
đĄ Top 10 des mes pires erreurs en tant qu'investisseur immobilier
Mon retour d'expérience en toute transparence aprÚs 7 ans d'investissement immobilier et environ 100 appartements achetés pour moi ou des clients.
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Ce que vous allez apprendre dans cet article
â±ïžÂ Temps de lecture : 24 minutes
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đ Le prix des quotas carbone europĂ©ens a pris +5 % en une semaine, la tendance haussiĂšre se confirme. Pour celles et ceux qui cherchaient le bon moment pour investir avec Homaio, la fenĂȘtre est peut-ĂȘtre en train de s'ouvrir. Petit rappel : la derniĂšre fois qu'on a observĂ© ce type de mouvement (d'avril 2025 Ă janvier 2026), le prix a grimpĂ© de 50 % en 10 mois. En plus, les Snowballers bĂ©nĂ©ficient de frais d'entrĂ©e et de gestion rĂ©duits.
Homaio vous ouvre les portes d'un marchĂ© jusqu'ici rĂ©servĂ© aux industriels et aux institutionnels : celui des quotas d'Ă©missions de l'Union europĂ©enne (EUA). Un marchĂ© de 1000 milliards d'euros, dĂ©sormais accessible aux particuliers. On vous avait dĂ©jĂ tout dĂ©taillĂ© dans notre premier Deep Dive dĂ©diĂ©. đ Pourquoi ça bouge en ce moment ? D'abord, un retour des investisseurs vers les fondamentaux du marchĂ© carbone, qui restent solides. Ensuite, un contexte gĂ©opolitique plus apaisĂ© : la dĂ©tente entre Washington et TĂ©hĂ©ran soutient la reprise Ă©conomique, et donc l'activitĂ© industrielle, ce qui mĂ©caniquement augmente la demande de quotas d'Ă©mission (si la demande augmente, le prix augmente). Pourquoi j'adore Homaio : đ Un rendement cible attractif. Les projections tablent sur 12 % Ă 16 % par an d'ici 2030, avec une performance historique de +25 %/an ces derniĂšres annĂ©es. Comme toujours, les performances passĂ©es ne prĂ©jugent pas des performances futures, mais c'est un bon indicateur. đ§© Une vraie diversification. Le prix des quotas dĂ©pend de la politique climatique europĂ©enne, pas des marchĂ©s boursiers. La corrĂ©lation avec les actions et les obligations est donc trĂšs faible. Pas mal en ces pĂ©riodes de tensions gĂ©opolitiques. â»ïž Un impact mesurable. En achetant et en dĂ©tenant physiquement ces quotas, vous rĂ©duisez l'offre disponible et forcez les industries les plus polluantes (acier, ciment, aviation) Ă accĂ©lĂ©rer leur transition. Ce mĂ©canisme a dĂ©jĂ contribuĂ© Ă rĂ©duire les Ă©missions europĂ©ennes de 50 % depuis 2005. đ Un cadre solide. Le marchĂ© est supervisĂ© par la Commission europĂ©enne, affiche 4 milliards d'euros d'Ă©changes quotidiens et repose sur un mĂ©canisme dĂ©flationniste par construction : l'offre de quotas diminue de 4,3 % chaque annĂ©e, ce qui soutient mĂ©caniquement la valeur de votre investissement sur le long terme. âïž Accessible Ă toutes et Ă tous. Vous pouvez investir en tant que particulier ou avec votre entreprise, selon vos objectifs. đ Avec le code SNOWMAIO126, bĂ©nĂ©ficiez de frais d'entrĂ©e et de gestion rĂ©duits Ă 1 % et d'une pĂ©riode de dĂ©tention minimale ramenĂ©e Ă 3 mois au lieu de 6.
â ïž P.S. Comme toujours, il existe des risques de perte en capital. Diversifiez bien vos investissements.
Salut tout le monde, ici Enzo.
On se retrouve aujourdâhui pour une Ă©dition un peu particuliĂšre.
Le but nâest pas de vous parler de mes plus belles opĂ©rations, de mes plus grosses plus-values ou des projets qui se sont dĂ©roulĂ©s exactement comme prĂ©vu.
Au contraire.
Au cours des six derniĂšres annĂ©es, jâai commis beaucoup dâerreurs en tant quâinvestisseur immobilier. Certaines nâont eu que peu de consĂ©quences. Dâautres auraient pu me coĂ»ter plusieurs dizaines de milliers dâeuros.
Comme souvent sur les rĂ©seaux sociaux, on met surtout en avant les rĂ©ussites. Câest assez logique : elles sont plus agrĂ©ables Ă raconter et donnent davantage envie.
Pourtant, avec le recul, je pense avoir appris bien plus de mes erreurs que de mes succĂšs.
Lâobjectif de cette Ă©dition est donc de vous partager, en toute transparence, les principales erreurs que jâai commises depuis mes dĂ©buts.
