
👌 [ERRATUM] Microsoft, une opportunité ?
Que se passe-t-il si le monde décide d'arrêter d'investir aux États-Unis ?
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 20 minutes
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La semaine a débuté sous tension sur les marchés européens, surpris par un nouvel accès de menaces de Donald Trump. Les menaces de droits de douane massifs, allant jusqu’à 200 % sur certains produits européens, ont ravivé le risque d’un affrontement commercial, poussant l’Union européenne à évoquer des mesures de rétorsion d’ampleur. La réaction des marchés a été rapide, mais contenue, rappelant que l’instabilité politique américaine reste un facteur permanent de fragilité pour les actifs européens.
L’atmosphère s’est ensuite apaisée après l’annonce d’un compromis présenté à Davos. Les contours de l’accord demeurent flous et chacun semble en faire une lecture différente, mais l’essentiel est ailleurs. Le risque immédiat d’une escalade tarifaire s’est éloigné, ce qui a suffi à soutenir un rebond des marchés actions sur les séances suivantes, davantage par soulagement que par véritable enthousiasme.
Les autres classes d’actifs livrent toutefois un message plus nuancé. Les marchés obligataires restent sous tension, les métaux précieux poursuivent leur hausse et le dollar s’est affaibli.
Aux États-Unis, quelques indicateurs ont toutefois apporté des éléments de stabilité. La confiance des ménages s’est redressée plus fortement que prévu en janvier, et l’inflation mesurée par l’indice PCE est restée stable sur les derniers mois. Ces données dessinent une économie encore résistante, mais compliquent la tâche de la banque centrale, prise entre une inflation persistante et le risque de durcir excessivement les conditions financières. Le maintien de rendements élevés sur les échéances courtes reflète cette incertitude autour d’un niveau de taux appelé à durer.
Le rebond des marchés américains ne s’explique pas uniquement par l’accalmie politique. Le secteur des semi-conducteurs a également retrouvé de l’élan après les déclarations offensives du dirigeant de Nvidia à Davos. En insistant sur l’ampleur des investissements nécessaires dans l’intelligence artificielle, il a réussi à raviver l’optimisme, reléguant au second plan les messages plus prudents sur la rentabilité à long terme.
En Chine, la croissance du 4e trimestre s’est inscrite dans les attentes, permettant à l’économie d’atteindre l’objectif annuel fixé par les autorités. Le signal est rassurant sur le plan statistique, sans lever pour autant les interrogations sur la dynamique future et la qualité de la reprise.
Mathieu
Sur la semaine du 19 au 25 janvier 2026, le marché crypto a connu un retour de volatilité après un rebond porté par des signaux macros plus dovish (entendre : baisse des taux, baisse des tensions entre l'Europe et les États-Unis, etc.).
Le bitcoin a oscillé globalement entre environ 93 000 $ en début de semaine (19 janvier) et un peu moins de 89 000 $ en fin de semaine, soit une baisse nette d’environ 4 % à 5 % sur la semaine.
Sur un an, le BTC reste en retrait d’environ 15 % par rapport aux niveaux supérieurs à 104 000 $ observés début 2025.
Malgré ce repli hebdomadaire, des récaps institutionnels signalent que BTC et ETH restaient encore en hausse d’environ 5–6 % sur la semaine glissante au moment du rebond lié aux chiffres d’inflation plutôt bons aux États-Unis (donc possible baisse des taux), preuve d’un marché encore structurellement haussier, mais nerveux.
En effet, comme je le disais, la principale impulsion macro vient de l’inflation core US de décembre ressortie à 2,6 % en glissement annuel, en dessous du consensus, ce qui a temporairement soutenu le sentiment risk‑on sur les actions et les cryptos en renforçant l’idée d’une Fed (banque centrale américaine) plus clémente avec les taux.
Dans le même temps, la capitalisation totale du marché se maintient au‑dessus des 3000 milliards de dollars, avec un indicateur de sentiment Fear & Greed encore en zone "peur".
Côté altcoins, certaines grosses capitalisations comme l'ether font encore mieux que le bitcoin, tandis que des plus "nichées" (style Monero) ont connu des hausses intéressantes à deux chiffres.
tx
⏱ Temps de lecture : 5 minutes.
👩🏫 Ce que vous allez apprendre : malgré 11 trimestres consécutifs de résultats supérieurs aux attentes, l'action Microsoft a chuté de plus de 14 % depuis octobre. Est-ce une opportunité d'investissement à saisir ? Pourquoi cette baisse semble injustifiée au vu de la croissance d'Azure (40 %), de la participation stratégique dans OpenAI (valorisée à 135 milliards) et d'une valorisation devenue plus attractive que celle d'Amazon, Nvidia ou Alphabet ?
