
🙋♂️ Voici dans quoi j'investis en 2026
Mes débuts, mes gros projets, vers où je vais.
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 28 minutes
Hey Snowballers,
J'espère que vous allez bien. Comme je le fais presque tous les 1 an et demi, je vais vous parler de mes investissements personnels. Dans quoi j'ai investi, dans quoi j'investis et dans quoi je vais investir. On parlera donc de mes investissements en bourse, mais aussi de mes futurs investissements dans l'immobilier, sur lesquels je suis en train de bosser.
L'idée n'est pas de copier ce que je fais, car ça ne fonctionne pas vraiment en général. Le but est surtout de vous inspirer, de vous partager des erreurs, etc. Cet article est une mise à jour d'un vieil article, donc si vous avez l'impression d'avoir déjà lu des trucs, c'est normal.
✨ Faut-il investir dans Ferrari suite à la controverse liée au nouveau modèle 100 % électrique, la Luce ? C'est la question qu'on s'est posée dimanche dans le Snow Report en décortiquant les chiffres de Ferrari. On a également parlé de l'encyclique sur l'IA du pape et de l'impact que cela pourrait avoir sur votre portefeuille. Et pour terminer, on a également analysé une nouvelle tendance qui pourrait vous donner des idées de side business : l'économie de la nostalgie. 👉 Par ici pour lire l'article (essai gratuit de deux semaines). 📊 Pour retrouver toutes les actions que nous avons analysées depuis 6 ans (portefeuille en hausse de +139,1 %), c'est ici.
Avant de continuer, place à notre partenaire du jour qui vous permet d'investir simplement dans des milliers d'actifs depuis votre téléphone…
Partenaire qu’on 💓
📈 Et si vous pouviez investir en actions et ETF avec 0 % de commission jusqu'à 100 000 € par mois, sur une plateforme contrôlée par l'AMF et l'ACPR, qui existe en France depuis 2010 ? C'est ce que propose XTB.
Le courtage en ligne, c'est un marché où la différence entre deux acteurs se joue (essentiellement) sur 3 choses : les frais (qui grignotent silencieusement vos performances sur le long terme), l'offre (le choix d'actifs accessibles) et la solidité réglementaire. Et un bonus : le type de compte que vous pouvez ouvrir (compte-titres, PEA, etc.). Sur ces 3 + le bonus, XTB coche les cases. 💸 0 % de commission sur actions et ETF, dans la limite de 100 000 € de volume mensuel. Au-delà, c'est 0,2 % avec un minimum de 10 €. Pour la grande majorité des investisseuses et investisseurs particuliers, vous ne dépasserez jamais ce plafond. 💰 La possibilité d’ouvrir un compte-titres, mais aussi un PEA. 🌍 Plus de 11 600 actifs accessibles dont de très nombreuses actions et ETF. 🆓 Aucuns frais cachés : ouverture de compte gratuite, dépôts et retraits gratuits, pas de commission jusqu’à 100 000 € de volume. 🏛️ Un cadre réglementaire solide : XTB est présent en France depuis 2010 et contrôlé par l'AMF et l'ACPR. Plus de 2 millions de clients dans le monde. 🇫🇷 Un service client français réactif, disponible en semaine. Important quand on a une question sur un ordre, un dividende ou la fiscalité d'un produit. Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à tester. Vous pouvez avoir autant de comptes-titres que vous voulez (pas de PEA, par contre), donc vous pouvez tester en parallèle de votre compte-titres actuel.
⚠️ Petit rappel utile : investir comporte un risque de perte en capital. Investissez uniquement ce dont vous n'avez pas besoin à court terme.
Et n'hésitez pas à partager Snowball à vos proches pour gagner des stickers, des cartes-cadeaux et même des lingots d'argent !
Ceci n’est pas une autobiographie, mais plutôt une façon de m’appuyer sur ma (petite) vie pour vous partager du contenu actionnable et utile. Vous y trouverez un peu de psycho, de culture, mais aussi des choses un peu plus concrètes (outils, investissements, processus de décisions, etc.).
Commençons par une petite mise à jour de mon portefeuille en 2026.