Voici le sommaire du jour :
- avoir signé une promesse de vente sans visiter le bien ;
- avoir modifiĂ© un projet pour rĂ©pondre Ă la demande dâun client ;
- avoir cherché le projet parfait ;
- avoir sous-estimé les aspects structurels ;
- avoir mal prévu mon budget travaux ;
- avoir voulu faire trop de travaux moi-mĂȘme ;
- croire que la théorie suffit ;
- avoir sous-estimĂ© les dĂ©lais liĂ©s Ă lâurbanisme ;
- ne pas avoir inclus le mobilier dans le budget ;
- penser quâun projet avec un rendement Ă©levĂ© sera forcĂ©ment finançable.
Câest parti !
Câest probablement lâerreur qui aurait pu avoir les consĂ©quences les plus graves de toute ma carriĂšre dâinvestisseur, surtout vu le stade oĂč j'en Ă©tais.
JâĂ©tais en train de rĂ©aliser une opĂ©ration dâachat-revente qui devait me permettre de dĂ©gager prĂšs de 100 000 ⏠de plus-value. Finalement, le gain a Ă©tĂ© plus proche de 60 000 âŹ, mais pour le jeune investisseur que jâĂ©tais, cela reprĂ©sentait dĂ©jĂ une trĂšs belle rĂ©ussite.
Le problĂšme, câest que ce premier succĂšs Ă©tait probablement en train de gĂ©nĂ©rer chez moi un excĂšs de confiance.
Sur le mĂȘme secteur, jâidentifie un appartement qui me semble largement sous le prix du marchĂ©. Je dispose de trĂšs peu de trĂ©sorerie, car elle est en partie bloquĂ©e dans le premier projet qui n'est pas encore finalisĂ©. Je nâai aucune certitude concernant mon financement bancaire, mais je suis persuadĂ© dâavoir trouvĂ© une opportunitĂ© exceptionnelle.
Ă ce moment-lĂ , deux biais se cumulent.
Le premier est le FOMO (Fear Of Missing Out), câest-Ă -dire la peur de laisser passer une opportunitĂ© qui ne se reprĂ©sentera jamais.
Le second est beaucoup plus dangereux : je surestime largement mes compétences.
RĂ©sultat, je fais une offre sans condition suspensive de financement et sans mĂȘme avoir visitĂ© le bien.
Une fois la promesse signĂ©e, je dĂ©couvre la rĂ©alitĂ©. La copropriĂ©tĂ© est beaucoup moins saine que ce qui mâavait Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©. Lâappartement nĂ©cessite davantage de travaux que prĂ©vu. Plus jâavance, plus je comprends que je me suis mis dans une situation compliquĂ©e.
Si je nâobtiens pas mon financement, je suis bloquĂ©. Si la vente nâaboutit pas, je risque de devoir verser environ 13 000 ⏠dâindemnitĂ© dâimmobilisation, sans compter la charge mentale liĂ©e aux consĂ©quences juridiques potentielles.
Ă lâĂ©poque, jâai 22 ans. Une telle somme reprĂ©sente Ă©normĂ©ment dâargent pour moi.
Je mâen suis finalement sorti grĂące Ă une substitution. Un autre acquĂ©reur, qui souhaitait acheter le bien mais Ă qui jâĂ©tais passĂ© devant avec mon offre cash, a acceptĂ© de reprendre la promesse de vente Ă ma place.
Cette erreur ne mâa finalement rien coĂ»tĂ© financiĂšrement.
Mais elle mâa appris une leçon importante : lorsquâun investissement paraĂźt exceptionnel, câest prĂ©cisĂ©ment Ă ce moment-lĂ quâil faut redoubler de prudence.
Cette erreur mâa coĂ»tĂ© du temps, de lâargent et beaucoup dâĂ©nergie.
Sur une opĂ©ration de marchand de biens rĂ©alisĂ©e il y a un peu moins de deux ans, jâavais un projet assez clair dĂšs le dĂ©part.
Le bĂątiment principal Ă©tait dĂ©jĂ relativement structurĂ© comme un immeuble. Jâavais Ă©galement un bĂątiment secondaire avec deux lots existants et un potentiel dâextension intĂ©ressant.
Le plan initial Ă©tait simple : rĂ©aliser les travaux dâextension, effectuer lâensemble des raccordements Ă©lectriques, les arrivĂ©es dâeau, les Ă©vacuations et toute lâinfrastructure nĂ©cessaire Ă la division. Ce type de travaux est coĂ»teux, mais il permet ensuite une grande flexibilitĂ© pour lâexploitation ou la revente.
En cours de projet, le voisin, qui exploitait un cabinet de gestion de patrimoine, mâa contactĂ©.
Son but Ă©tait dâacheter lâensemble des lots du bĂątiment secondaire afin dâagrandir ses bureaux.
Sur le papier, la proposition Ă©tait sĂ©duisante. Je pouvais vendre rapidement et simplifier une partie de lâopĂ©ration.
Jâai donc commencĂ© Ă adapter mon projet Ă cette demande spĂ©cifique.
