
🔮 Cinq pistes pour investir dans la Gen Alpha
Apple, grande gagnante de l'IA locale ?
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 22 minutes
Hey Snowballers,
J'espère que tout le monde va bien et que vous passez une bonne fin de week-end.
Comme chaque fin de mois, on ouvre une partie du Snow Report du dimanche soir à tout le monde.
D'ailleurs, petite annonce, mais nous avons amélioré nos abonnements prémiums. Vous avez désormais accès à deux nouveaux outils :
- Un tracker d'actions Snowball (celles qu'on analyse tous les dimanches soir ici) ;
- Le portefeuille Snowball (les actions que je trouve les plus intéressantes).
Pendant qu'un ETF CAC 40 augmentait de 24 % (stratégie d'investissement DCA, donc la même somme investie tous les mois) depuis 2020 et qu'un ETF S&P 500 augmentait de 52 %, le portefeuille Snowball a plus que doublé avec une hausse de 117,5 % sur la même période.
Vous pouvez évidemment accéder au détail de chaque action :
Bref, je vous laisse découvrir tout ça ici (il suffit d'utiliser votre mail Snowball pour se connecter).
Et on a aussi créé une nouvelle Google Sheet pour vous aider à calculer la VRAIE rentabilité d'un investissement locatif :
💡 Elle est accessible gratuitement aux abonnés prémiums Snowball grâce au code LOCSBPLUS ici.
Ceci étant dit, place à notre premier sponsor grâce à qui cette newsletter est en grande partie gratuite…
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Cette semaine, les marchés ont évolué dans un climat dominé par le retour du risque géopolitique et une défiance persistante envers certains segments de la tech. Les indices ont tenu sans élan, mais les flux se sont déplacés vers des dossiers jugés plus lisibles, tandis que pétrole, politique commerciale et politique monétaire structuraient l’arrière-plan.
La tension s’est concentrée sur l’Iran. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire et Donald Trump a fixé un ultimatum à Téhéran, ravivant le scénario d’une frappe limitée. Le brent s’est rapproché de 72 $, les opérateurs réintégrant le risque d’escalade et celui d’une perturbation du détroit d’Ormuz.
Sur le plan institutionnel, la Cour suprême a rappelé que le président ne peut imposer seul des droits de douane au nom des pouvoirs d’urgence. Toute mesure d’ampleur devra passer par le Congrès, ce qui limite l’imprévisibilité tarifaire récente. Les marchés européens se sont redressés dans ce contexte plus encadré.
Aux États-Unis, les minutes de la banque centrale américaine confirment une approche prudente. La majorité des membres souhaite davantage de progrès sur l’inflation avant d’envisager un assouplissement. L’hypothèse d’une baisse rapide des taux s’éloigne.
Le capital investissement a été secoué. Le gel des rachats annoncé par Blue Owl a ravivé la nervosité sur le secteur, entraînant Blackstone et Apollo dans son sillage. Dans le même temps, une part croissante des gérants estime que les entreprises investissent trop dans l’IA, ce qui a pesé sur les multiples de Microsoft et Amazon.
Malgré ces tensions, le S&P 500 évolue dans un corridor étroit. Les flux se redirigent vers des profils défensifs, à l’image de Walmart, dont la capitalisation dépasse désormais 1000 milliards de dollars. Le marché privilégie la visibilité plutôt que la promesse.
Au Royaume-Uni, la remontée du chômage à 5,2 % a ravivé les anticipations de baisse de taux de la Banque d’Angleterre. Dans un environnement déjà chargé par les tensions géopolitiques et la prudence monétaire américaine, ce signal rappelle que le cycle reste fragile et que la stabilité des indices masque une accumulation de zones de friction.
Mathieu
Une nouvelle semaine de consolidation sur les cryptos avec un BTC en baisse de -1 % à 68 000 $. L’ether est quant à lui en légère hausse de +0,6 %, mais sans avoir réussi à récupérer les 2000 $.