Depuis notre première analyse de Microsoft ici, le cours de son action a augmenté de plus de 88 % :
Et même si Microsoft vient d'enchaîner 11 trimestres de résultats supérieurs aux attentes et domine le cloud, son action a chuté de plus de 14 % depuis ses derniers résultats. Cette baisse pourrait être, selon moi, une opportunité. Creusons un peu.
L'action Microsoft a en effet perdu plus de 14 % depuis son dernier pic d'octobre 2025, sans détérioration des résultats. Au contraire, l'entreprise a enchaîné 11 trimestres de résultats supérieurs aux attentes.
Au dernier trimestre, Microsoft a généré 77,7 milliards de revenus (+18 %) et 27,7 milliards de bénéfice net. Le plus impressionnant reste la génération de cash : le flux de trésorerie disponible a bondi de 33 % à 25,7 milliards, alors même que l'entreprise investit massivement (une autre preuve que nous ne sommes pas vraiment dans une bulle). Mais alors, why ?
Cette baisse s'explique par deux inquiétudes : les investissements massifs dans l'IA (près de 35 milliards au dernier trimestre) et le scepticisme sur le boom de l'intelligence artificielle. Un décalage entre perception et réalité.
Azure, la plateforme cloud de Microsoft, a connu une croissance de 40 % sur un an au dernier trimestre, avec l'IA contribuant à hauteur de 18 points de pourcentage. Mais il y a un truc encore plus impressionnant.
La directrice financière, Amy Hood, nous dit que les revenus seraient "significativement supérieurs" si Microsoft avait assez de capacité pour servir tous ses clients. En gros, la croissance de 40 % n'est pas limitée par la demande, mais par l'offre. Selon les analystes, cette contrainte pourrait représenter 4 à 6 milliards de dollars de revenus trimestriels "laissés sur la table".
Et encore mieux : le carnet de commandes commercial a explosé de 51 % à 392 milliards de dollars. Ce sont des contrats déjà signés, avec une durée moyenne de 2 ans. Cette visibilité exceptionnelle garantit pratiquement la transformation de ce backlog en futurs revenus. Impressionnant.
Pour débloquer cette demande, Microsoft mise gros : doublement de la capacité des data centers d'ici 2 ans, augmentation de 80 % de la capacité IA cette année et déploiement des nouveaux GPU Nvidia GB300 qui offrent 30 % de performance supplémentaire par carte. Un pari à 140-150 milliards de dollars de CapEx annuel (CapEx = investissements dans des infrastructures, par exemple).
Microsoft détient environ 27 % d'OpenAI, valorisée à 500 milliards de dollars. C'est un retour de 10x sur son investissement initial de 13,8 milliards. En effet, cette participation représente déjà environ 135 milliards de dollars de valeur, largement non reflétée dans le cours de l'action Microsoft. 135 milliards !
Mais au-delà de ce chiffre magnifique, la vraie valeur du deal se trouve ailleurs. OpenAI s'est engagée à acheter pour 250 milliards de dollars de services Azure sur 5-7 ans, soit 35 à 50 milliards de revenus annuels supplémentaires. Avec les marges brutes d'Azure autour de 70 %, on parle de 24 à 35 milliards de profit brut additionnel par an.
Surtout, Microsoft dispose des droits commerciaux exclusifs sur la technologie d'OpenAI jusqu'en 2032. Concrètement, toute entreprise voulant utiliser GPT-4, GPT-5 ou les futurs modèles, doit passer par l'infrastructure Azure. C'est un moat (avantage concurrentiel) énorme : Microsoft contrôle le canal de distribution des modèles d'IA les plus avancés au monde. Ce n'est pas qu'un simple fournisseur cloud, c'est le péage de l'écosystème IA. Une imprimante à cash.
Avec la baisse du cours de l'action récente, Microsoft se négocie à 28-29 fois ses bénéfices attendus pour 2026. C'est paradoxalement moins cher que la moyenne du secteur tech (31,7x) alors que l'entreprise affiche une croissance de bénéfices attendue de 19,2 % en 2026 (nettement supérieure à la moyenne du secteur).