Le problĂšme, câest que quelques mois plus tard, cet acquĂ©reur nâa finalement pas obtenu son financement.
Du jour au lendemain, je me suis retrouvĂ© avec des lots que jâavais modifiĂ©s pour rĂ©pondre aux besoins dâun acheteur qui nâexistait plus.
Jâai dĂ» refaire certains travaux, modifier des amĂ©nagements que jâavais dĂ©jĂ rĂ©alisĂ©s, revoir ma stratĂ©gie de commercialisation et repartir dans une logique de revente plus classique.
Au final, cette dĂ©cision mâa coĂ»tĂ© plusieurs mois de travail, de stress et une grande partie de ma marge.
Avec le recul, lâerreur nâĂ©tait pas dâavoir envisagĂ© cette vente.
Lâerreur Ă©tait dâavoir laissĂ© une personne extĂ©rieure influencer trop fortement le projet avant que la vente soit dĂ©finitivement sĂ©curisĂ©e.
Depuis, jâessaie toujours de me poser la mĂȘme question : si cet acquĂ©reur ou ce locataire disparaĂźt demain matin, est-ce que mon projet fonctionne encore ?
Si la rĂ©ponse est non, câest gĂ©nĂ©ralement quâil faut revoir la stratĂ©gie.
Les acheteurs changent dâavis. Les locataires aussi. Les banques refusent parfois les financements. Votre projet, lui, doit pouvoir survivre Ă tout ça.
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â ïž Quelques rappels : les supports d'investissement prĂ©sentent un risque de perte en capital (sauf la part en fonds euros, dont le capital est garanti Ă 97 %). Les performances passĂ©es ne prĂ©jugent pas des performances futures. Le bonus de +2 % est soumis Ă conditions (montant Ă©ligible, prorata temporis, produits Ă©ligibles), voir les conditions complĂštes de l'offre. L'offre est plafonnĂ©e Ă 20 millions dâeuros de collecte. N'investissez que ce dont vous n'avez pas besoin Ă court terme.
Cette erreur mâa probablement fait perdre plus dâopportunitĂ©s que toutes les autres rĂ©unies.
Au tout dĂ©but de mon parcours, jâĂ©tais commercial dans une sociĂ©tĂ© qui vendait des formations Ă destination des investisseurs immobiliers.
JâĂ©tais donc plongĂ© dans lâinvestissement toute la journĂ©e. JâĂ©coutais des investisseurs expĂ©rimentĂ©s, jâanalysais des projets, je regardais des tableaux Excel et des simulations de rentabilitĂ© du matin au soir.
Le problĂšme, câest que toute cette thĂ©orie mâa progressivement amenĂ© Ă chercher un bien qui nâexistait pas.
Pendant prĂšs dâun an, jâai recherchĂ© ce que jâestimais ĂȘtre lâinvestissement parfait.
Je voulais un bien avec un rendement trĂšs Ă©levĂ©, idĂ©alement supĂ©rieur Ă 12 %. Je voulais Ă©galement une forte plus-value immĂ©diate. Je voulais que tous les voyants soient au vert dâun point de vue financier.
En réalité, je cherchais un mouton à cinq pattes.
Ă force de vouloir un projet qui cochait toutes les cases, je nâachetais rien.
Avec le recul, je me rends compte que je regardais lâimmobilier uniquement Ă travers un prisme financier.
Lâemplacement nâĂ©tait pas ma prioritĂ©. La qualitĂ© des locataires potentiels non plus. La gestion du risque liĂ© aux travaux encore moins.
Je voyais un projet immobilier comme un simple tableur Excel.
Si les chiffres Ă©taient bons, le projet mâintĂ©ressait. Si une case nâĂ©tait pas parfaitement remplie, je passais au suivant.
Cette approche mâa fait perdre Ă©normĂ©ment de temps.
Parce quâen immobilier, les meilleurs projets ne sont pas forcĂ©ment ceux qui affichent les meilleurs chiffres sur le papier.
Ce sont souvent ceux qui présentent le meilleur équilibre entre rentabilité, emplacement, liquidité, risque, financement et potentiel de valorisation.
Aujourdâhui, je prĂ©fĂšre largement acheter un bon projet qui rĂ©pond Ă 80 % de mes critĂšres quâattendre indĂ©finiment un projet parfait qui nâexiste probablement pas.
Au dĂ©but de mon parcours, jâavais une vision trĂšs simpliste des travaux.
Pour moi, une rénovation se résumait essentiellement à un prix au mÚtre carré.
Une rĂ©novation lĂ©gĂšre valait tant dâeuros par mĂštre carrĂ©, une rĂ©novation lourde valait tant dâeuros par mĂštre carrĂ© et il suffisait ensuite de faire quelques multiplications pour estimer le budget.
Avec le recul, je pense que câest lâune des plus grosses erreurs que peut commettre un investisseur dĂ©butant.
Aujourdâhui, je considĂšre que les travaux reprĂ©sentent le principal facteur de risque dâun projet immobilier.