- En 2025, j’ai pu mettre 1166 € de côté par mois environ. J’ai donc investi environ 14 000 €, soit 14 % de moins qu’en 2024. Pour info, mon salaire est d’environ 4000 € net par mois.
- Depuis début 2026, j'ai investi environ 6000 € soit environ 1000 € par mois.
Voici la répartition de mon budget en 2025 :

Dans quoi est-ce que j’investis ? Essentiellement des actions, des ETF, des cryptos, quelques startups, de l’immo via une SCI et des objets de collection et autres actifs alternatifs. Commençons par les investissements financiers.
Fin 2024, un peu avant la publication de la dernière mise à jour de cet article, mon portefeuille, sans la partie immo, ressemblait à ça :

Il avait décollé de 83,4 % par rapport à fin 2023.
Mais fin 2025, donc il y a 6 mois, il ressemblait à ça :

Donc une chute de 4,6 % par rapport à la même période il y a un an. Et actuellement, je n'ai pas fait le calcul, mais il doit être encore plus bas vu la chute des cryptos.
Mais, grâce à mes YOLO Report, je me suis rendu compte que fin 2019, mon portefeuille ne pesait qu’environ 30 000 €.
En 6 ans, il a donc augmenté de près de 1900 % environ, soit environ 58 % par an. C’est pas mal, mais il faut savoir qu’il s’agit de très bonnes années pour les investisseurs. Mais bon, vous voyez quand même la magie des intérêts composés en action !
La valeur de mon portefeuille ne prend pas en compte la valorisation des startups dans lesquelles j’ai pu investir. D’ailleurs, voici la liste si ça vous intéresse :
- Phacet – 5000 € ;
- Citymapper – j’avais investi 500 € et j’ai récupéré 200 € suite à leur vente. C’est mieux que rien 😅 ;
- The Mobile First Company – 5000 € qui ont sûrement pris de la valeur depuis ;
- Comet – 5000 € qui ont sûrement perdu de la valeur depuis ;
- Figures – 5000 € ;
- Lago – 5000 $, j'ai revendu pour 15 000 $ ;
- Curve – j'avais investi 1000 €, la boîte a été rachetée, mais je n'ai rien touché, car elle a été rachetée moins cher que la valorisation à laquelle j'avais investi et certains investisseurs avaient des droits préférentiels pour recevoir l'argent en premier ;
- Mercury – 1000 $ qui ont une valeur de 1684 $ aujourd'hui ;
- Brewdog – 1000 €.
Et comme toujours, si vous avez des remarques ou autres, n'hésitez pas à répondre à cet email. Je lis et réponds à 100 % de vos messages.
La valeur de mon portefeuille ne prend pas non plus en compte mes investissements immobiliers, nous avons toujours 4 appartements à Fréjus et un nouvel appartement à Aix-en-Provence avec 2 amis.
Petite remarque : suite à leur forte hausse depuis 5 ans, les cryptos prennent vraiment beaucoup de place et il faudrait que je pense à rééquilibrer, mais j'ai encore du mal à me séparer de ces dernières.
La partie "actions et obligations" comprend mes comptes-titres, mes assurances vie, PER, etc. J'ai encore aujourd'hui trop d'actions individuelles, donc je rééquilibre en investissant davantage dans des ETF (donc des paniers d'actions) dans mon PEA (plan épargne actions) qui a une fiscalité extrêmement avantageuse.
L'intégralité des actions individuelles que je possède est constituée d'actions que j'ai analysées dans les Snow Reports du dimanche soir (vous pouvez tester notre abonnement prémium pendant deux semaines d'ailleurs si vous voulez).
Et pour accéder à l'intégralité des actions qu'on a analysées et suivre le portefeuille Snowball, c'est ici :
Côté crypto, je fais au plus simple : 50 % ether et 50 % bitcoin. Je peux modifier les pourcentages selon l'état du marché.