La performance des altcoins est plutôt hétérogène. AAVE perd 7 % après l’annonce du retrait de BGD Labs, une entité qui participait activement au développement du projet depuis plus de 4 années. BGD Labs explique que l’environnement au sein de la DAO a beaucoup changé récemment, notamment avec le rôle croissant de Aave Labs (la structure la plus influente) dans le développement et la communication. Son concurrent Morpho gagne 15 % sur la semaine.
Le token OP de Optimism recule de 35 % après l’annonce de Base de progressivement s’écarter de l’OP Stack. Avec cette décision, Base cherche à simplifier leur code et à accélérer le développement de fonctionnalités avant qu’elles n’arrivent sur Ethereum.
Du côté des investissements institutionnels, la semaine a été très calme avec des ETF en léger recul, sans que cela ne soit significatif. Les crypto treasuries (DAT) sont aussi en léger recul, mais d’un niveau comparable à la performance de BTC cette semaine, ce qui signifie des volumes nets nuls sur les 7 derniers jours. Strategy a déclaré qu’ils pourraient continuer de payer les intérêts de leur dette même si BTC tombait à 8000 $.
Dans l’actualité, voici ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine :
- Le protocole Moonwell a subi une attaque à hauteur de 1,78 million de dollars après qu’une fonction a été vibecodée par Claude. Celle-ci indiquait un prix de 1,12 $ pour le cbETH au lieu de 1,12 ETH (~2200 $). Oups…
- Au dernier trimestre de 2025, Harvard Management Company a réduit de 21 % ses avoirs en ETF BTC pour acquérir des ETF ETH. Cela reste néanmoins toujours leur plus grosse position avec 265 millions de dollars d’ETF iShares Bitcoin Trust en portefeuille.
- Le gestionnaire de fonds Bitwise vient de réaliser une demande pour émettre des ETF Predictions Shares. S’ils sont acceptés, ces ETF suivront la valeur de marchés de prédictions pariant sur le résultat des élections américaines de 2026 et 2028 pour le Sénat, la Chambre des représentants et la présidence.
- À partir du 29 mai, le CME, l’une des principales bourses de produits dérivés, va permettre le trading de contrats Futures sur les cryptos 24/7. Cela va bientôt faire 10 ans que ce genre de produit dérivé est proposé par des plateformes cryptos centralisées ou décentralisées.
- La SEC, le gendarme financier américain, devrait bientôt permettre aux brokers d’utiliser les stablecoins pour leur capital réglementaire minimum avec une décote de 2 %. Actuellement, la décote appliquée est de 100 %, ce qui pénalise fortement les acteurs qui en détiennent.
tx
⏱ Temps de lecture : 4 minutes.
👩🏫 Ce que vous allez apprendre : la Gen Alpha (2010-2024), plus grande génération de l'Histoire avec 2 milliards de personnes, influence déjà 42 % des dépenses des ménages et dispose d'un pouvoir d'achat qui pourrait atteindre 5400 milliards de dollars d'ici 2029. Cinq tendances clés dessinent leurs habitudes et ouvrent autant de pistes d'investissement à surveiller de près.
Pendant qu'on cherche toujours à comprendre la Gen Z, une nouvelle génération commence déjà à refaçonner l'économie mondiale en toute discrétion : la Gen Alpha.
Nés entre 2010 et 2024, ces enfants et ados représentent près de 2 milliards de personnes. C'est la plus grande génération de l'Histoire. Aux États-Unis, leur pouvoir d'achat direct dépasse les 100 milliards de dollars par an. Mais leur influence va bien au-delà : selon DKC, 42 % des dépenses des ménages américains sont influencées par les opinions de leurs enfants Gen Alpha. Et selon McCrindle, leur pouvoir d'achat global pourrait atteindre 5400 milliards de dollars d'ici 2029.
Ignorer cette génération serait une erreur stratégique pour les investisseuses et investisseurs. Quelles sont les grandes tendances qu'elle porte et comment en profiter ? Creusons tout ça via 5 grandes tendances.
⚠️ Attention : il s'agit d'idées d'investissements et pas d'analyses poussées, donc à prendre avec des pincettes.