Et parmi tous les sujets liĂ©s aux travaux, lâĂ©tat structurel du bĂątiment est probablement le plus important. Si la structure est dĂ©faillante, le projet entier peut rapidement devenir une catastrophe.
Ă lâĂ©poque, je nâavais ni lâexpĂ©rience ni les connaissances nĂ©cessaires pour analyser correctement ce type de sujet. PlutĂŽt que dâaccepter mes limites et de me faire accompagner, jâessayais souvent de me rassurer seul.
Je me souviens notamment dâun immeuble que jâai failli acheter pour un investissement locatif. Avec le recul, je pense quâil Ă©tait trĂšs proche dâune situation de pĂ©ril.
On retrouvait des fissures traversantes qui partaient du bas de lâimmeuble jusquâen toiture. Certaines Ă©taient localisĂ©es exactement aux mĂȘmes endroits dâun Ă©tage Ă lâautre. Le bĂątiment prĂ©sentait Ă©galement une inclinaison visible depuis la rue.
Aujourdâhui, tous ces Ă©lĂ©ments me feraient fuir immĂ©diatement. Ă lâĂ©poque, jâessayais surtout de trouver des arguments pour me convaincre que le projet restait viable, car il Ă©tait, en thĂ©orie, rĂ©munĂ©rateur.
Jâavais notamment publiĂ© des photos sur diffĂ©rents groupes afin dâobtenir des avis.
Et comme souvent sur Internet, il y avait toujours quelquâun pour me rĂ©pondre que lâimmeuble avait 150 ans, que les fissures Ă©taient anciennes ou que cela ne bougerait plus. Le problĂšme, câest quâaucune de ces personnes nâavait visitĂ© le bĂątiment.
Aucune ne prenait la moindre responsabilitĂ© sur lâopĂ©ration.
Et surtout, aucune ne subirait les consĂ©quences financiĂšres si lâanalyse Ă©tait mauvaise.
Un avis gratuit sur Internet ne remplacera jamais lâintervention dâun professionnel compĂ©tent sur le terrain. Lorsquâun sujet dĂ©passe vos compĂ©tences, la bonne dĂ©cision nâest pas de chercher quelquâun qui vous rassure.
C'est de trouver quelquâun capable de vous donner un avis fiable, mĂȘme si cet avis vous coĂ»te quelques centaines ou quelques milliers dâeuros.
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Pendant longtemps, jâai raisonnĂ© sur les travaux exactement comme on me lâavait appris dans les formations immobiliĂšres. On parlait beaucoup de ratios au mĂštre carrĂ©. Une rĂ©novation lĂ©gĂšre valait tant dâeuros par mĂštre carrĂ©, une rĂ©novation lourde valait tant dâeuros par mĂštre carrĂ©, etc.
Pour dĂ©grossir un dossier, câest un trĂšs bon outil. Le problĂšme, câest que beaucoup dâinvestisseurs sâarrĂȘtent lĂ . Or, Ă partir du moment oĂč vous faites une offre ou que vous signez une promesse de vente, ce niveau dâanalyse devient totalement insuffisant.
Un chantier, ce nâest pas un prix au mĂštre carrĂ©. Câest une succession de dizaines, voire de centaines de postes diffĂ©rents : Ă©lectricitĂ©, plomberie, isolation, placo, revĂȘtements, menuiseries, cuisine, salle de bain, chauffage⊠Et chaque poste peut rĂ©server des surprises.
Sur mon premier projet, jâai eu un dĂ©passement de budget dâenviron 20 000 âŹ. Ă lâĂ©chelle du chantier, cela reprĂ©sentait prĂšs de 40 Ă 50 % du budget initial. Autant dire que câĂ©tait Ă©norme.
La principale raison est toute simple : je nâavais pas identifiĂ© que lâensemble des baies vitrĂ©es de lâappartement devaient ĂȘtre remplacĂ©es. Pourquoi ? Parce que je nâavais pas suffisamment dâexpĂ©rience. Parce que je ne mâĂ©tais pas entourĂ© des bonnes personnes. Et surtout parce que je nâavais pas fait intervenir suffisamment de professionnels avant de prendre ma dĂ©cision.
Avec le recul, je pense que lorsquâon dĂ©bute et que lâon ne dispose pas encore dâun rĂ©seau fiable dâartisans, il faut systĂ©matiquement faire rĂ©aliser plusieurs devis. A minima trois. Et surtout, ne jamais choisir uniquement sur le prix.
Le moins cher nâest pas forcĂ©ment le plus compĂ©tent. Et le plus cher nâest pas forcĂ©ment le meilleur non plus. Il faut essayer de comprendre qui a rĂ©ellement pris le temps dâanalyser le projet et dâidentifier les risques.
Jâajouterais Ă©galement un point qui me paraĂźt indispensable aujourdâhui : toujours prĂ©voir une enveloppe dâalĂ©as. Ă titre personnel, je recommande au minimum 10 % du montant des travaux, et parfois davantage selon la nature du projet.