Du côté des objets de collection, cette catégorie est vaste, mais je m’intéresse surtout aux objets liés à la pop culture. Par exemple :
- éditions limitées de jouets Mattel ;
- éditions limitées d’objets d’artistes comme ceux de Daniel Arsham ;
- Super Nintendo toujours dans sa boîte d’origine avec un jeu Mario Bros original jamais ouvert ;
- un iPhone première génération toujours dans son emballage acheté en 2024 ;
- baskets dédicacées par Virgil Abloh ;
- etc.
J’ai toujours aimé les objets et la pop culture, donc j’y ai trouvé une nouvelle forme d’investissement passion.
Et demain ?
Je vais continuer d'investir dans tout ça en faisant en sorte de donner plus de poids à mes ETF, car les actions individuelles ont pris trop de poids. Je vais continuer d'investir dans ces dernières, car j'aime ça, mais de plus petites sommes pour que les ETF que je place dans mon PEA prennent plus de poids.
Dans quoi j'investis exactement ? Je ne vais pas vous donner le détail exact, mais je fais un très gros focus sur les États-Unis pour la simple et bonne raison que je pense qu'ils vont rester le moteur de l'économie mondiale pendant encore très longtemps. J'ai également des ETF sur certains secteurs européens et les pays émergents.
Demain, j'aimerais aussi ajouter des matières premières et notamment de l'or pour me créer une épargne stockée dans une valeur refuge.
D'ailleurs, petit moment autopromo, mais si vous souhaitez créer votre stratégie d'investissement et que vous ne savez pas par où commencer, on a justement créé Money Buddy, votre copilote financier 100 % indépendant : audit de votre situation, recommandation de stratégie précise, hotline WhatsApp avec moi pour poser toutes vos questions…

Passons maintenant à mes investissements immobiliers. Mais avant, si vous souhaitez investir dans des startups, je vous recommande de jeter un œil à notre second partenaire du jour…
Partenaire qu’on 💓
🦄 On avait reçu Wendy de Carré Partners dans un SnowTalk, et une idée nous est restée : le jour où une licorne entre en bourse, le particulier achète souvent, mais une grande partie de la valeur, elle, s'est créée bien avant la cotation...
C'est exactement ce moment d'avant que Carré Partners ouvre aux particuliers : le late stage non coté. Quand une licorne arrive à maturité, ses premiers actionnaires cherchent souvent à céder une partie de leurs parts avant l’introduction en bourse, sur le marché secondaire. SpaceX, OpenAI, Anthropic, Stripe, Revolut… Un univers jusqu'ici réservé aux fonds spécialisés et aux grands patrimoines, que Carré Partners rend accessible ici à partir de 5000 €. Pour situer la classe d'actifs, un seul chiffre : 📊 L'indice Morningstar des 100 plus grandes licornes américaines a délivré 29,1 %/an sur 10 ans, contre 11,1 % pour les marchés cotés. Évidemment, ce n'est pas une garantie, et le non coté comporte un risque réel de perte en capital. En tout cas, voici ce qui rend l'approche Carré Partners intéressante : 🎯 Du secondaire late stage : Carré se positionne donc sur des licornes déjà installées, via des fonds qui détiennent les participations, pour une exposition indirecte à leur croissance. 🔎 Une rigueur d'instruction rare : avant chaque opération, la Maison vérifie la chaîne de détention des participations via deux audits indépendants, l'un européen, l'autre américain. Ils remontent la propriété réelle des titres jusqu'à la source. 🤝 Un alignement total : Wendy, la fondatrice, co-investit personnellement sur chaque opération, aux mêmes conditions que les membres. 📺 Le SnowTalk que j'ai enregistré avec Wendy sur le private equity est d'ailleurs à revisionner ici. Devenez membre de la Maison pour découvrir en priorité les prochaines opérations et accéder à la grille de lecture des licornes du top 50 mondial.
