Snow Report - Tous les dimanches

📲 Investir dans la pub mobile et le parmesan ?

La Norvège, la surprise du mondial de foot masculin, dont le modèle économique pourrait inspirer d'autres nations

Le 12/07/2026

par 

 ❤️

👩‍🏫

Ce que vous allez apprendre dans cet article

🌥️ La météo des marchés 👉 C'est assez mitigé. 📲 [PUB] AppLovin est l'une des plus belles histoires de la tech récente : une boîte de pub mobile devenue une machine à cash dopée à l'IA, dont l'action a été multipliée par plus de six en deux ans. Marges de 85 %, quasiment 6 milliards de dollars de free cash-flow attendus en 2026 et un nouveau moteur de croissance hors du jeu vidéo. On vous raconte l'histoire et on décortique la thèse d'investissement. 🇳🇴 [NORVÈGE] Hier soir, la Norvège affrontait l'Angleterre en Coupe du monde. OK, la Norvège a perdu, mais un match encore plus intéressant se joue hors du terrain : celui des modèles économiques. D'un côté, la Norvège et son fonds souverain à plus de 2000 milliards de dollars, championne du "capitalisme d'État" intelligent. De l'autre, une Angleterre qui a tout privatisé et n'a rien mis de côté. Et la France dans tout ça ? Avec une dette à 117 % du PIB, elle aurait bien des leçons à tirer du modèle nordique. 🧀 [PARMIGIANO] En Italie, on peut désormais financer une entreprise… avec du fromage. La plus vieille laiterie du pays vient de lever 10 millions d'euros en "pré-vendant" ses meules de parmesan en cours d'affinage à une banque. Derrière cette annonce un peu drôle se cache une petite tendance financière : transformer des stocks alimentaires à maturation longue en actifs mobilisables. Peut-on, en tant que particulier, investir dans le parmesan ? On décrypte le mécanisme, les rendements et les risques bien réels.

📰 Snow Report : Météo des marchés, analyse approfondie d’une action et décryptage de deux grosses actus économie et tendances.

Cette newsletter est gratuite pour tous (toutes) les abonné(e)s.

⏱️ Temps de lecture : 20 minutes

Hey Snowballers,

J'espère que vous allez bien et que vous avez passé un bon week-end. Un peu de déception de mon côté suite à la défaite de la Norvège face à l'Angleterre en Coupe du monde de football masculin (en plus, j'ai perdu mes points MPP à cause de ça 😅), mais bravo à l'Angleterre tout de même ! Justement, suite à ce match, j'ai voulu explorer le modèle économique norvégien dans la partie "économie" de cette semaine pour voir comment on pourrait appliquer certaines choses chez nous pour potentiellement améliorer notre modèle qui s'essouffle petit à petit…

Yoann ❤️

Certaines de ces éditions sont gratuites (🆓), d'autres font partie de l'offre Snowball Insights (🔍 6 € par mois ou 60 € par an) et d'autres de l'offre Snowball+ (✨ 9 € par mois ou 80 € par an).

La semaine a une nouvelle fois opposé deux forces. D’un côté, l’intelligence artificielle continue de soutenir les marchés américains grâce aux semi-conducteurs. De l’autre, le retour des tensions au Moyen-Orient a ravivé les craintes d’un choc pétrolier. Malgré cela, les investisseurs ont rapidement privilégié le scénario d’une crise limitée et d’une poursuite du cycle technologique.

La volatilité a été particulièrement marquée sur les fabricants de puces. Après un fort rebond porté par l’introduction en bourse de SK Hynix à Wall Street, le secteur a corrigé après les résultats de Samsung. Malgré un bénéfice record, les investisseurs ont jugé les performances insuffisantes, preuve que les valorisations actuelles laissent très peu de place à la déception.

Cette sélectivité s’observe dans l’ensemble de la technologie. Alors que le NASDAQ reculait, plusieurs grandes capitalisations comme Amazon, Alphabet, Meta et Microsoft ont mieux résisté. Les investisseurs privilégient désormais les acteurs les plus solides, tandis que les segments les plus spéculatifs concentrent l’essentiel de la volatilité. Même SpaceX a subi des prises de bénéfices après son entrée dans le NASDAQ-100.

Le principal facteur d’inquiétude est toutefois revenu du Moyen-Orient. Les frappes américaines contre des cibles iraniennes et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont fait remonter le pétrole et l’indice de volatilité VIX. Les marchés ont immédiatement intégré le risque d’un regain d’inflation lié à l’énergie.

