Snow Report - Tous les dimanches

🍏 Apple, Intel, AMD, STMicro : faut-il investir ?

📊 Le bilan économique des États-Unis 15 mois après l'élection. Quel impact sur votre portefeuille ?

Le 26/04/2026

par 

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Ce que vous allez apprendre dans cet article

☀️ La météo des marchés 👉 Ils sont plutôt en forme ! 🍏 [HABEMUS iPAPAM] Tim Cook quitte Apple en septembre après 15 ans d'un règne historique et laisse à John Ternus une forteresse qui pèse 3900 milliards de dollars. La transition est sereine, le pari sur l'IA est contesté, mais selon moi, l'action reste un bon investissement de long terme. 📊 [TRUMP-TRACKER] Quinze mois après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le bilan économique est paradoxal. L'inflation remonte, la croissance ralentit, le dollar a chuté de près de 10 %, mais le S&P 500 bat des records. Le tracker du Financial Times permet de garder le cap dans le bruit. Voici les chiffres qui comptent et leur impact sur votre portefeuille. 🏭 [CHIPS] Le 23 avril 2026, le marché a tranché. Les "atomes" valent désormais plus que les "algos". Intel et AMD ont explosé, le software s'est effondré. La course à l'IA est devenue une course aux puces, aux machines et aux infrastructures. Voici comment se positionner, en Europe comme aux États-Unis.

📰 Snow Report : Météo des marchés, analyse approfondie d’une action et décryptage de deux grosses actus économie et tendances.

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Ceci étant dit, place maintenant au récap' des éditions Snowball de la semaine et à la météo des marchés de tx et Mathieu. Mais avant, un petit mot de notre sponsor du jour grâce à qui on peut faire découvrir cette newsletter premium aux membres gratuits de la communauté. On parle d'un actif alternatif qui est en train de repartir fort ces dernières semaines.

Yoann ❤️

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La semaine a été marquée par une situation toujours incertaine autour du détroit d’Ormuz. Les espoirs de reprise des discussions n’ont pas suffi à clarifier la trajectoire, laissant les marchés évoluer entre inquiétudes sur le pétrole et soutien venu de la technologie américaine.

Le point de tension reste inchangé. La fermeture du détroit maintient une contrainte directe sur l’offre énergétique mondiale, avec un pétrole qui fluctue à des niveaux élevés. Les annonces contradictoires sur une possible réouverture entretiennent une volatilité persistante sans permettre d’ancrer un scénario stable.

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran jouent surtout un rôle de bruit. Les signaux restent incohérents, entre ouverture et fermeté, ce qui pousse le marché à ajuster ses anticipations sans réelle conviction. L’incertitude porte désormais davantage sur les conséquences économiques que sur le risque militaire immédiat.

Cette tension se reflète dans la volatilité. L’indice de volatilité VIX remonte légèrement, moins par crainte d’escalade que par inquiétude face à un environnement inflationniste plus durable. Un pétrole élevé limite la capacité de la banque centrale américaine à assouplir sa politique et pèse sur les valorisations, en particulier en Europe.

À l’inverse, les indices américains restent soutenus par la technologie. Le rallye des semi-conducteurs, porté par l’intelligence artificielle, tire les indices vers le haut. Cette performance reste concentrée sur un nombre limité de valeurs, ce qui rend l’ensemble plus fragile.

Ce décalage repose sur une hypothèse implicite. Le choc énergétique resterait temporaire et gérable. Si la contrainte sur l’offre devait durer, l’ajustement passerait aussi par un ralentissement de l’activité, et non seulement par les prix.

Sur le plan monétaire, Kevin Warsh a été auditionné dans un climat tendu. Il a défendu l’indépendance de la banque centrale américaine tout en adoptant une ligne plus ferme, attribuant l’inflation passée à une politique trop accommodante et laissant entrevoir une orientation plus restrictive.

Au final, l’équilibre actuel reste fragile. Tant que la technologie compense les tensions énergétiques, les indices peuvent tenir. Mais si le pétrole reste élevé ou si la croissance ralentit, cet équilibre pourrait rapidement être remis en cause.

