Snow Report - Tous les dimanches

💼 3 de mes actions préférées dans mon portefeuille

🏎️ Le pari d'Apple dans la F1

Le 06/07/2025

par 

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

🌤️ La météo des marchés 👉 Les marchés américains plutôt en forme. 💼 [MY-PORTFOLIO] Un point sur 3 actions de mon portefeuille que j'aime beaucoup actuellement. Comment se portent Lemonade, Robinhood et Costco en ce milieu d'année 2025 ? Quelques commentaires pour vous expliquer pourquoi j'ai toujours confiance en ces entreprises. 📊 [MID-YEAR] J.P. Morgan Research vient de publier ses prévisions pour la seconde moitié de 2025, avec un ralentissement économique mondial attendu, mais des opportunités d'investissement intéressantes. Comment diversifier votre portefeuille face à cette incertitude ? Quelles sont les perspectives pour les actions américaines, les obligations, l'or et le dollar ? Focus sur les recommandations spécifiques pour protéger et faire croître vos investissements dans ce contexte volatil. 🏎️ [F1] Apple a investi 350 millions de dollars dans "F1 The Movie", un film qui pourrait être bien plus qu'un simple divertissement. Pourquoi la firme à la pomme s'intéresse-t-elle tant à la Formule 1 ? Comment ce film pourrait servir de vitrine technologique pour l'expérience immersive que pourrait offrir l'Apple Vision Pro ? Focus sur la stratégie d'Apple pour révolutionner la diffusion sportive et potentiellement acquérir les droits média de la F1.🌤️

📰 Snow Report : Météo des marchés, analyse approfondie d’une action et décryptage de deux grosses actus économie et tendances.

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Hey Snowballers,

Ici Yoann. J'espère que vous passez une bonne fin de week-end ou un bon début de semaine.

Nous avons déjà dépassé le milieu de l'année, donc je voulais faire un petit point sur mon portefeuille perso en vous partageant 3 de mes actions préférées et essayer de voir à quoi va ressembler le paysage économique de ce second semestre grâce à un rapport super intéressant de J.P. Morgan. On terminera par une analyse de tendance qui pourrait placer Apple au centre de la F1.

💌 Pour rappel, nous avons lancé une nouvelle newsletter gratuite à destination des pros de la gestion de patrimoine : 80/20. Deux fois par mois, on vous partage les actus du secteur, un produit financier qu'on trouve intéressant pour vos clients et des méthodes et outils pour booster vos revenus et améliorer votre relation client. Bonus : une section dédiée pour voir comment utiliser l'IA dans le secteur de la gestion de patrimoine. Par ici pour s'inscrire.

Je laisse maintenant le micro à Mathieu et tx pour la météo des marchés et je vous retrouve juste après pour la section finance.

Yoann ❤️

Outre-Atlantique, c’est l’adoption de la fameuse Big Beautiful Bill de Donald Trump qui a marqué l’actualité. En toile de fond, nous avons aussi eu un retour des droits de douane et des indicateurs économiques meilleurs que prévu. En Europe, peu de choses à signaler, si ce n’est la crainte d’une hausse des droits de douane, faute d’accord à l’horizon.

Aux États-Unis, le budget adopté par Trump vise à baisser massivement les impôts pour relancer l’économie, au prix d’un creusement certain de la dette dans un premier temps. Les marchés ont salué la mesure, mais l’ampleur de l’endettement à venir soulève beaucoup d’incertitudes. Les taux à 10 ans américains remontent légèrement, sans retrouver leurs pics du début d’année.

Trump a aussi ravivé les tensions commerciales, à l’approche du 9 juillet, alors que les négociations piétinent. Un accord a été annoncé avec le Vietnam (droits limités à 20 %), mais les investisseurs attendent surtout des avancées avec des zones plus stratégiques, comme l’Europe.

Côté chiffres aux États-Unis, l’emploi de juin reste solide, les indices PMI et ISM rassurent, même si les créations d’emplois non agricoles ont déçu. Peu importe : une mauvaise nouvelle alimente les espoirs de baisse des taux, une bonne confirme la solidité de l’économie. Bref, tout est interprété positivement.