⚠️ Communication à caractère promotionnel. L'investissement non coté consiste ici en une exposition économique indirecte à des sociétés non cotées, via des véhicules dédiés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
J’ai décrit mes investissements immobiliers en détail ici, mais voici un petit résumé :
- achat d'un petit immeuble à Fréjus (300 000 € de prêt environ) avec des amis via une SCI, qu'on a transformé en 6 appartements ;
- revente de 2 appartements (les moins bien) pour environ 150 000 € (soit la moitié de ce qu'on a emprunté) ;
- 4 appartements en location classique à Fréjus qui sont largement cash flow positif quand on loue (on a eu une période sans location par manque de temps) ;
- achat d'un nouvel appartement de 36 m2 via la SCI à Aix-en-Provence pour 120 000 €. Il devrait être loué en location courte durée dès cet été. Comme souvent, les travaux ont traîné.
Et demain ?
Je vais commencer à investir en perso dans l'immobilier en plus de la SCI avec mes amis.
Mon idée est de me concentrer sur des micro-logements. Je suis sur un premier deal avec l'aide de Mon Majord'home, un de nos sponsors récurrents d'ailleurs qui m'a aidé à trouver une petite pépite à Marseille :
- lot de 2 studios : un "normal" de 27 m2 que je vais louer en bail classique longue durée et un autre de 10 m2 que je vais louer en bail civil courte durée en mode chambre d'hôtel de luxe ultra-optimisée pour cibler un public professionnel en déplacement. Mon Majord'home s'est occupé de la chasse et de la négo (on a gratté 10 k€ quand même) et je m'occuperai du reste (travaux, location, etc.).
Et ensuite, j'aimerais également faire l'achat d'un autre micro-logement sur Paris en passant par Atom, le nouveau projet de Thierry Vignal qui se focalise sur des surfaces parisiennes comprises entre 9 m2 et 15 m2 : "Grâce à une approche para-hôtelière maîtrisée, nous transformons ces espaces en investissements à haut rendement, tout en offrant une expérience locative prémium à leurs occupants."
Affaire à suivre, je vous parlerai de ces deux projets prochainement.
- Bourse : PEA (BoursoBank), assurance vie (Yomoni est ma principale, mais j'ai arrêté d'investir pour me concentrer sur le PEA) et compte-titres (Trading 212, Interactive Brokers, Trade Republic).
- Immobilier : Mon Majord'home, Atom, Imodirect (on teste depuis peu pour la gestion locative à Fréjus), Matera (création et gestion de copro).
- Cryptos : bitcoin et ether stockés essentiellement sur mon Ledger, j'utilise pas mal Nexo aussi et Kraken/Coinbase.
- Startups : pas mal d’investissements en direct grâce à mon réseau, mais aussi via Crowdcube et Wefunder.
- Art : Masterworks.
- Suivi des investissements : Google Sheet.
- Suivi de budget : une Google Sheet très basique :
Je partage d’ailleurs cette dernière dans la toute première édition Snowball qui date de mars 2020 (soyez indulgentes et indulgents…).
Et finalement, avec Quentin, nous l’avons encore plus perfectionnée si vous voulez un outil encore plus complet :
Par ici pour l’acheter. Elle est gratuite pour les abonnées Snowball+ et Snowball Insights.
Pour la suite, on va parler un peu de comment j'en suis arrivé là avec à chaque fois de petits enseignements finances persos au fil de l'eau. Je vais donc vous raconter un peu ma vie. J'avais déjà publié ça il y a 1 an et demi, mais je vais faire une mise à jour.
Je suis né à Marseille en juin 1987, mais mes parents ont déménagé dans le Var très rapidement. J’ai grandi dans un petit village de quelques milliers d’habitants.
Mon père était boulanger et ma mère infirmière libérale.
Grâce à de nombreux efforts de la part de mes parents, je n’ai jamais manqué de rien, mais j’ai par contre assisté aux nombreuses difficultés financières de ces derniers. Interdictions bancaires, dossier de surendettement, huissiers et autres fins de mois difficiles qui ont fait que le stress financier était omniprésent dans la famille.
Mes parents n’ont jamais été de grands investisseurs (à cause des difficultés financières justement), mais le fait de voir ma mère faire beaucoup d’efforts pour tenir un budget et faire en sorte de survivre financièrement m’a certainement fortement influencé. J’ai pu me rendre compte très tôt à quel point cela pouvait être un sujet important et douloureux.