Mathieu

Pour la quatrième semaine consécutive, le marché crypto est dans le vert avec un BTC qui progresse de 5,7 %, atteignant 78 000 $. L’ETH est aussi en positif avec une hausse de 2,9 % à 2300 $.

Comme évoqué la semaine dernière, il semblerait que le marché soit en train d’amorcer un retournement, ce qui serait le marché baissier le plus court de l’histoire de la crypto. Pour l’instant on n’y est pas encore, mais les signes sont plutôt encourageants.

Les achats institutionnels de BTC ont été particulièrement importants cette semaine avec 1,5 milliard de dollars ajoutés aux ETF et 2,5 milliards supplémentaires par Strategy.

La performance des altcoins est aussi positive avec une hausse moyenne de +2,3 %. Dans le top 100, deux d’entre eux se sont distingués :

  • Stable (STABLE) +32 % : un projet de blockchain pour les paiements, soutenu par Tether ;
  • Sky (SKY) +17 % : un protocole de prêt de cryptos qui a gagné 1,5 milliard de dollars de TVL à la suite de la fuite des capitaux d'Aave.

Le hack du bridge de rsETH de la semaine dernière (300 millions de perdus) continue de faire du bruit. Pour rappel, les fonds dérobés ont été déposés sur Aave, ce qui a créé de la bad debt. Au cours des 7 derniers jours, 6 milliards de dollars supplémentaires ont fui Aave, ce qui porte à 12 milliards le volume total de retrait, alors que le protocole se trouve déjà dans une crise de sa gouvernance. Malgré ces mauvaises nouvelles, le token AAVE gagne 4 % cette semaine.

Ce hack a causé une crise de la confiance à travers l’ensemble de la DeFi, générant des retraits de capitaux importants sur d’autres protocoles majeurs comme Ethena. À voir si cela perdure, mais il est certain que c’est la DeFi dans son ensemble qui vit des moments difficiles : faibles rendements, peu d’usage réel, concurrence avec les plateformes régulées, etc.

Dans l’actu, voici ce qu’il s’est passé :

tx

⏱ Temps de lecture : 4 minutes.

🎯 L'essentiel : Tim Cook quitte Apple en septembre après 15 ans d'un règne historique et laisse à John Ternus une forteresse qui pèse 3900 milliards de dollars. La transition est sereine, le pari sur l'IA est contesté, mais selon moi, l'action reste un bon investissement de long terme.

Sauf si vous vivez dans une grotte, je pense que vous n'avez pas raté l'info de la semaine dernière : Tim Apple, (oups, Cook) quitte son poste de PDG le 1er septembre 2026. Il deviendra Executive Chairman et passera le relais à John Ternus, son SVP Hardware Engineering.

Suite à cette actu, l'action a à peine bougé. Tout le monde s'y attendait depuis des mois. Avant de creuser l'impact que cela va avoir sur l'action selon moi, il faut d'abord prendre la mesure de ce que Cook laisse derrière lui (spoiler : c'est juste incroyable).

15 ans de chiffres vertigineux

Quand Cook prend les rênes en août 2011, Apple pèse 350 milliards de dollars en bourse. Aujourd'hui, l'entreprise pèse près de 4000 milliards de dollars. Soit une multiplication par plus de 11 et un gain de près de 1900 % pour les actionnaires. Not bad.

Quelques chiffres clés du règne :

  • chiffre d'affaires : passé de 108 milliards de dollars en 2011 à 416 milliards en 2025 ;
  • bénéfice net : passé de 26 à 112 milliards de dollars ;
  • base installée active : plus de 2,5 milliards d'appareils dans plus de 200 pays ;
  • services (App Store, iCloud, Apple Music, deal Google) : 109 milliards de dollars de revenus annuels ;
  • wearables (AirPods, Apple Watch) : 36 milliards de dollars en 2025, plus qu'AMD, McDonald's ou Adobe.

