
📊 Meta et Nvidia toujours en grande forme
🫧 Est-ce que la bulle va éclater ? // 💰 Attention à la gestion pilotée de votre assurance vie
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 21 minutes
Partenaire qu’on 💓
🏡 Investir dès 100 € dans des murs commerciaux au cœur de l'une des rues les plus commerçantes de France, loués à une grande enseigne de parfumerie sur un bail neuf de 10 ans avec un TRI cible de 8 % sur 8 ans (et pour les Snowballers un bonus de 1,5 % la première année qui vous attend à la fin de cet encart) ? C'est la nouvelle opération de TANTIEM, à Metz.
Grâce à la magie de l'investissement fractionné, des milliers d'investisseurs peuvent financer ensemble un bien exceptionnel habituellement inaccessible en direct. En retour, ils perçoivent les loyers générés par le local ainsi que la plus-value potentielle à la revente. TANTIEM est une entreprise française qui a déjà accompagné plus de 6000 investisseurs (dont pas mal de Snowballers) et rend l'immobilier de qualité accessible à toutes et à tous. 🏢 L'actif : 467 m² de murs commerciaux rue Serpenoise, à Metz, au pied de l'ancien Printemps entièrement réhabilité par Nouveau Siècle (filiale de Bouygues Immobilier). Un emplacement no 1 en centre-ville, sur une artère piétonne rénovée en 2025, où la Fnac va s'installer à 200 mètres fin 2027. 📃 Un bail solide et récent. Bail commercial neuf de 10 ans dont 4 ans fermes, signé avec un type d'enseigne parmi les plus résistants du commerce de centre-ville : la parfumerie sélective (panier moyen élevé, forte fidélité, et une part de conseil en magasin qui résiste bien au e-commerce). Loyer versé par la maison mère, pas par un franchisé. 🛡️ Des garanties très solides. Hypothèque légale du prêteur de deniers (HLPD) : en cas de revente, les investisseurs sont remboursés en priorité. L'opération est financée sans levier bancaire, ce qui réduit le risque structurel. Tantiem est agréé AMF en qualité de PSFP (numéro FP-2025-03), et les flux sont sécurisés par Lemonway (banque dépositaire BNP). 📉 Les chiffres. Performance globale cible de 66 % sur 8 ans, avant fiscalité. Ticket d'entrée de 100 € à 200 000 €. 💸 Des frais parmi les plus bas du marché. 0 % de commission d'entrée (10 000 € placés = 10 000 € qui travaillent), 5 % de frais de gestion sur les loyers (contre ~15 % chez les SCPI les plus connues), et 15 % à la revente uniquement sur la plus-value, jamais sur le prix de vente. 🎁 L'inscription avec le code SNOW15 offre un boost de rendement de 1,5 % la première année sur la première souscription, soit 7,5 % de rendement en année 1 sur ce projet. 🙌
J'espère que vous allez bien et que vous êtes toutes et tous prêt(e)s pour la rentrée !
Comme une fois par mois, on ouvre les trois quarts du Snow Report à toute la communauté pour vous faire découvrir notre contenu prémium. Pour rappel, Snowball Insights, c'est :
- Le Snow Report qui analyse une ou plusieurs actions tous les dimanches + une analyse économique qui peut impacter votre portefeuille et une analyse de tendance pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit.
- L'accès au portefeuille des Snowpicks composés des meilleures actions que nous avons analysées depuis 6 ans (en hausse de +146 %) :
- L'accès à la communauté Snowball, des outils pour mieux gérer votre argent (gestion de budget, projets immos, tracker de portefeuille, etc.).
Tout ça pour 6 € par mois ou 60 € par an. Par ici pour s'abonner (2 semaines d'essai gratuites) :
Yoann ❤️
Certaines de ces éditions sont gratuites (🆓), d'autres font partie de l'offre Snowball Insights (🔍 6 € par mois ou 60 € par an) et d'autres de l'offre Snowball+ (✨ 9 € par mois ou 80 € par an).
- 💸 9 façons de perdre 10 000 € ; 🆓
- 📊 22 graphiques pour vous faire réfléchir ; 🆓
- ⏱️ Arrêtez d'échanger votre temps contre de l'argent 2/3 ; ✨
- 🛰️ GPS, cadastre, biens publics, socialisme et marchés : quels liens ? 🆓
- 🍏 Apple on fire, le luxe en pleine évolution ; 🔍
- 🛡️ Incident sur les portefeuilles Coldcard ; ✨
- 📊 On revient sur les 26 sets LEGO EOL 2025 analysés en 1 an ; ✨
- 🏡 #5 Comment réaliser une opération d'achat-revente ? Premiers aléas ! ✨
- 🚀 Microsoft, Google et Amazon en super forme. 🔍
Pas ce soir.