Plus intéressant : le ratio PEG (Price/Earnings Growth) s'établit à 1,47x, ce qui signifie que la valorisation est raisonnable pour une croissance de près de 20 %. Même si vous ne comprenez pas ces chiffres, à titre de comparaison, Amazon se négocie à 33,8x les bénéfice, Nvidia à 40,5x et Alphabet à 31,2x alors qu'elles ont toutes des perspectives de croissance similaires ou inférieures à Microsoft. En gros, Microsoft est un good deal à ce prix.
Les 49 analystes qui couvrent Microsoft affichent un prix cible moyen de 600-619 $, soit 30-35 % de potentiel de hausse (cela dit, toujours prendre les prédictions des analystes avec des pincettes).
Microsoft va présenter ses résultats du deuxième trimestre fiscal 2026 le 28 janvier. Le consensus attend +15,3 % de revenus et +21,4 % de bénéf'. Un setup solide qui devrait nous montrer des profits qui augmentent plus rapidement que le chiffre d'affaires.
De plus, il faut savoir que ce trimestre est historiquement le plus gros de l'année. Si Microsoft suit sa saisonnalité habituelle, les revenus pourraient dépasser les attentes de 2 milliards ou plus.
Mon point de vue et les risques : la décote actuelle me semble injustifiée. Microsoft, c'est non seulement de la croissance solide (16 % de revenus supplémentaires attendus), un positionnement unique sur l'IA, mais aussi un bilan ultra sain (102 milliards de cash et équivalents sur ses comptes). Les risques : ils ne sont pas inexistants. Loin de là : les dépenses massives en infrastructure (140-150 milliards par an) si les revenus ne suivent pas, le procès Musk vs OpenAI qui pourrait retarder l'IPO d'OpenAI et la volatilité liée au sentiment sur l'IA. Les contraintes actuelles de capacité pèsent aussi sur la croissance à court terme, bien qu'elles témoignent d'une demande exceptionnelle (pas assez d'offre pour la demande).
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👩🏫 Ce que vous allez apprendre : début 2026, suite aux menaces de Trump d'envahir le Groenland et d'imposer des droits de douane à l'Europe, les marchés ont réagi avec un Sell America trade massif. Ce phénomène de "fuite des capitaux" pourrait-il redéfinir l'économie mondiale ? Quels signaux montrent l'érosion de l'exceptionnalisme américain ? Découvrez comment ce scénario pourrait impacter votre portefeuille et quelles diversifications envisager face à une possible dévaluation du dollar.
Début janvier 2026, Trump a menacé d'envahir le Groenland et d'imposer des tarifs à l'Europe. Réaction des marchés : un Sell America trade massif, c'est-à-dire une vente simultanée des actions, obligations d'État américaines, et baisse du dollar.
Le plus révélateur ? Les rendements obligataires ont grimpé (pour rappel, quand les prix des obligations chutent, donc que les gens vendent, le taux d'intérêt des obligations augmente). Normalement, en période de crise, un peu comme avec l'or, les investisseurs se réfugient dans les bons du Trésor américain, faisant baisser les rendements. Mais cette fois, c'est l'inverse. Un signal que même Trump semble avoir compris, car il a immédiatement reculé.
Ce phénomène s'appelle la "fuite des capitaux". Et il pourrait redéfinir l'économie mondiale selon Noah Smith. Creusons un peu son analyse que je trouve très pertinente et voyons comment elle pourrait impacter votre portefeuille.
Déjà, il faut savoir que le monde entier parie sur l'Amérique depuis des décennies. Les gouvernements étrangers détiennent des milliards en obligations américaines. Le dollar représente 58 % des réserves de change mondiales (l'euro 20 %, et le yuan représente seulement 3 %).
Cette confiance repose sur "l'exceptionnalisme américain" : la plus grande économie mondiale (24 000 milliards de dollars de PIB), un leadership technologique, la première armée, des institutions stables, des marchés sophistiqués et zéro défaut de paiement sur sa dette depuis 1776.
Conséquence : comme c'est le cas pour un individu très riche, les États-Unis empruntent à taux ultra bas et financent leur déficit commercial de 900 milliards de dollars par an en échangeant des bons du Trésor contre des biens réels. Le monde accepte des reconnaissances de dette américaines contre des voitures et du pétrole parce qu'il croit que l'Amérique remboursera toujours. Easy.
Mais, mais, mais, plusieurs signaux suggèrent que cet exceptionnalisme s'érode.
- La montée chinoise : en parité de pouvoir d'achat, la Chine est 37 % plus grande que les États-Unis. Elle domine la recherche en sciences physiques et mène la révolution du secteur de la tech électrique.