Ce qui est contre-intuitif, câest que ces alĂ©as sont souvent plus importants sur des rĂ©novations partielles que sur des rĂ©novations complĂštes. Lors dâune rĂ©novation totale, lâartisan dĂ©monte gĂ©nĂ©ralement tout, voit lâensemble des problĂ©matiques et les intĂšgre dans son devis. Ă lâinverse, lorsquâon ne touche quâĂ certaines parties du logement, les mauvaises surprises apparaissent souvent en cours de chantier.
Au final, jâai compris quâun budget travaux nâest jamais une science exacte. Lâobjectif nâest pas dâavoir raison Ă lâeuro prĂšs. Lâobjectif est dâavoir suffisamment anticipĂ© les risques pour quâune mauvaise surprise ne mette pas en danger la rentabilitĂ© du projet.
Dans la continuitĂ© de lâerreur prĂ©cĂ©dente, jâai longtemps pensĂ© quâune bonne façon de rĂ©duire mon budget travaux Ă©tait tout simplement de faire les travaux moi-mĂȘme.
Sur le papier, le raisonnement paraĂźt logique. Si un artisan facture plusieurs milliers dâeuros pour une prestation et que vous pouvez la rĂ©aliser vous-mĂȘme, vous Ă©conomisez immĂ©diatement cette somme.
Avec le recul, je pense quâil faut distinguer deux profils dâinvestisseurs. Le premier profil est celui du bricoleur. Celui qui sait dĂ©jĂ faire des travaux ou qui est capable dâapprendre rapidement.
Dans ce cas, rĂ©aliser une partie des travaux peut avoir du sens au dĂ©but. Dâabord parce que cela permet de rĂ©duire le budget. Ensuite parce que cela permet de mieux comprendre comment les artisans travaillent et de savoir si certains devis sont cohĂ©rents ou non.
En revanche, il faut garder deux choses en tĂȘte. La premiĂšre, câest que lorsque vous rĂ©alisez les travaux vous-mĂȘme, vous ĂȘtes seul responsable. Il nây a pas dâassurance dĂ©cennale. Il faut donc ĂȘtre particuliĂšrement prudent et Ă©viter les postes les plus risquĂ©s.
La seconde, câest que cette stratĂ©gie doit selon moi rester temporaire si votre objectif est de dĂ©velopper une vĂ©ritable activitĂ© dâinvestisseur. Ă un moment, il faut toujours comparer le taux horaire que vous Ă©conomisez sur les travaux avec le taux horaire que vous pourriez gĂ©nĂ©rer en cherchant un nouveau projet, en nĂ©gociant une acquisition ou en dĂ©veloppant votre activitĂ©.
Pour le second profil, celui qui nâest pas bricoleur, dont je fais partie, je pense quâil faut ĂȘtre encore plus prudent.
Personnellement, je suis trÚs mauvais bricoleur. Avec le recul, les seuls travaux que je conseillerais à ce type de profil sont les travaux de démolition et éventuellement certains travaux de finition.
La dĂ©molition est souvent le poste le plus physique, mais pas forcĂ©ment le plus technique. Ă condition bien sĂ»r dâĂȘtre accompagnĂ© au dĂ©part par des professionnels qui vous expliquent ce que vous pouvez ou non dĂ©molir. Lâobjectif nâest pas dâaller dĂ©couper une canalisation dâeau ou dâabattre un mur porteur.
Ensuite, il reste les travaux de finition : peinture, pose de parquet stratifiĂ© ou petits amĂ©nagements. Lâavantage de ces postes, câest quâune erreur aura gĂ©nĂ©ralement des consĂ©quences limitĂ©es.
Un parquet mal posĂ© ou une peinture imparfaite peuvent ĂȘtre disgracieux. Une installation Ă©lectrique mal rĂ©alisĂ©e ou une plomberie dĂ©fectueuse peuvent devenir beaucoup plus problĂ©matiques.
Câest pour cette raison que je pense quâil faut toujours adapter les travaux rĂ©alisĂ©s soi-mĂȘme Ă son niveau rĂ©el de compĂ©tence.
Dans mon cas, je suis probablement un exemple assez extrĂȘme. MĂȘme la peinture ou la pose de sol ne sont pas des sujets sur lesquels je prends le risque dâintervenir.
Cette erreur mâa surtout appris quâil ne faut pas confondre Ă©conomie et rentabilitĂ©. Ăconomiser 1000 ⏠de travaux peut sembler intĂ©ressant. Mais si cela vous fait perdre plusieurs semaines ou plusieurs mois sur votre prochain projet, lâopĂ©ration nâest pas forcĂ©ment gagnante.
Ăvitez surtout de faire des travaux durant le chantier : la coordination avec les artisans sera trĂšs compliquĂ©e. Faites les travaux au dĂ©but ou Ă la fin du chantier.