Cook a aussi orchestré l'un des plus gros programmes de rachats d'actions de l'histoire : plus de 700 milliards de dollars en 15 ans, réduisant le nombre d'actions en circulation de plus de 40 % (pour rappel, les rachats d'actions font grimper le cours d'une action, car l'offre diminue pendant que la demande reste constante ou augmente).

Sur la route, Cook a franchi tous les paliers symboliques : 1000 milliards en 2018, 2000 milliards en 2020, 3000 en 2022, et 4000 brièvement en octobre 2025.

Ce qui est beau, c'est que Cook s'en va au sommet de la gloire. Le dernier trimestre publié en janvier a battu tous les records : 144 milliards de dollars de revenus, des ventes d'iPhone records sur toutes les zones géographiques, des services qui rapportent 31 milliards. Bref, il laisse à son successeur une forteresse quasi impénétrable. Justement, parlons un peu de son successeur…

Ternus, un product guy dans la lignée de Steve Jobs

À 51 ans, John Ternus a passé la moitié de sa vie chez Apple. Il y a touché à tous les produits hardware majeurs : iPad, AirPods, MacBook Air, Vision Pro, et surtout l'iPhone qu'il pilote depuis 2020.

Ce qui le rend intéressant, c'est qu'il n'est pas juste un Cook 2.0. Cook était un magicien de la supply chain. Ternus, lui, est un ingénieur produit obsédé par le détail. Le genre de personne qui passe une nuit chez un fournisseur pour compter les rainures sur la tête de vis derrière un écran, même si personne ne les verra jamais.

C'est cette mentalité-là qui a fait Apple sous Jobs. Et c'est elle qui manquait peut-être un peu sur le devant de la scène ces dernières années.

Mais le plus important selon moi, c'est que Ternus a piloté la transition la plus compliquée de la décennie chez Apple : le passage des Mac d'Intel à Apple Silicon. Une sorte d'opération à cœur ouvert sur tout l'écosystème, réussie sans accroc, qui a abouti aux puces M4 et M5. Ces mêmes puces qui font tourner les modèles d'IA en local sur nos machines.

Tout est lié et tout conforte ma thèse d'investissement.

Pourquoi je continue d'acheter ?

L'objection classique sur Apple, c'est l'IA. L'entreprise n'a pas brûlé 100 milliards de dollars en GPU comme les autres géants. Elle a même payé 1 milliard à Google pour intégrer Gemini dans Siri. Pour beaucoup, c'est le signe d'un énorme retard.

Pour moi (et pas mal d'autres experts), c'est plutôt l'inverse.

Apple joue simplement la course aux appareils sur lesquels les modèles tournent, car justement, les modèles sont une sorte de commodité, pas les appareils. Et là, son avantage est juste gigantesque :

  • les puces Apple Silicon ont une architecture mémoire unifiée parfaitement adaptée à l'IA ;
  • l'écosystème capte 2,5 milliards d'utilisatrices et utilisateurs ;
  • la confiance du respect de la vie privée est inégalée, les données restent sur l'appareil ;
  • chaque modèle tiers (ChatGPT, Claude, Gemini) finit par passer par un appareil Apple.

Le signal est déjà là. Ces derniers mois, les délais de livraison du Mac Mini se sont envolés, passant de 3 jours à 7 ou 8 semaines pour les configurations 64 Go de RAM. La raison ? Des particuliers et des entreprises qui veulent faire tourner leurs agents IA en local sur du silicium Apple. C'est potentiellement un avant-goût du futur.

Quand l'inférence locale (le fait de faire tourner les modèles d'IA en local) sera good enough pour les tâches du quotidien, et c'est déjà le cas pour beaucoup d'entre elles, les modèles seront invisibles, pas les appareils. Et justement, ces appareils, Apple les construit depuis 20 ans.

En plus de ça, je suis assez partisan de l'approche d'Apple de ne pas trop dépenser (même si je suis aussi actionnaire de Meta, Alphabet ou encore Microsoft qui dépensent en masse) :

Ces deux graphiques nous montrent que pendant qu'Amazon, Microsoft, Alphabet et Meta brûlent entre 35 et 85 milliards de dollars par an en CapEx pour bâtir leurs data centers, Apple reste calée autour de 10 milliards. Vu sous cet angle, Apple semble effectivement à la traîne.