Au final, on reste dans le flou sur l’effet réel du budget, sur l’ampleur des droits de douane, leur impact inflationniste, la trajectoire économique américaine, les taux… et le sort de Jerome Powell.

Malgré ce brouillard, le S&P 500 a battu un nouveau record. Le marché parie sur un bilan globalement positif de toute cette actualité.

Un élément à surveiller : la nette baisse du dollar (notamment face à l’euro), reflet d’un doute généralisé sur la trajectoire des États-Unis (dette, croissance, rôle du dollar). Un vrai risque pour les portefeuilles non couverts contre le risque de change.

Au Royaume-Uni, les marchés obligataires ont vacillé après des propos ambigus du Premier ministre sur son soutien à Rachel Reeves, ministre des Finances. Keir Starmer a dû intervenir pour réaffirmer sa confiance, ce qui a calmé les marchés. Le traumatisme Liz Truss de 2022 reste dans tous les esprits.

Mathieu

Semaine très stable sur le marché crypto qui finit en baisse de 0,33 %. Bitcoin a brièvement dépassé les 110 000 $ avant de s’établir autour des 108 000 $. Les altcoins sont tout aussi stables puisque le TOTAL2, qui mesure la capitalisation totale des altcoins, affiche une baisse de seulement 0,36 %. L’ether finit quant à lui en légère hausse de 0,45 %.

Les ETF BTC et ETH continuent d’accumuler des actifs, montrant l’intérêt toujours plus important des acteurs institutionnels.

Si vous lisez régulièrement ces analyses du dimanche, vous savez déjà ce que je vais dire : on se trouve actuellement dans une phase de contraction du marché caractérisée par une réduction de la volatilité. C’est comme un ressort que l’on écrase, puis qu'on libère. Le prix s’écrase et bouge de moins en moins (ce qu’il se passe actuellement) puis à un moment donné, la tension se relâche, ce qui génère un mouvement haussier ou baissier important. Il faut s’attendre à ce que ce genre de mouvement se produise dans les semaines à venir.

Du côté des news, il s’est passé pas mal de choses très intéressantes :

  • Lors de la conférence EthCC à Cannes, Robinhood a dévoilé une stratégie ambitieuse pour intégrer la blockchain à ses services. Plus de 200 actions et ETF américains sont désormais tokenisés sur leur app via Arbitrum, avec une expérience utilisateur fluide et simple. D’ici la fin de l’année, l’objectif est d’atteindre les 2000 actifs tokenisés, y compris des actions de sociétés privées. Robinhood prévoit également de lancer la Robinhood Chain, un layer 2 basé sur Ethereum pour optimiser le trading de ces actifs tokenisés. Dans le même temps, ils ont aussi annoncé leur lancement dans plus de 30 pays européens ;
  • Quelques heures seulement avant la keynote de Robinhood, Kraken et Bybit ont annoncé leur intégration des xStocks. Il s’agit d’une soixantaine d’actions américaines tokenisées émises par Backed et 100 % collatéralisées par de véritables actions. Les xStocks sont aussi disponibles on-chain sur Solana, ce qui permet désormais d’acheter des actions depuis votre portefeuille crypto habituel sur des DEX comme Raydium ou Jupiter. Cela ouvre la voie à de nombreuses possibilités en DeFi comme des emprunts collatéralisés par des actions tokenisées et bien plus encore ;
  • Circle, l’émetteur de l’USDC, a fait une demande pour obtenir une licence bancaire de fiducie. Cela lui permettrait d’accéder directement au système de paiement de la Fed, facilitant les transferts d’USDC sans passer par des banques intermédiaires, et renforçant sa transparence. Cela fait suite à son entrée en bourse récente et le développement d’un cadre légal favorable aux stablecoins aux États-Unis ;
  • 80 000 BTC dormants (plus de 8 milliards de dollars) ont récemment été réactivés. La dernière fois qu’ils avaient bougé, c’était il y a plus de 14 ans lorsque BTC ne valait que 0,78 $. Ces mouvements ont alimenté les débats : s’agit-il d’un portefeuille hacké ? De BTC égarés puis retrouvés ? Ou simplement un investisseur très patient ? On n’en sait pas plus pour l’instant.

tx

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⏱ Temps de lecture : 6 minutes.