En effet, j’ai pu apprendre assez tôt que l’argent pouvait être une énorme source de stress et je n’avais certainement pas envie de me retrouver dans une telle situation à l’âge adulte.
💡 Conseil : apprendre la notion de budget aux enfants pourrait être une bonne chose pour éviter qu’ils entrent dans la vie active complètement démunis.
Comme je le disais, mes parents n’étaient pas de grands investisseurs, mais ma mère avait l’habitude d’essayer de mettre un peu d’argent de côté quand c’était possible et j’ai compris que cela pouvait être important en cas de difficultés (une voiture qui casse, une grosse réparation à faire, etc.).
💡 Conseil : apprendre assez tôt à vos enfants la notion d’épargne de sécurité et son importance. J’ai rencontré de nombreuses personnes sans aucun matelas de sécurité, même si c’est une notion vraiment basique.
De plus, mes parents n’avaient pas peur de parler d’argent devant moi (je sais que de nombreux couples évitent ce genre de discussions en famille), donc j’ai pu commencer à comprendre certaines notions très tôt : découverts, agios, crédits à la conso (et leurs dangers), etc.
Je me souviens même d’une anecdote qui continue de me marquer alors que je n’avais qu’une dizaine d’années à l’époque : nous sommes en 1997, et France Télécom entre en bourse. À l’époque, 4 millions de petits investisseurs français se jettent sur le titre. Le banquier de la Société Marseillaise de Crédit en parle à mes parents en disant que ça pourrait être intéressant d’acheter quelques actions, attendre qu’elles montent un peu et les revendre. Il avait dit un truc du genre : "C’est cool, ça vous paiera le resto".
Haha ! "Ça vous paiera le resto…". J’y repense souvent en me disant que ce n’est clairement pas la bonne façon d’investir et je me demande combien de personnes reçoivent régulièrement ce genre de mauvais conseils…
Malheureusement, mes parents n’ont pas pu devenir millionnaires grâce au décollage de l’action France Télécom qui passe de 27,70 € en 1997 à 219 € en mars 2002 avant de retomber à 10 € en 2002 et ils n’ont jamais vraiment pu commencer à me créer une épargne pour m’aider à me lancer dans la vie adulte. Mais si vous pouvez le faire, n’hésitez pas ! Il existe de nombreuses façons d’investir pour vos enfants, mais selon nous, chez Snowball, la façon la plus intéressante est le compte-titres.
En effet, selon Mathieu, le créateur qui se cache derrière la newsletter Snowball Bourse, il existe un système relativement peu connu pour créer une épargne pour ses enfants : ouvrir un compte-titres à votre nom puis leur en faire donation à l’âge de 20 ans (pas d'impôt pour vous et les plus-values repartent à 0 pour votre enfant). Si vous avez raté la newsletter, c'est ici.
Finalement, je voulais parler rapidement de l’école. Comme je le disais, j’ai grandi dans un tout petit village. À l’école, nous avions une maîtresse pour toutes les classes de maternelle et un maître pour toutes les classes de CP, CE1, CE2, CM1 et CM2.
Je ne suis pas un expert de la pédagogie, mais en tant qu’enfant, c’était vraiment top d’avoir des classes avec différents niveaux.
De plus, il ne s’agissait pas d’une école Montessori ou autre, mais une école fortement influencée par la pédagogie Freinet. Selon Wikipédia, elle est "fondée sur l'expression libre des enfants ; texte libre, dessin libre, correspondance interscolaire, imprimerie et journal étudiant, etc."
En lisant cela, je comprends mieux pourquoi notre maître avait décidé de faire un projet d’un an sur le sujet des plantes pour comprendre leur fonctionnement et tout au long de l’année, nous avons créé un site internet en parallèle avec un informaticien bénévole. Quand j’y repense, je trouve cela incroyable.
Je vous rappelle que nous étions entre 1990 et 1995, il y avait un seul ordi dans l’école et internet n’en était qu’à ses débuts… Je me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance d’être dans cette école et que les conditions actuelles dans de nombreuses écoles ne sont pas du tout à un tel niveau, malheureusement.