Tendance 1 : l'IA dans le berceau (presque)
La Gen Alpha est la première génération à avoir grandi avec l'intelligence artificielle comme outil du quotidien. ChatGPT a débarqué quand les plus âgés d'entre eux étaient au collège, et les plus jeunes n'auront jamais connu un monde sans IA générative. Selon Pew Research, 64 % des ados utilisent déjà des chatbots IA pour étudier, éditer des vidéos TikTok, et bientôt ils voudront des assistants IA en permanence via des lunettes connectées, une montre ou une app mobile.
💡 Comment investir dans cette tendance ? Les entreprises les mieux positionnées sont celles qui construisent l'infrastructure et les interfaces IA de demain. Alphabet (Google) et Microsoft intègrent l'IA dans tous leurs produits grand public. Nvidia fournit les puces qui font tourner cette révolution. Apple mise sur l'intégration IA dans ses appareils portables (Apple Watch, iPhone). On en parle à la fin de cette édition, d'ailleurs. Et côté logiciel, Meta, avec ses lunettes Ray-Ban AI, montre la voie vers l'IA portable et accessible. Ces cinq entreprises font d'ailleurs déjà partie du portefeuille Snowball.
Le gaming se transforme en réseau social
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la Gen Alpha n'est pas accro aux réseaux sociaux traditionnels. Facebook (normal 😅) et Instagram ne les intéressent pas vraiment. En revanche, 85 % des ados américains jouent aux jeux vidéos (Pew Research) et c'est là qu'ils socialisent. Fortnite, Minecraft et surtout Roblox ne sont pas que des jeux : ce sont des espaces de communication, de création et même de commerce. Discord et Twitch, initialement conçus pour les gamers, sont devenus des lieux de conversation quotidiens pour cette génération.
💡 Comment investir dans cette tendance ? Roblox, un autre Snowpick, est probablement le pure player le plus directement exposé à la Gen Alpha. L'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 4,9 milliards de dollars en 2025, en hausse de 36 % sur un an, avec 151 millions d'utilisateurs actifs quotidiens au 3e trimestre 2025. Sony (PlayStation) et Nintendo (encore deux autres Snowpicks déjà analysés) restent des acteurs incontournables du gaming. Take-Two Interactive (éditeur de GTA et un autre Snowpick) et Electronic Arts offrent aussi une exposition intéressante. Pour une approche diversifiée, des ETF gaming comme le VanEck Video Gaming and eSports ETF permettent de s'exposer à l'ensemble du secteur.
Le bien-être dès le plus jeune âge
Thérapie, méditation, self-care : la Gen Alpha baigne dans cette culture du bien-être depuis la naissance. Selon Cassandra, 59 % d'entre eux considèrent la santé mentale comme un enjeu majeur. La plateforme Headway nous dit que 650 000 rendez-vous thérapeutiques ont été bookés par les utilisateurs de la Gen Alpha en 2025. Côté forme physique, certaines salles proposent des abonnements familiaux pour attirer les ados. Et le phénomène touche même la beauté : des écoliers achètent des soins haut de gamme chez Drunk Elephant ou Rare Beauty (ouch… un peu triste quand même).
💡 Comment investir dans cette tendance ? Planet Fitness surfe sur la démocratisation du fitness avec un modèle low cost très attractif. Teladoc est un leader de la télémédecine, incluant la santé mentale. Dans la beauté, Estée Lauder et L'Oréal possèdent des marques très prisées par les jeunes consommateurs. LVMH (via Sephora) capte directement le trafic physique de cette génération dans ses magasins (un autre Snowpick qu'on a analysé en 2020).
La seconde main, tendance de fond
Les séries comme Stranger Things ont rendu la Gen Alpha nostalgique des années 80 et 90 qu'elle n'a même pas connues. Le vintage est devenu cool. Là où les générations précédentes voyaient les vêtements d'occasion comme très bof, la Gen Alpha y voit de la valeur et un geste durable. Le marché mondial de la revente devrait atteindre 367 milliards de dollars d'ici 2029 selon GlobalData, avec une croissance annuelle de 10 %.