Vous lâavez dĂ©jĂ vu dans les erreurs prĂ©cĂ©dentes, jâai commencĂ© mon parcours avec un bagage thĂ©orique qui Ă©tait largement supĂ©rieur Ă la moyenne. Et honnĂȘtement, cela mâa Ă©normĂ©ment aidĂ©.
Jâai Ă©vitĂ© certaines erreurs, jâai compris plus vite des notions financiĂšres, fiscales ou liĂ©es au financement et cela mâa probablement permis de progresser plus rapidement que si jâĂ©tais parti de zĂ©ro.
Mais cette thĂ©orie mâa aussi jouĂ© des tours. Parce quâĂ lâĂ©poque, je sous-estimais fortement lâimportance du terrain et de lâexpĂ©rience.
Je pense que câest assez frĂ©quent quand on dĂ©bute. On a tendance Ă croire quâune fois quâon a lu suffisamment de livres, regardĂ© suffisamment de vidĂ©os ou suivi suffisamment de formations, on maĂźtrise le sujet. Puis les annĂ©es passent et on se rend compte que lâon sait finalement beaucoup moins de choses que ce que lâon imaginait.
La premiĂšre raison est simple : certaines choses ne sont tout simplement pas enseignĂ©es. Non pas parce que les formations sont mauvaises, mais parce quâil est impossible de tout couvrir.
Prenons lâexemple des travaux. Vous pouvez suivre une excellente formation sur lâinvestissement immobilier, mais elle ne pourra jamais entrer dans le dĂ©tail de tous les corps de mĂ©tier du bĂątiment, de toutes les pathologies possibles sur un immeuble ou de toutes les situations que vous rencontrerez un jour sur un chantier.
Il existe une multitude de sujets trop spĂ©cifiques pour ĂȘtre enseignĂ©s de maniĂšre exhaustive. Et surtout, certains problĂšmes ne se rencontrent quâune seule fois dans une carriĂšre.
La deuxiĂšme raison est encore plus importante : lâexpĂ©rience.
Avec le temps, vous accumulez des situations qui vous permettent de rĂ©agir diffĂ©remment. Aujourdâhui, je gĂšre beaucoup mieux un conflit avec un artisan que lorsque jâai commencĂ©. Non pas parce que jâai lu un livre sur la gestion des conflits. Mais simplement parce que jâen ai vĂ©cu plusieurs.
Jâai dĂ©jĂ eu des retards, des malentendus, des dĂ©saccords sur des devis ou des prestations. Chaque situation mâa permis dâapprendre quelque chose. Et ça, aucune formation ne peut rĂ©ellement vous le transmettre.
Il y a un dernier aspect que beaucoup dâinvestisseurs sous-estiment : le rĂ©seau.
On peut rejoindre des clubs dâinvestisseurs, obtenir des recommandations ou rĂ©cupĂ©rer les coordonnĂ©es de bons professionnels. Câest utile. Mais cela ne remplace jamais une relation construite au fil du temps.
Lorsque vous avez dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© trois ou quatre projets avec le mĂȘme artisan, le mĂȘme notaire, le mĂȘme banquier ou le mĂȘme agent immobilier, une confiance se crĂ©e naturellement. Cette confiance devient progressivement un avantage concurrentiel.
Avec le recul, je pense que la thĂ©orie est indispensable pour dĂ©marrer. Mais elle ne remplace ni le terrain, ni lâexpĂ©rience, ni le rĂ©seau.
Câest une erreur que lâon rencontre gĂ©nĂ©ralement un peu plus tard dans son parcours dâinvestisseur. Dâailleurs, sauf exception, je ne recommande pas de commencer par des projets qui nĂ©cessitent des autorisations dâurbanisme.
Les autorisations dâurbanisme peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires dans de nombreux cas : division dâun bien en plusieurs logements, changement de destination dâun local commercial en habitation, extension, modification de façade, crĂ©ation dâouvertures, extension ou construction.
Dans la majorité des cas, vous serez confrontés soit à une déclaration préalable, soit à un permis de construire.
Ce que jâavais sous-estimĂ© au dĂ©part, ce ne sont pas les dĂ©lais thĂ©oriques affichĂ©s par lâadministration. Ce sont tous les dĂ©lais annexes qui gravitent autour du dossier.
La plupart des investisseurs regardent uniquement le dĂ©lai dâinstruction annoncĂ© sur le papier. En rĂ©alitĂ©, ce nâest quâune partie du calendrier.
La premiĂšre Ă©tape consiste dĂ©jĂ Ă rĂ©aliser le dossier. Et cela peut ĂȘtre beaucoup plus long quâon ne lâimagine. Ă lâheure oĂč jâĂ©cris ces lignes, un architecte travaille sur un permis de construire qui nâest pourtant pas un projet particuliĂšrement complexe. MalgrĂ© cela, nous avons dĂ©jĂ presque deux mois de travail sur la constitution du dossier.