👩‍🏫 Ce que vous allez apprendre : un point sur 3 actions de mon portefeuille que j'aime beaucoup actuellement. Comment se portent Lemonade, Robinhood et Costco en ce milieu d'année 2025 ? Quelques commentaires pour vous expliquer pourquoi j'ai toujours confiance en ces entreprises.

Vu que nous sommes déjà au milieu de l'année, je voulais partager quelques updates sur quelques-unes des actions que je préfère dans mon portefeuille perso. Pour info, il s'agit d'actions que j'ai analysées ici également.

Je parlais de Lemonade pour la première fois en 2021 ici. Depuis, le cours de l'action a chuté de près de 70 % :

Mais ce n'est pas grave, je suis resté confiant et j'ai continué d'acheter. Je suis aujourd'hui dans le vert du coup :

Rien qu'en un an, le cours de l'action a grimpé de plus de 150 %.

Et je continue d'être confiant. Pour rappel, Lemonade est une compagnie d'assurance tech basée à New York. Fondée en 2015, elle opère aux États-Unis, en Europe et au Royaume-Uni. Elle propose toute une gamme d'assurances : locataires (je suis moi-même client pour mon appart'), propriétaires, animaux de compagnie, auto et vie.

La particularité de Lemonade ? Elle mise tout sur l'intelligence artificielle pour simplifier la vie de ses clients et son efficience interne. Avec ses petits robots IA comme Maya (qui s'occupe de l'inscription) et Jim (qui traite les réclamations), l'entreprise peut émettre des polices et régler des sinistres en quelques secondes seulement. Fini la paperasse qui prend des heures. Cette approche high-tech permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi d'offrir une expérience client bien plus fluide et agréable.

Pourquoi je suis toujours confiant ? L'entreprise affiche une croissance solide avec une progression du chiffre d'affaires prévue à 28 %, ce qui dépasse largement la médiane du secteur fixée à 6 %.

De plus, son expansion dans le marché de l'assurance auto est réussie et booste le cross-selling (le fait de vendre d'autres produits en plus du produit principal) et donc les revenus par utilisateur.

Actuellement, l'entreprise n'est toujours pas rentable, mais l'utilisation de l'IA et l'automatisation via la tech permettent d'améliorer l'efficacité comme je disais, et elles devraient permettre d'atteindre l'équilibre d'ici 2026. Si (et quand) l'entreprise atteindra l'équilibre financier, le cours de son action devrait exploser.

Par contre, les risques sont toujours présents : l'entreprise pourrait ne jamais atteindre la rentabilité, la concurrence est féroce et les catastrophes naturelles comme les feux de Los Angeles peuvent brider sa croissance.

C'est en février dernier (2025) que j'analysais pour la première fois Robinhood ici. Depuis, le cours de l'action a augmenté de plus de 50 % et de plus de près de 140 % depuis le début de l'année :

Et de mon côté, je fais un petit DCA régulier (des achats récurrents) :

Et je suis toujours hyper confiant, surtout après les grosses annonces de cette semaine comme l'a évoqué tx dans la météo des marchés.

Pour rappel, Robinhood est une plateforme de services financiers basée à Menlo Park, dans la Silicon Valley, avec une mission claire : démocratiser la finance pour tous. Créée en 2013, Robinhood a complètement bousculé le monde du courtage en proposant des transactions sans commission (idée qui a été largement copiée ensuite).

La plateforme permet à ses utilisateurs d'investir dans plein d'instruments financiers : actions, ETF, options, or, cryptos, et même des actions tokenisées depuis peu (des actions cotées en bourse, mais aussi dans des startups comme OpenAI ou encore SpaceX prochainement). D'ailleurs je glisse ça ici, mais voici un petit code de parrainage si vous voulez choper 20 € en cryptos (il faut déposer au moins 20 € avant le 8 juillet).

Mais alors, pourquoi j'ai toujours confiance en Robinhood ?

L'entreprise affiche une rentabilité impressionnante avec une marge brute de 91 % et une marge nette de 49 %, toutes deux bien au-dessus des moyennes du secteur. En gros, Robinhood sait vraiment bien transformer ses revenus en bénéfices. Chapeau !