Sauf que le second graphique inverse la perspective. Apple génère environ 10 $ de revenus par dollar d'actifs fixes, et ce ratio reste stable. Celui de ses concurrents, lui, fond comme neige au soleil : de 4 $ à 6 $ en 2018 vers 1 $ à 2 $ projetés en 2028. Traduction : les autres dépensent de plus en plus pour gagner de moins en moins par dollar investi. Apple, elle, préserve sa discipline des investissements en capital (cela a toujours été dans son ADN d'ailleurs).

Et pour terminer, l'analyse de l'expert Apple chez Bloomberg, Mark Gurman, me rassure aussi.

En effet, selon Mark, le journaliste de Bloomberg le plus respecté sur Apple, Ternus va prendre ses fonctions avec une rampe de lancement comme Apple n'en a pas vu depuis une décennie.

Mieux : la passation a été calée précisément pour que Ternus lui-même monte sur scène le 12 septembre dévoiler le clou du spectacle, l'iPhone Fold.

L'iPhone Fold, justement. C'est le premier téléphone pliable de l'histoire d'Apple, attendu autour de 2000 $. Ternus a personnellement piloté son développement, avec quatre obsessions affichées : durabilité, performance, un pli quasi invisible et un écran déplié au format iPad. La complexité industrielle limitera les stocks au démarrage, ce qui devrait, comme d'hab' chez Apple, exciter encore plus la demande.

Mais ce n'est qu'un début. D'après Gurman, Apple s'apprête à entrer dans une dizaine de nouvelles catégories de produits dans les prochaines années. À titre de comparaison, Cook n'en a ouvert que 3 en 15 ans (Watch, AirPods, Vision Pro). Quelques exemples :

  • Maison connectée IA : smart Home Hub (HomePod avec écran, reconnaissance faciale), robot de table sur bras articulé, et un système de sécurité domestique pensé pour concurrencer Ring et Nest.
  • Wearables IA avec caméras : lunettes connectées (concurrent direct des Ray-Ban Meta), AirPods équipés de caméras basse résolution pour nourrir Siri en contexte visuel, et un pendentif à porter en collier ou en pin's.
  • Premier MacBook tactile haut de gamme fin 2026 ou début 2027, lunettes de réalité augmentée pour 2028-2030 (objectif potentiel : remplacer l'iPhone), et un iPad pliable de 20 pouces encore en mode expérimental.

Lors d'un town hall récent, Ternus a confié aux équipes qu'Apple était sur le point de "changer le monde" et qu'il n'avait jamais vu un pipeline aussi excitant dans toute sa carrière.

C'est exactement ce dont Ternus a besoin pour réussir sa première année. Et c'est la principale raison qui fait que je suis très confiant.

💡 Mon point de vue : Cook part au sommet, et c'est exactement ce que les gens voulaient voir. Il laisse à Ternus une machine à imprimer du cash qui doit trouver une seconde croissance dans l'IA et les smart glasses et des itérations avec un focus produit retrouvé. Ternus est le gars parfait pour relancer la machine. Attention, le risque n'est pas nul : la dépendance à la Chine reste massive et le deal Gemini côté IA ressemble à un pansement pour l'instant (mais cela pourrait évoluer rapidement). Mais en tout cas, entre une couverture médiatique négative sur l'IA et une réalité financière exceptionnelle, je préfère, comme d'hab', regarder les fondamentaux. Apple reste une de mes positions structurantes en portefeuille et je profite des baisses pour renforcer. Pas pour spéculer sur le prochain trimestre. Pour les 10 prochaines années (voire plus). En tout cas, depuis notre toute première analyse ici, en 2021, le cours de l'action a grimpé de plus de 123 %. Apple reste donc dans les Snowpicks et pour accéder à toutes nos autres analyses, c'est par ici (seulement accessible aux membres premiums). 

⏱ Temps de lecture : 3 minutes.