Ensuite viennent les Ă©changes avec lâadministration. Dans la pratique, il est frĂ©quent de recevoir des demandes de piĂšces complĂ©mentaires ou des demandes de modification. Vous allez alors effectuer plusieurs allers-retours avec la mairie, parfois avec les Architectes des BĂątiments de France lorsque le projet est situĂ© dans un secteur protĂ©gĂ©.
Selon les cas, cela peut facilement ajouter un ou deux mois supplémentaires.
Puis arrive le dĂ©lai de recours des tiers. Pendant cette pĂ©riode, les voisins ou les personnes ayant un intĂ©rĂȘt Ă agir peuvent contester lâautorisation obtenue.
Pour sĂ©curiser ce dĂ©lai, il faut gĂ©nĂ©ralement rĂ©aliser trois constats dâaffichage par commissaire de justice. Cela reprĂ©sente Ă la fois un coĂ»t supplĂ©mentaire et du temps supplĂ©mentaire.
Une fois ce dĂ©lai terminĂ©, il faut encore attendre le dĂ©lai de non-retrait administratif. Pendant cette pĂ©riode, la mairie conserve la possibilitĂ© de revenir sur lâautorisation quâelle a accordĂ©e.
Et ce nâest toujours pas terminĂ©.
Sur les opĂ©rations importantes, les banques demandent souvent que lâensemble de ces dĂ©lais soit purgĂ© avant de dĂ©bloquer le financement ou avant la signature dĂ©finitive. Elles demandent gĂ©nĂ©ralement les constats dâaffichage, la purge des recours des tiers, la purge du dĂ©lai de retrait ainsi quâune attestation de la mairie confirmant que lâensemble de ces dĂ©lais est bien expirĂ©.
Et cette attestation peut parfois prendre plusieurs semaines supplĂ©mentaires Ă ĂȘtre obtenue.
Au final, lâerreur que jâai commise a Ă©tĂ© de raisonner uniquement en fonction des dĂ©lais principaux. Or, sur les projets soumis Ă lâurbanisme, ce sont souvent les dĂ©lais annexes qui prennent le plus de temps.
Aujourdâhui, lorsque je signe une promesse de vente sur une opĂ©ration de ce type, je prĂ©vois systĂ©matiquement une marge de sĂ©curitĂ© importante dans mes conditions suspensives et dans mon calendrier.
Parce quâen matiĂšre dâurbanisme, le problĂšme nâest gĂ©nĂ©ralement pas dâobtenir lâautorisation. C'est souvent le temps nĂ©cessaire pour pouvoir lâutiliser rĂ©ellement.
Câest une erreur qui peut sembler anodine lorsquâon prĂ©pare un projet, mais qui peut rapidement reprĂ©senter plusieurs milliers dâeuros.
Que ce soit pour un investissement locatif ou pour une opĂ©ration dâachat-revente, jâai longtemps eu tendance Ă considĂ©rer le mobilier comme un poste secondaire. Dans ma tĂȘte, les gros sujets Ă©taient lâacquisition, les travaux, le financement ou encore la fiscalitĂ©.
Les meubles passaient au second plan. Je me disais que je les financerais en fonds propres au moment venu.
Le problĂšme, câest quâon sous-estime presque toujours le budget nĂ©cessaire pour meubler correctement un appartement.
Aujourdâhui, lorsquâun locataire visite un logement, les Ă©lĂ©ments qui ressortent le plus sont gĂ©nĂ©ralement la cuisine, la salle de bain, le coin nuit lorsquâil sâagit dâune petite surface, la dĂ©coration et surtout les rangements.
Or, pour avoir suffisamment de rangements, il faut investir dans du mobilier adaptĂ© et rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement Ă lâamĂ©nagement.
On ne peut pas espérer créer un appartement de qualité avec quelques meubles achetés à la derniÚre minute.
Je vois encore beaucoup dâinvestisseurs qui prĂ©voient 2000 ou 2500 ⏠pour meubler et dĂ©corer entiĂšrement un appartement de 40 mÂČ. Dans la pratique, câest extrĂȘmement compliquĂ© si lâobjectif est de proposer un logement agrĂ©able et cohĂ©rent.
Aujourdâhui, hors Ă©lectromĂ©nager, je considĂšre que mĂȘme sur une petite surface, il est difficile de descendre sous les 3000 ⏠de mobilier et de dĂ©coration. Sur un appartement dâenviron 40 mÂČ, un budget de 4000 Ă 5000 ⏠me paraĂźt beaucoup plus rĂ©aliste si lâon souhaite obtenir un rĂ©sultat qualitatif.
Ă cela, il faut ajouter lâĂ©lectromĂ©nager. Une cuisine complĂšte, avec rĂ©frigĂ©rateur, plaque de cuisson, four, micro-ondes, machine Ă laver et les diffĂ©rents Ă©quipements nĂ©cessaires, reprĂ©sente rapidement 2000 ⏠supplĂ©mentaires.
Au final, ce poste peut représenter une part importante du budget global.