L'action est on fire avec une performance sur un an de 305 %, qui pulvérise littéralement la médiane du secteur à 22 %. C'est le signe d'une confiance en béton des investisseurs dans l'avenir de l'entreprise.

De plus, la transformation de l'entreprise en super-app financière séduit un public de plus en plus varié (y compris un public plus âgé grâce à son offre de robo-advisor).

Finalement, les initiatives comme Robinhood Gold (offre premium via abonnement) et ses nouveaux outils de trading, alimentent une rentabilité durable.

Mais tout n'est pas rose :

  • L'expansion internationale pourrait être plus difficile que prévu et tirer les résultats vers le bas ;
  • L'entreprise dépend encore trop des revenus liés aux cryptos, donc un bear market pourrait lui faire très mal.

C'est en avril 2020 que je parlais pour la première fois de Costco dans cette newsletter. Depuis, le cours de l'action a augmenté de plus de 210 % :

Moins de mon côté forcément, vu que je fais du DCA :

Et je suis toujours extrêmement optimiste pour cette entreprise qui est sur un business bien moins risqué que les deux premières actions citées aujourd'hui.

Costco, fondée en 1976 et basée à Issaquah dans l'État de Washington, fonctionne comme un club-entrepôt accessible uniquement aux membres (comme METRO qui est un peu plus connu chez nous). L'entreprise propose une large gamme de produits de marque et de marques de distributeurs dans diverses catégories : alimentation, électronique, santé et beauté, bricolage, vêtements et même de l'or ou encore des bagues de fiançailles.

En plus de cela, comme beaucoup d'autres acteurs, Costco offre toute une palette de services avec ses stations-service, pharmacies, centres optiques, restaurants et centres de montage de pneus.

Il existe actuellement 914 Costco dans le monde (seulement 2 en France).

Pourquoi j'aime Costco ? La proposition de valeur de Costco repose sur son modèle de membership exclusif qui permet d'offrir des produits de qualité à prix mini en fonctionnant avec des marges serrées, mais des énormes volumes. Cette stratégie est renforcée par sa marque maison Kirkland Signature, réputée pour son excellent rapport qualité-prix. L'entreprise cultive la fidélité de ses clients grâce à son programme de membership qui affiche un taux de renouvellement impressionnant. Sa capacité à proposer des prix attractifs s'appuie aussi sur une chaîne d'approvisionnement ultra-efficace et une stratégie de distribution smart, qui privilégie l'approvisionnement local quand c'est possible pour réduire les coûts et rester compétitif.

Actuellement, rien que grâce aux abonnements, Costco génère entre 4,8 et 6,5 milliards de dollars selon les sources et les méthodes de calcul. Cela ne représente que 2 % du chiffre d'affaires annuel (254,5 milliards de dollars en 2024), mais ces derniers contribuent à plus de 50 % du résultat opérationnel, car ils génèrent une marge quasi totale (quasiment aucun coût associé aux abonnements).

C'est grâce à ces abonnements que Costco affiche une rentabilité excellente, contrairement aux autres acteurs du secteur.

De plus, l'entreprise fait preuve d'une belle flexibilité financière avec un bilan solide comme un roc, ce qui lui permet d'investir dans sa croissance et de racheter ses propres actions, créant ainsi plus de valeur pour ses actionnaires (le prix d'une action tend à grimper quand une entreprise rachète ses propres actions, car l'offre diminue mécaniquement, donc le prix grimpe).

Selon moi, la stabilité des bénéfices et la croissance du nombre de membres de Costco en font un très bon choix pour les investisseuses et investisseurs long terme qui cherchent des rendements réguliers sans prendre trop de risques.

Cela dit, la valorisation actuelle de l'entreprise semble élevée et elle pourrait chuter si les investisseurs souhaitent prendre leurs profits. Le moindre ralentissement de la croissance pourrait provoquer une grosse chute de l'action (mais bon, si vous êtes là pour du long terme, c'est aussi une opportunité d'achat).

⏱ Temps de lecture : 5 minutes.

