettre à son tour.

Les plus prudentes attendent que tout le monde s’y mette. Les plus impulsives n’ont besoin de personne.

Dans la première foule, ces limites s’échelonnent parfaitement, de 0 à 99. La personne à 0 jette une pierre sans attendre. Celle à 1 la voit et la suit. Celle à 2 voit deux casseurs et se lance, et ainsi de suite comme des dominos, jusqu’à ce que toute la place y participe. D'ailleurs, on peut voir sur certaines vidéos de commerçants, samedi dernier, des gens du quartier entrer dans les magasins et piller dans la nuit. La théorie de Granovetter est prouvée.

Dans la seconde foule, on change une seule personne. Celle qui avait une limite de 1 est remplacée par quelqu’un qui en a une de 2. La première personne jette sa pierre, mais personne ne la suit, car il manque le deuxième domino. La chaîne s’arrête tout de suite.

Ces deux foules sont presque identiques : 99 personnes sur 100 sont les mêmes. Pourtant, le lendemain, les journaux décriront la première comme une foule déchaînée, et la seconde comme une foule calme avec un seul fauteur de troubles. L’ampleur d’une émeute dépend donc beaucoup de l’enchaînement des premiers gestes, et assez peu de l’état d’esprit de la majorité des gens présents.

Entre un gouvernement et un mouvement, le bras de fer ressemble au jeu de la poule mouillée illustré dans le célèbre film La Fureur de vivre.

Deux voitures foncent l’une vers l’autre ou alors les deux en direction d'une falaise comme dans La Fureur de vivre. Celui qui donne un coup de volant le premier est la poule mouillée. Si personne ne cède, c’est l’accident. Chaque camp a donc intérêt à paraître inflexible.

Pour un mouvement, durcir le ton signale sa détermination. Pour un gouvernement, céder après des violences crée un précédent : le jeu se répète, et les prochains mouvements s’en souviendront.

L’histoire récente en France nous montre des cas assez différents. Par exemple, en 2018, l’acte 3 des Gilets jaunes du 1er décembre est marqué par des violences, notamment à Paris. La hausse de la fiscalité sur les carburants est annulée pour 2019, et les mesures annoncées sont évaluées à 10 milliards d’euros.

En 2023, au contraire, les cortèges sont globalement calmes, et la réforme des retraites est adoptée.

Attention, ce sont deux cas différents, avec des revendications et des contextes différents. On ne peut pas en tirer des lois universelles.

En tout cas, la recherche la plus solide sur le sujet vient des États-Unis avec le politologue Omar Wasow qui a étudié les mouvements de 1960 à 1972.

Les comtés situés près de manifestations non violentes votent plutôt pour le parti progressiste. Il estime que les manifestations violentes ont déplacé de 1,5 % à 7,9 % des électeurs vers Nixon, le candidat de l’ordre, en 1968.

Les leaders syndicaux et politiques français connaissent bien cette mécanique.

En 2023, le secrétaire général de la CFDT appelle à la non-violence pour conserver le soutien de l’opinion.

Car oui, c’est l’opinion publique qui arbitre in fine. Chaque camp le sait et joue sa partition. Le pouvoir met en avant les dégradations (les médias aussi, car le cerveau humain "préfère" les nouvelles négatives aux nouvelles positives). Le mouvement met en avant la répression. Et souvent le message principal est un peu perdu dans ce chaos.

Et la présidentielle qui arrive très vite prolonge ce jeu.

En théorie classique, deux partis convergent vers l’électeur du centre pour maximiser leurs voix. C'est la fameuse théorie de Hotelling qui explique aussi pourquoi il y a toujours un McDo à côté d'un Burger King. On en avait parlé ici.

Hirschman ajoute une nuance dans son livre : les militants les plus éloignés du centre n’ont nulle part où aller, alors ils utilisent leur voice pour tirer leur parti vers eux. Avec une trentaine de candidats déclarés, la colère de la rue devient une ressource que chacun veut capter, quel que soit son bord…

Partir, c'est facile pour un abonnement Netflix (et encore, pas pour tout le monde), beaucoup moins pour un pays. On n’émigre pas comme on change d’opérateur téléphonique.

Protester coûte cher à celui ou celle qui proteste (surtout quand ça dérape et que ça devient violent), avec un résultat incertain. Le passager clandestin guette chaque mouvement et la guerre des chiffres brouille le message. Quelques milliers de personnes violentes peuvent faire basculer le récit d’une journée qui a mobilisé des centaines de milliers de gens (attention, je ne diminue pas du tout l'impact de ces violences, loin de là, j'évoque juste un fait).

Voter, c’est relativement rare, surtout pour les présidentielles. On choisit un programme, une fois tous les cinq ans pour la présidentielle. Impossible de dire "oui à ça, non à ça" avec un seul bulletin.

La loyauté joue un rôle à part. On ne s’en sert pas pour agir, mais elle détermine combien de temps on accepte de rester pour essayer de changer les choses de l'intérieur. Prenez un salarié attaché à sa boîte. Quand elle commence à mal tourner, il ne démissionne pas au premier problème. Il alerte, il propose, il insiste, parce qu’il tient à elle. Sa collègue, sans attachement particulier, envoie des CV dès les premiers signes de déclin. Pour Hirschman, c’est cet attachement qui laisse à la protestation le temps de produire des effets. Et quand la confiance disparaît totalement, plus personne ne prend la peine de réclamer : chacun se contente de chercher la porte de sortie.

Le truc à retenir, c'est que les leviers marchent rarement seuls. C’est leur combinaison qui fait bouger les choses, et aucun camp politique n’en a le monopole (fort heureusement).

Attention, je le répète : toute grille de lecture simplifie les choses et nous vivons dans un monde complexe. Il ne faut SURTOUT PAS l'oublier pour prendre des raccourcis trop simples. Celle de Hirschman ne dit pas qui a raison sur le fond, et elle ne doit pas servir à disqualifier une colère ou une décision. C'est une grille de lecture pour vous aider à analyser le monde qui vous entoure, pas la seule.

Perso, je trouve cette théorie intéressante parce qu’elle s’applique partout, de votre banque à votre bulletin de vote.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! Comme d'hab', si vous avez des remarques, des questions ou si vous voulez juste dire coucou, vous pouvez répondre à cet e-mail. :)

Bonne soirée et à très vite !

Yoann ❤️