Mathieu
J’espère que vous avez passé un bon été ! En tout cas, les vacances sont finies sur le marché crypto.
Dans la dernière analyse de marché (le 9 août), j’évoquais l’arrivée prochaine d’un mouvement d’ampleur, conclusion logique de la forte latéralisation des 2 mois précédents. Le mouvement s’est finalement résolu à la hausse, offrant au passage à bitcoin la plus grosse performance hebdomadaire de son histoire : +14 872 $.
Mais le plus intéressant, c’est que cela nous offre enfin des perspectives de fin de marché baissier. Comme toujours, il faudra voir au cours des prochains mois si cela se confirme, mais les chances que ce soit bien le cas sont beaucoup plus importantes qu’on pouvait l’imaginer au début du mois d’août.
Naturellement, la performance de bitcoin a eu un effet similaire sur le reste du marché qui est en hausse de +23 % au cours des 2 dernières semaines. Pour citer quelques altcoins :
- l’ether est temporairement repassé au-dessus des 2500 $ ;
- Zcash (ZEC) a réalisé un nouveau sommet à 884 $ grâce à l’ouverture du premier ETF ZEC spot par Grayscale ;
- Hyperliquid (HYPE) a atteint un nouvel ATH à 85 $ avec l’espoir de déblocages réglementaires pour une ouverture prochaine aux investisseurs américains.
Du côté des investissements institutionnels, les ETF ETH ont subi un raz-de-marée de capitaux avec 800 millions de dollars ajoutés sur cette semaine uniquement. Strategy continue de vendre des actions MSTR pour renforcer sa réserve actuellement suffisante pour financer 3,9 années de dividendes de STRC et intérêts sur sa dette. La plus grosse bitcoin treasury a également continué le rachat de son action préférentielle STRC, qui s’est stabilisée autour de 97 $. Si le bitcoin est effectivement sorti de sa tendance baissière, STRC pourrait rapidement revenir vers les 100 $. En attendant, Strategy reste prudente et envisage peut-être de recommencer les achats de BTC vers la fin de l’année 2026.
En ce qui concerne les investisseurs particuliers, l’app Coinbase est brièvement repassée dans le top 250 des téléchargements avant de chuter aussi vite. Malgré ce changement de régime du marché, les réseaux sociaux restent indifférents, mais encore une fois, si cela se confirme dans les prochaines semaines, l’attention pourrait revenir très rapidement.
Dans l’actu, trois thèmes sont le plus ressortis ces dernières semaines : sécurité, tokenisation et régulation.
Sécurité : les entreprises derrière les portefeuilles SafePal et Trezor ont chacune été victimes d’une fuite de données dévoilant les informations personnelles (nom, prénom, adresse, téléphone et mail) de plusieurs dizaines de milliers de clients. Si vous êtes concernés, l’entreprise en question vous a normalement envoyé un mail. La carte crypto Avici a quant à elle été victime d’un hack qui a permis de dérober plus de 600 000 $ du solde des utilisateurs. Tous ont été remboursés.
Tokenisation : le sujet reste très chaud avec de nombreuses avancées. Le gestionnaire de fonds Franklin Templeton a annoncé prochainement intégrer des actifs tokenisés dans ses fonds traditionnels. Le NYSE (la bourse de New York) travaille activement à la création d’une plateforme pour échanger des actifs tokenisés.
Régulation : face aux difficultés rencontrées avec le Clarity Act, la CFTC et la SEC se tiennent prêtes à établir un cadre juridique clair pour permettre le développement du secteur aux États-Unis.
tx
⏱ Temps de lecture : 4 minutes.
🎯 L'essentiel : deux actualités majeures cette semaine. Meta solde pour 18 milliards de dollars le procès sur l'addiction des adolescents, et Nvidia s'offrirait Hugging Face pour 12,9 milliards. Dans les deux cas, la nouvelle est meilleure qu'elle en a l'air.
Commençons par Meta et son amende gigantesque (mais pas tant que ça, en fait).
Je ne sais pas si vous avez suivi les infos pendant vos vacances, mais le 26 août dernier, Meta a accepté de verser jusqu'à 18 milliards de dollars pour mettre fin aux poursuites de 29 États américains, dans un procès qui l'accusait d'avoir conçu Facebook et Instagram pour rendre les adolescents dépendants.