👩‍🏫 Ce que vous allez apprendre : J.P. Morgan Research vient de publier ses prévisions pour la seconde moitié de 2025, avec un ralentissement économique mondial attendu, mais des opportunités d'investissement intéressantes. Comment diversifier votre portefeuille face à cette incertitude ? Quelles sont les perspectives pour les actions américaines, les obligations, l'or et le dollar ? Focus sur les recommandations spécifiques pour protéger et faire croître vos investissements dans ce contexte volatil.

J.P. Morgan Research a récemment sorti un rapport qui fait un petit point en ce milieu d'année 2025 (déjà !). Je voulais vous partager les principaux insights et surtout comment cela pourrait impacter votre portefeuille. Allons-y !

Bon déjà, vous le savez, le paysage économique mondial est marqué par une incertitude persistante, alimentée par les évolutions des politiques commerciales (coucou Trump), les risques géopolitiques et une énorme volatilité macroéconomique. Mais même dans un tel environnement, beaucoup d'opportunités se dessinent.

Au premier semestre, les économies mondiales ont été extrêmement résilientes malgré tout ça. Mais J.P. Morgan Research anticipe un ralentissement généralisé de la croissance mondiale au second semestre, notamment à cause de nouvelles pressions inflationnistes aux États-Unis à cause des droits de douane. La probabilité d'une récession aux États-Unis est maintenue à un niveau élevé, environ 40 %.

Quel impact sur votre portefeuille ? Cette toile de fond suggère une volatilité accrue et la nécessité de rester vigilants. Comme d'hab', une diversification de votre portefeuille est nécessaire pour atténuer les risques liés aux chocs économiques régionaux ou sectoriels. Donc on ne met pas toutes ses billes aux États-Unis, on vise aussi l'Europe et les pays émergents (un ETF MSCI World permet de faire cela de façon simple). Cela dit, la résilience des entreprises, avec des marges bénéficiaires proches des records, devrait limiter les grosses chutes des marchés.

Malgré les incertitudes, J.P. Morgan Research s'attend à ce que le S&P 500 clôture l'année 2025 aux alentours de 6000 points (6279 actuellement), soutenu par une croissance des bénéfices à 2 chiffres des entreprises américaines.

Le gros problème, c'est que le marché est tiré vers le haut par très peu d'entreprises qui ont un business étroitement lié à l'IA et la tech. Tant que les investisseurs continuent de pousser ces secteurs vers le haut, les marchés américains continueront de grimper. Comme je le disais récemment dans un Daily Snow, les marchés hors États-Unis sont susceptibles de mieux performer, en particulier les actions dans des régions comme la zone euro, le Royaume-Uni et le Japon, le tout soutenu par un affaiblissement potentiel du dollar.

Quel impact sur votre portefeuille ? - Actions américaines : privilégiez les boîtes dans les secteurs de la tech et de l'IA, qui restent les principaux moteurs du marché. Surveillez attentivement les bénéfices. S'ils chutent, les investisseurs pourraient paniquer. - Diversification internationale : envisagez de renforcer vos positions aux marchés européens (via des ETF dans un PEA, par exemple) et asiatiques, en particulier dans des entreprises orientées vers les marchés intérieurs, qui pourraient bénéficier d'un dollar plus faible et de politiques fiscales accommodantes.

J.P. Morgan Research prévoit que la Fed (la banque centrale américaine) maintiendra ses taux jusqu'en décembre, avant une première baisse de 25 points de base, suivie d'autres baisses au début de 2026.

En revanche, les banques centrales des marchés émergents devraient continuer à réduire leurs taux, une démarche justifiée notamment (mais pas que) par une demande intérieure faible.

Quel impact sur votre portefeuille ? Attendez-vous à ce que les rendements à long terme restent à des niveaux relativement élevés aux États-Unis. Concentrez-vous sur les obligations à court terme si vous anticipez un assouplissement futur de la Fed. Les obligations des marchés émergents sont particulièrement attrayantes compte tenu des réductions de taux anticipées et des valorisations actuelles. En gros, vous pourriez voir le prix augmenter vu que le prix des obligations augmente quand les taux baissent.