🎯 L'essentiel : 15 mois après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le bilan économique est paradoxal. L'inflation remonte, la croissance ralentit, le dollar a chuté de près de 10 %, mais le S&P 500 bat des records. Le tracker du Financial Times permet de garder le cap dans le bruit. Voici les chiffres qui comptent et leur impact sur votre portefeuille.

Le Financial Times met à jour en continu un Trump tariff tracker qui agrège les droits de douane, les recettes générées, le commerce, les marchés et les indicateurs économiques sous le second mandat de Donald Trump. C'est l'un des outils les plus utiles aujourd'hui pour comprendre où va l'économie américaine, sans s'épuiser à suivre tous les tweets (souvent contradictoires) de Donald Trump. On a regardé les chiffres pour vous et on essaye de voir quel pourrait être l'impact sur votre portefeuille.

Droits de douane : le gros bordel

C'est les montagnes russes. En avril 2025, Trump avait décrété son fameux Liberation Day, imposant des droits de douane réciproques massifs sur des dizaines de pays via l'IEEPA, une loi d'urgence économique. Le taux effectif moyen des États-Unis a explosé jusqu'à 28 % en avril 2025, son plus haut niveau depuis les années 1930.

Mais le 20 février 2026, la Cour suprême a tranché. Par 6 voix contre 3, elle juge que Trump a outrepassé son autorité. Les tarifs IEEPA sont invalidés, ouvrant la voie à plus de 100 milliards de dollars de remboursements potentiels aux importateurs. Ouch.

Quelques heures plus tard, Trump dégaine la Section 122 du Trade Act de 1974 : 10 % de droits de douane globaux, montés à 15 % le lendemain, valables 150 jours sans vote du Congrès. Les estimations donnent un taux effectif moyen autour de 13,7 % aujourd'hui. C'est moins qu'au pic, mais cela reste le plus haut niveau depuis l'après-guerre. Et la stratégie Section 122 expire fin juillet. Ensuite, ce sera au Congrès de trancher, en pleine campagne des midterms.

L'économie qui ralentit doucement, mais pas tant que ça

Les chiffres du tracker FT, croisés avec d'autres sources, nous montrent quatre trucs :

  • La croissance ralentit. Le PIB 2025 s'est établi à 2,1 %, contre 2,8 % en 2024. La projection de la Fed d'Atlanta pour le premier trimestre 2026 tombe à 1,2 %.
  • L'inflation remonte. L'indice PCE (la mesure préférée de la Fed, la banque centrale américaine) atteint 2,8 % en février 2026, au-dessus de la cible de 2 %. La guerre contre l'Iran fin février a poussé les prix du pétrole et du carburant vers le haut, et tout n'est pas encore dans les chiffres.
  • L'emploi se grippe. 181 000 emplois créés en 2025, le plus mauvais score hors COVID-19 depuis 2009. Le taux de chômage remonte à 4,3 % en mars 2026.
  • Le dollar a perdu 9,8 % en 2025 face à un panier de devises, sa pire année depuis longtemps. Et la confiance des consommateurs touche un plus bas historique.

Mais les marchés tiennent le coup

Voilà le gros paradoxe. Malgré ce tableau, le S&P 500 a récemment battu un nouveau record, en hausse de plus de 25 % depuis l'élection de novembre 2024 et de 29 % sur un an. Le NASDAQ enchaîne les records aussi de son côté.

Trois moteurs expliquent cette résilience : l'IA, qui draine des centaines de milliards de dollars d'investissement et soutient à elle seule près de 40 % de la croissance du PIB depuis l'été 2025 ; les baisses d'impôts du One Big Beautiful Bill Act qui ajoutent environ 0,4 point de revenu disponible ; et l'anticipation que le successeur de Jerome Powell à la Fed (mandat expirant en mai) baissera fortement les taux (quand les taux baissent, les investissements repartent à la hausse).

Mais les valorisations sont tendues et tout le monde a peur d'une explosion de la bulle similaire à la bulle Internet de 2000. Perso, je n'y crois pas vraiment. Je vois plutôt des petites corrections, car les revenus sont bien là (contrairement aux années 2000). Mais alors, quel impact sur votre portefeuille ?

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