J'avais d'ailleurs parlé de ça dans un ancien Snow Report en indiquant que c'était peut-être le moment Big Tobacco (en référence aux procès contre les producteurs de cigarettes dans les années 90) des réseaux sociaux. J'écrivais à l'époque :
"On est au début d'un cycle juridique long, comparable dans sa structure (mais pas encore dans son ampleur) à celui du tabac d'il y a plusieurs décennies. Ça ne veut pas dire que Meta et Alphabet vont s'effondrer. Les revenus publicitaires digitaux ne vont pas disparaître. Mais le marché va intégrer une prime de risque juridique durable sur ces titres."
Et il semblerait que ce soit bien le cas, Meta ne va pas s'effondrer selon moi.
Un mot d'abord sur le mécanisme. Un settlement, ou accord transactionnel, est une entente négociée qui met fin à un procès avant le verdict. L'entreprise paie sans reconnaître sa responsabilité, ce que Meta a explicitement fait. L'accord reste soumis à l'approbation d'un juge.
Voici les termes, en gros :
- le paiement s'étale en fait sur 10 ans, en versements annuels. Ce n'est pas un one shot ;
- 12,19 milliards de dollars sont garantis, le solde d'environ 5,3 milliards dépend de conditions ;
- Meta provisionne environ 10 milliards de dollars de charge juridique au troisième trimestre 2026 ;
- la Californie touchera entre 1,5 et 2,1 milliards, le Massachusetts jusqu'à 516 millions.
En échange, Meta s'engage sur des mesures concrètes : 2 heures par jour maximum pour les moins de 18 ans, blocage entre minuit et 6 h, notifications limitées pendant les heures de cours, fil chronologique optionnel que les parents peuvent imposer par défaut, et suppression de l'affichage des likes pour les mineurs.
Comme on avait prévu, le marché a salué la nouvelle, avec un titre qui a grimpé jusqu'à 4 % dans la séance qui a suivi l'annonce. Why ? Trois raisons.
D'abord, un énorme risque a été évité. En effet, certains analystes évoquaient une exposition théorique allant jusqu'à 1400 milliards de dollars en cas de condamnation. Payer 18 milliards (dont 12,19 garantis), c'est peanuts à côté.
Ensuite, le poids de cette amende est vraiment faible pour Meta. Rapportés aux 201 milliards de dollars de revenus 2025 et étalés sur une décennie, ces versements représentent environ 1,2 milliard par an. Meta en génère davantage en une semaine… Oui, oui, une semaine.
Enfin, l'effet concurrentiel : Meta a publié une lettre ouverte appelant TikTok et YouTube à adopter les mêmes règles.
💡 Mon point de vue sur Meta Le marché (comme souvent) détestait cette incertitude bien plus que son coût. Un procès ouvert avec Zuckerberg à la barre et des dommages non chiffrables pesait sur la valorisation depuis des mois. Le titre s'échange autour de 17 fois les bénéfices attendus, contre une moyenne de 26 sur 10 ans, alors que le chiffre d'affaires progresse de 28 % et que la plateforme Advantage+ dépasse 75 milliards de dollars de revenus annualisés. Mais attention, ce qui fait aussi peur aux investisseurs, ce sont les investissements IA de 137,5 milliards en 2026 qui font passer le free cash-flow en négatif jusqu'en 2028. Pas d'inquiétude particulière à avoir selon moi. Il faut juste être patient.
Passons maintenant à Nvidia qui enchaîne avec un nouveau trimestre record et un rachat stratégique (d'une boîte fondée par des Français, en plus).
Commençons par les chiffres (juste incroyables) du deuxième trimestre de l'exercice 2027 (oui oui 2027, Nvidia est sur un calendrier fiscal un peu particulier). Le chiffre d'affaires atteint 96,22 milliards de dollars, en hausse de 106 % sur un an, avec 4 milliards de dollars au-dessus du consensus. Le bénéfice par action grimpe de 120 % à 2,22 $. La marge brute tient bon à 75 %.
Les data centers représentent 93 % des revenus et progressent de 117 %. La division destinée aux hyperscalers pèse à elle seule près de la moitié du chiffre d'affaires total, après avoir quasiment quadruplé en 2 ans. Nvidia a relevé sa prévision pour le trimestre suivant de 104,6 à 108 milliards de dollars, et devrait dépasser 400 milliards sur l'exercice. 400 MILLIARDS !!!
Puis est arrivée l'actu du 26 août. Selon The Information, Nvidia aurait accepté de racheter Hugging Face pour 12,9 milliards de dollars.