Imaginons que vous ayez dĂ©jĂ subi un dĂ©passement de budget travaux, quelques semaines de retard de chantier et davantage dâintĂ©rĂȘts intercalaires que prĂ©vu. Si vous devez ensuite sortir plusieurs milliers dâeuros supplĂ©mentaires pour meubler le logement, votre trĂ©sorerie peut fondre beaucoup plus vite que prĂ©vu.
Le plus frustrant, câest que cette erreur est probablement lâune des plus simples Ă Ă©viter.
Il suffit de prĂ©parer son budget Ă lâavance. Lorsque je travaille aujourdâhui sur un projet, je fais rĂ©guliĂšrement un panier complet chez Ikea avant mĂȘme le dĂ©marrage du chantier. Cela me permet dâavoir une estimation rĂ©aliste du coĂ»t final.
Et câest souvent Ă ce moment-lĂ que lâon rĂ©alise le nombre dâĂ©lĂ©ments nĂ©cessaires pour meubler correctement un logement. Quand on souhaite proposer un appartement vĂ©ritablement clĂ© en main, ce ne sont pas dix ou vingt articles quâil faut acheter. On se retrouve parfois avec plusieurs centaines de rĂ©fĂ©rences entre le mobilier, la dĂ©coration, les luminaires, les Ă©quipements de cuisine, les accessoires de rangement ou encore le linge de maison.
Ce poste est rarement celui qui fait Ă©chouer un projet Ă lui seul. En revanche, il sâajoute souvent Ă toutes les autres petites erreurs de prĂ©vision. Et ce sont justement ces petites erreurs accumulĂ©es qui finissent par crĂ©er les plus gros problĂšmes de trĂ©sorerie.
Câest probablement lâune des croyances qui mâa fait perdre le plus de temps lorsque jâai commencĂ© Ă investir.
Ă lâĂ©poque, on entendait souvent le mĂȘme discours sur Internet : trouvez un bien avec un trĂšs bon rendement, un loyer supĂ©rieur Ă la mensualitĂ© du crĂ©dit, et la banque suivra forcĂ©ment.
Il faut reconnaĂźtre quâil y avait une part de vĂ©ritĂ© il y a quelques annĂ©es. Ă lâĂ©poque du calcul diffĂ©rentiel, certains projets trĂšs rentables avaient effectivement un impact limitĂ© sur le taux dâendettement de lâemprunteur. Il Ă©tait donc parfois possible dâenchaĂźner les acquisitions plus facilement.
Aujourdâhui, les rĂšgles ont largement Ă©voluĂ©. Et câest lĂ que jâai commis une erreur de raisonnement.
Je pensais quâun excellent projet pouvait compenser un dossier emprunteur moyen. En rĂ©alitĂ©, câest souvent lâinverse.
Pour une banque, le critĂšre principal nâest gĂ©nĂ©ralement pas le rendement du projet. Câest le porteur de projet : ses revenus, son Ă©pargne, son expĂ©rience, sa stabilitĂ© professionnelle, son endettement et sa gestion financiĂšre globale.
Le rendement du projet reste évidemment important, mais il passe souvent aprÚs ces éléments.
J'avais notamment identifiĂ© un projet qui affichait une rentabilitĂ© trĂšs Ă©levĂ©e. Sur le papier, lâopĂ©ration Ă©tait excellente. Le problĂšme, câest quâĂ cette pĂ©riode-lĂ , je disposais de trĂšs peu de trĂ©sorerie et mon niveau dâendettement Ă©tait dĂ©jĂ important.
Malgré cela, je continuais à penser que le rendement du projet allait convaincre la banque.
Avec le recul, cela nâavait aucun sens.
Heureusement, le projet ne sâest pas fait. Mais si jâĂ©tais allĂ© jusquâau bout, jâaurais probablement fait perdre plusieurs mois Ă tout le monde : au vendeur, Ă lâagent immobilier, Ă la banque et Ă moi-mĂȘme.
Aujourdâhui, jâaborde les choses dans lâordre inverse.
Avant mĂȘme de chercher un bien, jâessaie de comprendre prĂ©cisĂ©ment ma capacitĂ© de financement. Je discute avec les banques. Je fais rĂ©aliser des simulations. Jâidentifie les montants que je peux raisonnablement emprunter et les critĂšres qui seront analysĂ©s.
Une fois ce cadre défini, je cherche les projets qui correspondent à cette capacité.
Cette approche est beaucoup plus efficace. Elle évite de perdre du temps sur des opérations qui ne pourront jamais aboutir.
Et voilà pour cette édition qui, je l'espÚre, vous aidera à anticiper de futures erreurs.
Cela ne sera pas une solution magique, depuis le début de mon parcours, j'ai toujours eu accÚs à énormément d'informations théoriques et de retours d'expérience terrain.
MalgrĂ© cela, il faut parfois se prendre soi-mĂȘme des murs pour en tirer les leçons !
Si vous avez des questions à propos de cette édition, j'y répondrai avec plaisir par retour de mail ou bien directement en me contactant sur mon LinkedIn.
Ă bientĂŽt,
Enzo.