- Une armée affaiblie : les États-Unis ne peuvent plus produire d'armes à grande échelle (enfin, ils sont toujours bien meilleurs que l'Europe, mais ils perdent du terrain). Dans une guerre prolongée, l'Amérique pourrait perdre faute de capacité industrielle.
- La dérive institutionnelle : Trump presse la Fed, menace de prendre des participations arbitraires dans les entreprises, impose des droits de douane massifs unilatéralement, etc. L'imprévisibilité est à son paroxysme et les marchés détestent ça.
- L'explosion de la dette : 36 000 milliards de dollars (130 % du PIB) et en hausse. Les paiements d'intérêts annuels dépassent 1000 milliards, plus que le budget de la défense. Avec des taux non nuls, c'est insoutenable.
- L'isolement : les menaces contre les alliés européens remettent en question le réseau d'alliances.
Du coup, ben, les investisseurs pourraient commencer à partir et quand les investisseurs vendent massivement des actifs américains, un cercle vicieux se déclenche.
Les rendements obligataires explosent (comme je le disais, quand le prix des obligations chutent, le taux d'intérêt de ces dernières augmente). Une "prime de risque" sur les bons du Trésor fait grimper les taux longs même si la Fed baisse les taux courts. Avec 36 000 milliards à refinancer, chaque point supplémentaire coûte 360 milliards par an.
De plus, cela fait aussi grimper les taux hypothécaires, crédits autos et financements d'entreprise. Lors de la crise du Groenland, les taux immobiliers ont immédiatement bondi. Une récession devient probable, mais le gouvernement ne peut pas emprunter pour relancer, car cela accélérerait la fuite.
Du coup, le déficit commercial devient insoutenable. Sans capitaux étrangers, les États-Unis doivent équilibrer leurs échanges, c'est-à-dire exporter autant qu'importer. Cela implique soit une chute du niveau de vie, soit une dévaluation massive du dollar.
Le signe le plus inquiétant : l'envolée spectaculaire de l'or. Le métal jaune a atteint des records en janvier 2026, porté par les achats massifs des banques centrales (la Chine accumule pour le 14e mois consécutif et la Pologne veut acheter 150 milliards de dollars supplémentaires).
La part de l'or dans les réserves mondiales grimpe au détriment du dollar. Les investisseurs se tournent vers l'or par méfiance envers les politiques de Trump, la croissance de la dette américaine (à cause du One Big Beautiful Bill Act de Trump) et les menaces sur l'indépendance de la Fed.
Comme l'écrit l'analyste Thierry Wizman : "Auparavant, toute tension géopolitique ralliait le monde autour du dollar. Maintenant, les traders se réfugient dans l'or. Les arrangements qui prévalent depuis 1945 se défont."

Le monde se prépare peut-être à une ère d'anarchie financière selon Noah Smith : pas de dollar dominant, la Chine qui ne peut remplir le vide, et idem pour l'Europe.
Quel impact sur votre portefeuille ? Le risque : une forte exposition aux actifs américains (actions, obligations, ETF S&P 500) vous expose à un double choc c'est-à-dire une baisse des valeurs ET une dévaluation du dollar face à l'euro. Je pense cependant que c'est un risque temporaire et très lié à la politique de Trump qui est elle aussi temporaire. Sur le long terme, je reste toujours très confiant pour les États-Unis. Les ajustements : il pourrait être intéressant de diversifier vers l'Europe (euro qui se renforce) et de détenir 5 % à 10 % d'or physique ou ETF. Ces scénarios restent hypothétiques, mais ne sont plus improbables. La réaction de Trump aux signaux obligataires montre qu'il comprend le danger, reste à savoir s'il pourra se contrôler assez longtemps. On va suivre ça de près.
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👩🏫 Ce que vous allez apprendre : Amazon, le géant qui a révolutionné l'e-commerce, construit son plus grand magasin physique à ce jour près de Chicago. Pourquoi l'entreprise qui a passé 25 ans à tenter de détruire le retail traditionnel adopte-t-elle maintenant ce format ? Est-ce une stratégie viable alors que son PDG croit que le commerce physique est condamné ? Découvrez les implications pour Amazon, Walmart et Target, et pourquoi malgré la croissance de l'e-commerce, 80-85 % des ventes retail se font encore en magasin.
Amazon, le tueur du commerce physique, construit son plus grand magasin à ce jour : plus de 21 000 m2 près de Chicago. C'est 25 % plus grand qu'un Walmart Supercenter. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés aux États-Unis, mais un hypermarché moyen en France, c'est autour de 9300 m2.