Hugging Face, fondée en 2016 par des Français, est le dépôt de référence des modèles d'intelligence artificielle en accès libre. On la surnomme "le GitHub de l'IA". Les développeurs y partagent et téléchargent des modèles, des jeux de données et des outils. Petite anecdote : l'entreprise avait refusé l'an dernier un investissement de Nvidia qui la valorisait 7 milliards (son prix a donc quasiment doublé en un an).
Autre petite anecdote : le basketteur américain Kevin Durant avait investi 250 000 $ dans Hugging Face (100 000 $ lors du tour d'amorçage et 150 000 $ lors de la série A). Cet investissement pourrait représenter environ 60 millions de dollars aujourd'hui. Bravo Kevin.
Mais alors pourquoi Nvidia veut racheter cette boîte ? Les grands laboratoires fermés, genre OpenAI et Anthropic, travaillent activement à réduire leur dépendance à Nvidia, l'un avec Broadcom, l'autre avec Samsung. De plus, les hyperscalers conçoivent leurs propres puces. Nvidia a donc intérêt à ce que l'écosystème open source prospère, car plus les modèles open source auront de succès, plus la demande se dispersera entre des milliers d'acteurs qui, eux, achètent des GPU sur le marché (donc ceux de Nvidia) plutôt que de les concevoir. L'opération arrive un mois après que Jensen Huang a publiquement défendu les modèles ouverts.
💡 Mon point de vue sur Nvidia Les fondamentaux restent exceptionnels, et la valorisation n'a rien d'une bulle (d'ailleurs, on reparle de ça dans la deuxième partie de cette newsletter) : 32 fois les bénéfices, contre une moyenne de 69 à 73 fois sur 5 ans. Le rachat de Hugging Face sécurise la demande là où Nvidia est la plus vulnérable, à savoir la volonté de ses plus gros clients de s'affranchir d'elle. Petite remarque de méthode pour celles et ceux qui ont déjà une grosse plus-value sur Nvidia : après une hausse de cette ampleur, Nvidia peut représenter une part disproportionnée de votre portefeuille. Alléger une fraction de la position en prenant des profits pour revenir à votre allocation cible (ou même au-dessus) reste une option raisonnable, sans rapport avec une opinion négative sur l'entreprise. Autre possibilité : revendre l'équivalent de votre investissement, comme ça tout le reste est du bonus. Attention à la fiscalité : Nvidia étant américaine, elle se loge sur un compte-titres où toute vente déclenche l'imposition à 31,4 %.
⏱ Temps de lecture : 3 minutes.
🎯 L'essentiel : Azeem Azhar et Nathan Warren publient leur tableau de bord actualisé sur la bulle IA. Verdict : aucun indicateur au rouge, deux en orange, le reste au vert. Toujours un boom, pas une bulle, mais la qualité du financement se dégrade et deux voyants pourraient passer au rouge courant 2027.

Azeem Azhar et Nathan Warren, dans leur newsletter Exponential View, suivent depuis septembre 2025 cinq indicateurs censés détecter une bulle avant qu'elle n'éclate. Leur mise à jour du 19 août 2026 confirme toujours que nous ne sommes pas (encore) dans une bulle.
La tension économique, qui mesure le poids des investissements IA sur l'économie américaine, se situe entre 0,86 % et 1,32 % du PIB selon la méthode de calcul, contre un seuil historique de 2 % associé aux phases tardives des cycles d'investissement dans d'autres bulles. Pour comparer, l'excès d'infrastructures ferroviaires avait dépassé 3,5 % du PIB américain dans les années 1870 et 1880. Les auteurs prévoient que cet indicateur passera au rouge fin 2027 si les engagements d'investissement continuent de grimper.
La tension du secteur, qui rapporte les investissements aux revenus générés, s'établit à 3,6 fois les revenus selon la nouvelle méthode, contre un seuil d'alerte historique de 6 fois et un pic de 10 fois pendant la bulle Internet des années 90. Cet indicateur devrait passer au vert courant 2027, porté par une croissance des revenus meilleure que prévu.
La dynamique des revenus reste le point le plus rassurant. Les revenus mondiaux de l'IA, hors Chine, ont doublé en seulement environ 6 mois, contre 0,66 par an en mars 2026. Sur les 12 mois à fin juillet 2026, ils atteignent 126 milliards de dollars, en hausse de 212 % sur un an. Si on zoome un peu, on voit que les prix par token, l'unité de texte facturée par les modèles d'IA, ont chuté de 67 % en 6 mois, tandis que les revenus grimpaient de 84 %.