Cette réaction est toutefois restée limitée. Les déclarations de Donald Trump laissant entrevoir une issue diplomatique ont rapidement détendu le pétrole et soutenu un rebond des actions. Les investisseurs semblent désormais considérer qu’aucune des deux parties n’a intérêt à un conflit régional durable.

Les banques centrales restent néanmoins au cœur des préoccupations. Les minutes de la dernière réunion de la Fed montrent des responsables plus partagés sur la durée du maintien de taux élevés. Le débat porte désormais moins sur une nouvelle hausse que sur le temps nécessaire avant un éventuel assouplissement.

Parallèlement, les banques centrales surveillent de plus en plus les effets économiques de l’intelligence artificielle. Les investissements massifs dans les infrastructures technologiques pourraient eux aussi alimenter certaines tensions inflationnistes, au même titre que l’énergie.

Enfin, l’introduction en bourse de SK Hynix a rappelé que l’appétit pour l’IA reste intact. La demande a largement dépassé l’offre, confirmant que les investisseurs continuent de privilégier les entreprises les mieux placées sur les infrastructures essentielles à cette révolution technologique.

Au final, les marchés restent dans le même équilibre. Chaque regain de tension géopolitique ravive la prudence, mais chaque signe de détente ou de solidité de l’IA fait rapidement revenir les acheteurs. Le principal risque reste désormais la combinaison d’un pétrole durablement élevé, de taux restrictifs et de valorisations technologiques toujours très exigeantes.

Mathieu

Le marché crypto connaît une légère stabilisation cette semaine tout en restant dans une dynamique baissière pour l’instant. Le bitcoin affiche une performance hebdomadaire de +0,3 %. L’ether s’en sort un peu mieux avec +2,5 %.

Cela va bientôt faire un an que la dominance de bitcoin sur le marché n’a presque pas bougé. Pour rappel, la BTC.D correspond à la part que représente la capitalisation de bitcoins dans la capitalisation totale du marché crypto. Au cours des dix dernières années, elle a énormément fluctué, allant de 35 % à 95 % selon que les liquidités se déplaçaient plutôt vers le bitcoin ou vers les altcoins. Depuis l’été dernier, elle est restée très proche des 60 %, signifiant une performance de bitcoin quasi identique au reste du marché.

Au cours des douze derniers mois, on a observé quelques performances importantes sur certains altcoins, mais globalement pas de direction claire pour l’ensemble, d’où une BTC.D stable. Aujourd’hui plus que jamais, l’investissement dans les altcoins s’apparente de plus en plus à celui dans les startups. Si cela permet d’obtenir des performances même dans des conditions de marché difficiles, cela signifie aussi que tous les altcoins ne performeront pas lors du prochain marché haussier. C’est peut-être l'occasion de vérifier que vous ne traînez pas des altcoins par habitude, mais qui n’ont plus lieu d’être dans votre portefeuille. 😉

Pour en revenir aux marchés, les investissements institutionnels sont à l’équilibre cette semaine avec des ETF et des crypto treasuries légèrement dans le positif. La bonne nouvelle, c’est l’annonce par Strategy de la vente de 3558 BTC (230 millions de dollars). Je dis "bonne nouvelle", car il y a quelques semaines, l’annonce de la vente de seulement 32 BTC avait fait plonger le marché entier de plus de 15 %. Cette fois, il a à peine dévié. L’action STRC aussi est restée stable. Il semble que le marché ait très vite accepté l’idée que Strategy puisse être géré de manière un peu plus dynamique.

C’est une très bonne chose, car au fond, Strategy est une société d’investissement dont le but est de maximiser la valeur pour ses actionnaires. Jusqu’ici, ils se comportaient plutôt comme un acheteur compulsif. Ce changement était nécessaire à la fois pour l’entreprise, mais aussi pour éviter une potentielle catastrophe sur les marchés. La confiance n’est néanmoins pas encore totalement revenue avec un STRC qui est toujours 13 % en dessous de son objectif. À suivre…

Du côté de la régulation américaine, des difficultés se font sentir autour du Clarity Act, qui peine à trouver sa place dans l’agenda législatif. La pause estivale du Congrès (en août) puis les élections de mi-mandat (en novembre) font craindre, au mieux des retards, au pire un possible abandon du projet si les républicains perdent leur majorité. Pour rappel, ce texte vise à clarifier les règles autour des cryptos, ce qui pourrait avoir un impact important sur les investissements privés dans le secteur.

Dans l’actu, voici ce qu’il s’est passé :

tx

Tu es à un flocon de débloquer cet article

Snowball Insights gratuit pendant 14 jours.

Déjà membre ? Connecte-toi