Le paradoxe dans tout ça ? L'entreprise qui a passé 25 ans à détruire le retail traditionnel adopte maintenant le format qu'elle voulait rendre obsolète…

Source : l'excellente série True Detective – saison 1
Pourquoi ? Pour ça :
Malgré 25 ans de croissance dans le secteur de l'e-commerce (surtout grâce à Amazon), entre 80 % et 85 % des ventes retail se font encore en magasin physique. Le e-commerce plafonne à 15-17 % du total.
Plus révélateur encore : 93 % des clients Amazon font aussi leurs courses chez Walmart, 78 % chez Target.
Amazon domine l'e-commerce, mais ses clients dépensent l'essentiel ailleurs. Sur l'alimentaire, pratiquement tous achètent leurs produits frais en magasin physique.
Mais Amazon a souvent testé les magasins physiques…
Amazon Books (68 magasins), Amazon 4-Star, Amazon Style, Amazon Pop-Up : tous fermés. Amazon Go est passé de 30+ emplacements à une poignée. Amazon Fresh continue de fermer (14 magasins au Royaume-Uni en 2025, 4 en Californie).
Seul succès : Whole Foods, acquis pour 13,5 milliards de dollars en 2017. En 2025, Amazon a placé le CEO de Whole Foods à la tête de toutes les opérations alimentaires. Le message est clair : l'expertise vient du retail traditionnel, pas de la tech.
Mais ce nouveau magasin à Orlando Park est intéressant, car il s'agit d'une approche hybride.
50 % magasin traditionnel (produits frais, essentiels), 50 % entrepôt pour les livraisons (retrait, préparation). Il est situé stratégiquement près de Costco, Walmart, Target, Aldi (si vous vous demandez pourquoi tous les magasins similaires sont souvent proches les uns des autres, regardez la théorie de Hotelling).
L'avantage Amazon ? Ses données Prime permettent d'optimiser l'assortiment local. Mais Walmart possède 11 000 magasins et une logistique incroyable permettant une livraison rapide à travers les États-Unis. Répliquer cet avantage prendrait des décennies et des dizaines de milliards de dollars.
Mais le plus troublant dans cette histoire, c'est qu'Andy Jassy, le PDG d'Amazon, croit que le retail physique est condamné. Effectivement, lors de l'annonce des résultats en octobre dernier, il a dit : "Cette équation va s'inverser avec le temps" et "L'IA va accélérer le déclin."
Amazon construit donc un mégastore tout en croyant le format obsolète. C'est donc (peut-être) un pari défensif pour capturer du marché physique pendant sa lente agonie, pas une conviction stratégique. D'ailleurs, l'analyste Neil Saunders nous dit : "Le magasin est plus expérimental qu'autre chose."
Quel impact sur votre portefeuille ? Amazon : risque limité, peu de potentiel de hausse. Un magasin ne change rien aux fondamentaux d'une entreprise qui pèse 2500 milliards de dollars. La thèse d'investissement reste AWS (le cloud), l'e-commerce et l'IA. Mais surveillez les annonces. En effet, si Amazon décide de créer 50-100 magasins, ce serait un pivot majeur et risqué mobilisant des dizaines de milliards. Walmart et Target : un magasin ne menace pas Walmart (11 000 magasins). Mais si ça fonctionne, Amazon a les ressources pour accélérer rapidement. L'avantage défensif de Walmart reste gigantesque. Secteur retail : Amazon validant que les magasins restent importants renforce paradoxalement les acteurs traditionnels, mais augmente la pression concurrentielle sur tous.
Mon point de vue : sceptique. Amazon a 25 ans d'historique dans le physique, et à part Whole Foods (une acquisition), tous ses concepts ont échoué. Ce mégastore sent l'expérimentation coûteuse plutôt que la conviction. Le timing est étrange : Jassy a passé 2 ans à optimiser les coûts et à fermer les concepts stores non rentables. Lancer ce projet massif semble contradictoire, sauf si c'est une dernière tentative désespérée de capter l'alimentaire physique. À suivre. Pour les investisseurs : surveillez l'ouverture en 2027 et les 12 premiers mois. Si Amazon annonce un déploiement massif avant validation, ce serait un signal négatif, un retour aux erreurs de surexpansion. Le retail physique n'est pas mort, mais Amazon n'a jamais prouvé qu'il savait mieux faire que Walmart. Au contraire, Walmart prouve plutôt qu'ils savent faire mieux qu'Amazon dans l'e-commerce (enfin, presque).
C'est tout pour aujourd'hui. Si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas à répondre à ce mail.
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