💡 Comment investir dans cette tendance ? ThredUp et The RealReal sont cotées en bourse et directement exposées à ce marché. En Europe, Vinted a vu son bénéfice net bondir de plus de 330 % entre 2023 et 2024 (non cotée, mais à surveiller en cas d'entrée en bourse). eBay reste un acteur majeur de la revente en ligne et vient d'ailleurs de racheter Depop, une plateforme de seconde main, à Etsy la semaine dernière.
Le retour des expériences physiques
Surprise : seuls 3 % des acheteurs Gen Alpha préfèrent faire leurs achats exclusivement en ligne (Numerator). Cette génération veut sortir, aller au ciné, au restau, dans les parcs à thèmes. AMC Entertainment l'a bien compris en proposant des seaux de popcorn collectors et du merchandising lié aux films. Les enseignes physiques transforment aussi leurs magasins en lieux d'expérience.
💡 Comment investir dans cette tendance ? AMC Entertainment pour le cinéma, Walt Disney pour les parcs à thèmes et le divertissement familial, LVMH et Sephora pour le retail physique prémium. Five Below, enseigne de produits à prix abordables très populaire chez les Américains de la Gen Alpha, offre aussi une exposition directe à cette tendance. Enfin, Airbnb bénéficie de la priorité donnée aux expériences et au voyage par cette génération.
J'espère que vous comprenez un peu mieux cette génération qui va de plus en plus façonner nos économies.
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💚 Entre Trump, les droits de douane et les tensions géopolitiques, les marchés font le yo-yo. Comment garder le cap sans céder à la panique ?
La réponse est simple : discipline. Chez Mon Petit Placement, certains clients ont investi en plein Covid ou au début du conflit en Ukraine. Ceux qui sont restés investis affichent aujourd'hui de belles performances. La leçon ? Le market timing est quasi impossible, mais le temps passé sur les marchés, lui, paie presque toujours. Encore faut-il être bien accompagné. Et c'est là que la gestion active reprend tout son sens. Après des années où les ETF et la gestion passive semblaient imbattables, 2025 a rebattu les cartes. Volatilité accrue, dispersion des performances entre secteurs, incertitudes multiples… Dans ce contexte, les gérants actifs capables de s'adapter en temps réel ont tiré leur épingle du jeu. Contrairement à un ETF qui suit mécaniquement un indice (à la hausse comme à la baisse), la gestion active permet d'ajuster les positions, de surpondérer certains secteurs ou de se protéger quand ça tangue. C'est exactement ce que proposent les portefeuilles de Mon Petit Placement. La bonne approche potentielle ? Un mix entre gestion passive et gestion active pour optimiser le couple rendement/risque. Pourquoi choisir Mon Petit Placement ? 💰 Accessible dès 300 € seulement. 📊 Une gestion pilotée par des experts qui adaptent votre allocation aux conditions de marché. 🛡️ Le tout logé dans une assurance-vie pour profiter d'avantages fiscaux. 📱 100 % en ligne, simple et rapide. 🤝 Des conseillers disponibles 7j/7 pour vous accompagner. 80 € offerts aux abonnés Snowball à l'ouverture d'un contrat avec le code SNOWBALL80 (jusqu'au 28/02/2026, voir conditions sur la landing page dédiée).
⏱ Temps de lecture : 3 minutes.
👩🏫 Ce que vous allez apprendre : les marchés de prédictions comme Kalshi et Polymarket rivalisent désormais avec les économistes professionnels pour anticiper l'inflation, le PIB ou les résultats d'entreprises. Sans parier un centime, ces plateformes offrent aux investisseurs un outil gratuit et transparent pour lire les probabilités en temps réel sur les taux, la géopolitique ou les décisions de la Fed.
Un article récent du New York Times (par Lydia DePillis) pose une question qui pourrait faire mal à l'égo des économistes : des milliers de parieurs anonymes sur Internet sont-ils aussi bons, voire meilleurs que les économistes bardés de doctorats pour prédire l'évolution de l'économie ?
La réponse, étayée par une étude du National Bureau of Economic Research (NBER), est tout simplement : oui.