J.P. Morgan Research nous dit que le dollar américain devrait continuer de chuter. Pourquoi ? Une croissance américaine modérée, un surinvestissement global dans les actifs américains, des politiques budgétaires et monétaires favorables à la croissance en dehors des États-Unis, et une probabilité accrue d'un affaiblissement structurel du dollar.

Du coup, les devises des marchés émergents et l'euro devraient surperformer le dollar.

Quel impact sur votre portefeuille ? Un dollar plus faible peut augmenter la valeur de vos investissements libellés en euros, livres sterling, yens ou devises des marchés émergents lorsque convertis en USD. De plus, l'appréciation attendue des devises des marchés émergents, combinée à des valorisations actuellement sous-estimées, rend les actifs de ces marchés particulièrement attrayants.

J.P. Morgan Research anticipe une fourchette de prix de 60 $ à 65 $ par baril pour le Brent au second semestre 2025, avec une cible de 60 $ en 2026. Ce scénario suppose que la situation au Moyen-Orient ne s'aggrave pas davantage, évidemment.

En revanche, la hausse spectaculaire de l'or devrait continuer. Les analystes prévoient un prix moyen de 3675 $/once au quatrième trimestre 2025 et une progression au-delà de 4000 $/once d'ici le deuxième trimestre 2026. Comme vous le savez, l'or est considéré comme une couverture optimale contre une combinaison unique de risques de stagflation, de récession, de dépréciation et de politiques américaines. En plus de ça, les achats continus des banques centrales et des investisseurs particuliers comme vous et moi soutiennent cette tendance.

Quel impact sur votre portefeuille ? Vous pourriez renforcer votre exposition à l'or pour diversifier votre portefeuille et vous protéger contre l'incertitude macroéconomique et les pressions inflationnistes.

Pour conclure, selon les expertes et experts de J.P. Morgan, le second semestre 2025 sera un exercice d'équilibre pour les investisseurs. Si la résilience économique et les fondamentaux d'entreprise sont encourageants, l'incertitude politique et géopolitique demeure un véritable risque qu'on ne peut pas ignorer.

Quelques principes clés pour votre portefeuille  🧺 Diversification : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Une allocation équilibrée entre différentes classes d'actifs et géographies est nécessaire. 📈 Qualité et croissance : comme d'hab' et comme je répète souvent, concentrez-vous sur les entreprises aux bilans solides et aux perspectives de croissance claires, en particulier celles qui s'appuient sur des tendances de long terme comme l'IA. 🛡️ Protection : considérez des actifs comme l'or comme une couverture contre les scénarios risqués.

⏱ Temps de lecture : 4 minutes.

👩‍🏫 Ce que vous allez apprendre : Apple a investi 350 millions de dollars dans F1 The Movie, un film qui pourrait être bien plus qu'un simple divertissement. Pourquoi la firme à la pomme s'intéresse-t-elle tant à la Formule 1 ? Comment ce film pourrait servir de vitrine technologique pour l'expérience immersive que pourrait offrir l'Apple Vision Pro ? Focus sur la stratégie d'Apple pour révolutionner la diffusion sportive et potentiellement acquérir les droits médias de la F1.

350 millions de dollars. C'est ce qu'a dépensé Apple pour produire et faire la promotion de son dernier film : F1 The Movie.

Cela fait plusieurs fois que je mentionne le fait qu'Apple a un gros coup à jouer avec la Formule 1 et notamment sur la partie divertissement x Vision Pro. On va justement explorer ça aujourd'hui.

Déjà, il faut savoir que le film est un énorme succès tant d'un point de vue commercial que du côté des critiques :

  • 144 millions de dollars récoltés lors du week-end d'ouverture. Un des meilleurs démarrages de l'année et le meilleur de la carrière de Brad Pitt ;
  • 83 % sur Rotten Tomatoes et 7,9/10 sur IMDb.

Un truc assez marrant : les vrais faux sponsors présents sur les véhicules, casques et combis de la fausse écurie APXGP (la team de Brad Pitt dans le film) ont rapporté 40 millions de dollars ! On retrouve des grosses boîtes américaines comme Expensify (un outil de gestion des dépenses et des reçus pour entreprise) ou encore GEICO, l'assurance auto (mais pas que) de Warren Buffett. Parenthèse fun fact terminée.