Les valorisations sont repassées au vert. Le ratio cours-bénéfices du Nasdaq-100 est retombé de 33,4 à 29,4 depuis la dernière mise à jour.
Là où il va falloir être très attentif, c'est du côté de la qualité du financement.
Effectivement, c'est le seul indicateur qui se détériore nettement, passant de 1,1 en septembre 2025 à 1,6 aujourd'hui, sur une échelle où le seuil rouge se situe à 2.
Le mécanisme est relativement simple à comprendre. Au fil d'un cycle d'investissement majeur, le risque financier se déplace des capitaux propres des entreprises historiques vers la dette, puis vers des véhicules structurés plus opaques. La part des investissements financée en cash pur est tombée de 85 % en 2024 à environ 66 % cette année. Même Alphabet, le bilan le plus solide du secteur, a été obligé de lever 49,6 milliards de dollars en actions, sa première émission en plus de 20 ans !
Pour reparler de Nvidia, l'entreprise s'est associée à des banques de Wall Street pour mobiliser plus de 500 milliards de dollars de capital destiné à l'infrastructure IA. Dans certains de ces accords, Nvidia s'engage à couvrir jusqu'à 25 % de la perte si les puces financées valent finalement moins cher que prévu. Ce type d'ingénierie financière pourrait clairement devenir dangereuse si les résultats ne sont pas là.
Sur les 96 milliards de dollars de revenu record de Nvidia annoncés fin août comme je disais plus haut, cette garantie de 500 milliards mérite d'être mise en perspective. En tout cas, selon moi, elle ne remet pas en cause la solidité du trimestre, mais elle montre à quel point l'ensemble de l'écosystème, Nvidia comprise, prend une part croissante de risque financier via des emprunts pour soutenir la demande. D'ailleurs, si les taux d'intérêt restent élevés ou continuent de grimper aux États-Unis, cela pourrait être encore plus problématique.
💡 Mon point de vue D'accord avec eux, on reste stable et pas encore dans une bulle proche d'éclater. Azhar et Warren ne cherchent pas à prédire un krach (impossible), mais ils mesurent des tensions qui montent progressivement. Le message est assez clair : deux indicateurs au rouge signalent une phase tardive du cycle, pas une explosion imminente. Lors de la bulle Internet, deux voyants étaient restés au rouge plus d'un an avant l'explosion de la bulle. Pour votre portefeuille, la lecture reste la même que dans nos précédentes sections sur le sujet. La demande est réelle et se traduit en revenus, ce qui distingue ce cycle de la bulle Internet. Rien ne justifie donc de fuir le secteur aujourd'hui. Par contre, le truc qui m'inquiète le plus, c'est que les revenus générés par l'IA hors hyperscalers et quelques startups ne sont pas encore là. Les boîtes utilisent beaucoup l'IA, mais ça ne se voit pas encore vraiment dans leurs bénéfices. Affaire à suivre.
⏱ Temps de lecture : 3 minutes.
🎯 L'essentiel : depuis octobre 2024, la loi impose aux assureurs d'intégrer du private equity dans certains profils de gestion pilotée. Une partie de votre assurance vie ou de votre PER en contient peut-être déjà, sans que vous l'ayez choisi explicitement. Le marché a doublé en un an, mais aucun de ces fonds n'a encore traversé de vraie crise.
Je ne le savais même pas, mais la loi Industrie Verte, promulguée le 23 octobre 2023, poursuit un objectif précis : réorienter l'épargne longue des Français vers le financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire, la plupart non cotées en bourse. J'étais passé complètement à côté.
Depuis 2024 donc, les assureurs doivent proposer, dans leurs mandats de gestion pilotée, une part minimale d'actifs non cotés selon votre profil. Pour l'assurance vie, le profil équilibré intègre au moins 4 % de private equity, le profil dynamique au moins 8 %. Pour le PER, la fourchette va de 0 % à 15 % selon votre profil et votre horizon jusqu'à la retraite. Le profil prudent et la gestion libre restent hors du dispositif.
Il faut savoir que la mesure s'applique aux contrats souscrits et aux versements effectués depuis octobre 2024, pas rétroactivement à tout votre encours existant. Et un délai a été accordé au printemps 2026 aux assureurs pour intégrer cette part de non coté à la gestion pilotée par défaut, jusqu'au 31 décembre 2026 (donc dans quelques mois).
Creusons un peu tout ça.
✨
Tu es à un flocon de débloquer cet article
Snowball Insights gratuit pendant 14 jours.