Sur les 5 dernières années, les utilisateurs de Kalshi, une plateforme de marchés prédictifs, ont été en moyenne aussi précis que les prévisionnistes professionnels pour anticiper certains indicateurs économiques clés (emploi, PIB). Sur l'inflation, ils ont même fait mieux que les experts. 🤯
Et ce n'est pas un phénomène isolé. Une autre étude, menée par la London Business School et Yale, a montré que les parieurs de Polymarket prédisent les résultats trimestriels des entreprises avec plus de justesse que les analystes financiers payés pour conseiller les investisseurs. Creusons un peu tout ça avant de voir comment vous pourriez vous en servir.
Déjà, le concept n'est pas nouveau. La "sagesse des foules" théorisée par James Surowiecki en 2004 repose sur un principe simple : l'agrégation d'un grand nombre d'opinions indépendantes produit souvent une estimation plus fiable que celle d'un seul expert, aussi brillant soit-il. Ce qui est nouveau par contre, c'est l'échelle et la sophistication de ces marchés.
L'élection présidentielle américaine de 2024 a servi de point de bascule. Polymarket a traité à lui seul 3,7 milliards de dollars de paris sur ce seul événement, et ses cotes se sont révélées plus fiables que les sondages traditionnels. Depuis, le secteur a explosé : en 2025, les volumes de trading sur l'ensemble des plateformes de prédictions ont dépassé 44 milliards de dollars. Chaque jour, plus de 60 millions de dollars sont en jeu sur des questions politiques et économiques. Et même sur le retour de Jésus ou pas qui rapporte un petit 4 % en moyenne :
La plateforme Kalshi, régulée aux États-Unis par la CFTC et désormais intégrée à Robinhood, et Polymarket, plateforme décentralisée basée sur la blockchain, forment un duopole qui attire aussi bien les traders en crypto que les investisseurs institutionnels. Kalshi a récemment levé 1 milliard de dollars pour une valorisation de 11 milliards, et a signé des accords de diffusion de données en temps réel avec CNN et CNBC. Ce n'est plus un loisir pour les geeks et les parieurs. Mais alors…
Pourquoi ça marche aussi bien ?
Plusieurs choses.
D'abord, l'alignement des incitations. Un analyste de banque peut avoir des conflits d'intérêts : ses prévisions optimistes peuvent générer des commissions de trading pour son employeur. Sur un marché prédictif, vous misez votre propre thune. Comme le résume un chercheur de Yale cité dans l'article du NYT, ces marchés vous forcent à exprimer vos vraies convictions (mais aussi à réfléchir à ce que les autres pourront penser).
L'autosélection ensuite. Un économiste de banque doit publier une prévision chaque mois, même sans conviction forte. Un parieur ne mise que quand il pense avoir un avantage informationnel. Résultat : les participants qui se manifestent sont souvent ceux qui détiennent un signal pertinent (bon, pas hyper persuadé par cet argument, perso).
La spécialisation, enfin. Les données montrent que les meilleurs parieurs sur les élections ne sont pas les mêmes que ceux qui excellent dans les cryptos ou la géopolitique. Chaque marché attire ses propres spécialistes, ce qui renforce la qualité des prédictions dans chaque domaine.
Les limites à connaître
Ce tableau a évidemment ses nuances. Une étude de l'université Vanderbilt a montré que Polymarket n'avait correctement prédit que 67 % de ses marchés, contre 78 % pour Kalshi et 93 % pour PredictIt. Les marchés à faible liquidité restent vulnérables à la manipulation et aux effets de troupeau.
Il y a aussi un paradoxe intéressant relevé par Tara Sinclair, économiste à l'université George Washington : si les marchés prédictifs venaient à remplacer les prévisionnistes professionnels, ils perdraient leur principale source d'information. Car beaucoup de parieurs se basent sur le consensus Bloomberg, les notes de recherche des grandes banques et les anticipations des marchés à terme. Sans ces inputs, la qualité des prédictions se dégraderait.
Enfin, les questions réglementaires restent ouvertes. Plusieurs États américains contestent la légalité des contrats sportifs de Kalshi, et l'Europe n'a pas encore de cadre clair pour ces plateformes. Mais alors, comment se servir de ces prévisions ?
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