Beaucoup pensent qu'Apple a décidé de se lancer dans ce projet pour la fame et la notoriété. Je pense que cela va plus loin que ça et que c'est un sport sur lequel Apple souhaite s'appuyer pour développer les futurs abonnements liés à ses futurs Vision Pro.

Si vous avez vu le film, vous remarquerez qu'il est ultra-immersif. D'ailleurs, ce sont des ingénieurs Apple qui ont bossé sur les systèmes de caméras embarquées du film. Pas de CGI, ce sont de vraies images. Vous pouvez regarder cette vidéo si vous souhaitez en savoir plus sur ces systèmes de caméras embarquées.

Et selon moi, ce film est une sorte de vitrine de ce à quoi ressembleront les futures courses de F1 à l'intérieur des futurs Apple Vision Pro. Les ingénieurs ont déjà plein d'infos pour placer des caméras vu qu'ils l'ont déjà fait pour le film. Ce film est une sorte de proof of concept. Et en plus de ça, exactement comme Drive to Survive de Netflix a boosté l'audience aux États-Unis (doublé, pour être précis), ce film d'Apple va booster l'audience. Donc une audience qui augmente + un visionnage encore plus spectaculaire = potentiel élevé de revenus.

Actuellement, les broadcasters de F1 sont des entités comme ESPN ou encore Canal+ et ils contribuent fortement aux revenus de la Formule 1. Voici d'ailleurs les détails des revenus et des dépenses du Formula One Group qui est détenu par sa maison mère Liberty Media cotée en bourse :

14 % de marges opérationnelles, pas incroyable, mais pas mal ! Et surtout une amélioration de deux points de base entre 2023 et 2024.

Sur les 3,4 milliards de dollars de revenus générés en 2024, 33 % proviennent des droits des médias.

Alors que la F1 était un sport européen très vieillissant, Liberty Media qui a acheté la F1 en 2017 peut remercier Netflix qui a fait décoller les revenus (enfin en partie) grâce au docu-série Formula 1: Drive to Survive :

Selon un sondage YouGov, 1 fan de F1 sur 4 cite Drive to Survive comme une des raisons qui l'ont poussé à suivre la F1. Chaque Grand Prix rassemble environ 85 millions de spectateurs qui sont de plus en plus jeunes et de plus en plus en ligne qu'il y a quelques années.

Et ça se voit dans le cours de l'action aussi :

Et vous savez quoi ? Ça, ça plaît beaucoup à Apple.

D'ailleurs, le contrat des droits médias américains actuellement détenus par ESPN arrive à échéance à la fin de l'année et ESPN ne semble pas vouloir payer plus que 85 millions de dollars par an alors que Liberty Media souhaite bien plus.

Petite parenthèse : je viens de prendre mon Vision Pro à l'instant pour voir le teaser du film et je viens de me rendre compte qu'ils ont tourné un tour complet lors d'un entraînement de Brad Pitt en full immersion. Impressionnant et clairement un truc qu'on pourrait voir sur de véritables courses.

Revenons aux droits médias. Netflix, Amazon, NBC et Apple semblent intéressés. Mais je pense, comme beaucoup d'autres experts, que c'est Apple qui est la mieux placée pour décrocher les droits. Surtout après son investissement dans ce film (une suite est déjà en discussion).

Mon point de vue : comme je le disais il y a quelques mois ici (Comment Apple souhaite réinventer le streaming sportif), Apple fait la même chose avec la MLS (Major League Soccer). Si Apple arrive à faire de la captation immersive du foot, du basket, de la F1, et d'autres sports et qu'elle est la seule à avoir la technologie et les appareils pour la diffuser, elle pourrait vendre des quantités de son futur Vision Pro (ou Lite) moins cher et plus léger avec des abonnements Apple TV+ qui deviendront beaucoup plus intéressants qu'aujourd'hui. Affaire à suivre, mais je pense que la stratégie d'Apple est la bonne ici.

C'est tout pour aujourd'hui, si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas à répondre à ce mail.

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Passez une excellente soirée ou un bon début de semaine.

Yoann ❤️