Bref, le primaire m’a certainement beaucoup influencé et notamment pour développer ma curiosité, de l’indépendance et mon envie de construire des choses qui ont aussi influencé ma curiosité dans l’univers de la finance… Petite digression, désolé…
Et du côté de mon père, je pense qu’il m’a appris une chose essentielle : trouver des solutions et être débrouillard. Après être devenu allergique à la farine (assez courant chez les boulangers), il a réussi à rebondir et il était à mes yeux, pendant toute mon enfance, le roi de la débrouillardise.
💡 Conseil : ne sous-estimez pas l’impact de votre éducation sur la façon dont vous gérez vos finances actuellement. Dans cette édition de Snowball Couple, Margaux nous partage quelques questions qu’il serait intéressant de vous poser : - Dans quelle famille ai-je grandi ? - Si je devais définir les grandes lignes de mon éducation, quelles seraient-elles ? - Quels sont les piliers de mon éducation ? - Si je devais prendre quelque chose de mon éducation, qu’est-ce que cela serait ? - Si au contraire, je ne devais pas reproduire quelque chose, qu’est-ce que ça serait ? - Qu’est-ce qui est important pour moi ?
On arrive à la fin de ma terminale S, je dois faire un choix. Je voulais devenir ingénieur, mais mon prof de maths disait que j’étais dyscalculique et que c’était un peu peine perdue…
Après une année à enchaîner les 0 en maths, je me débrouille pas trop mal au bac avec un joli 7 ! 😅
J’hésite avec médecine, puis une école de commerce, mais impossible d’avoir un prêt pour la financer (mes parents sont en dossier de surendettement donc ils ne peuvent pas se porter caution…).
Je termine donc à la fac d’économie à Toulon. Pourquoi avoir choisi l’économie ? Je trouvais que c’était un sujet intéressant, car il mêle vraiment plein de choses :
- un côté scientifique et rationnel ;
- mais aussi sociologique ; et
- une forte présence de la psychologie et notamment de l’étude des comportements humains.
Évidemment, comme tout bon étudiant boursier, j’enchaîne les petits boulots l’été ou pendant mes études (équipier chez Quick, trier des lettres au centre de tri de la poste à 4 h du mat’ ou encore magasinier dans une usine STMicroelectronics). Je commence à accumuler un peu d’argent que je mets de côté sur mon compte courant ou sur mon livret A.
💡 Conseil : j’aurais dû clairement commencer à investir dès mes premiers boulots d’été à l’âge de 16 ans. Mais à ce moment-là, je ne savais même pas ce qu’était un PEA ou un compte-titres… En plus de ça, ce n'était pas aussi accessible qu'aujourd'hui… Pas de smartphone sur lequel vous pouvez installer une app pour investir… Comme j’explique ici, même si j’avais investi juste 20 € par mois, je serais aujourd’hui très content.
J’adore la fac, le fait d’être étudiant et ça se voit… 😅
- Année 1 : fac d’éco de Toulon, plutôt à gauche, fortement influencée par le keynésianisme.
- Année 2 : fac d’éco d’Aix-en-Provence, plutôt à droite, libertarienne fortement influencée par l’école autrichienne.
- Année 3 : University of Memphis, culture américaine libérale.
- Année 4 : année sabbatique en Australie.
- Année 5 : master 1 en géostratégie et économie internationale d’Assas (Paris), fortement influencée par l’école autrichienne aussi.
- Année 6 : master 2 recherche en analyse économique du droit à Rotterdam et Hambourg, relativement équilibrées avec des profs d’horizons variés.
- Année 7 : année sabbatique en République dominicaine (fun fact : j’ai bossé pour le support client de Nikon USA dans un call center, alors que je déteste le téléphone).
- Année 8 : master 2 pro en innovation et management des technologies à la Sorbonne, plutôt à gauche.
Conclusion : j’ai pu avoir un vaste aperçu des différents courants économiques en faisant plusieurs facs. Je pense que si j’avais étudié dans une seule université, j’aurais été moins ouvert d’esprit.
Pendant ces études je n’apprends pas à investir, mais je me passionne pour l’économie et commence à m’intéresser sérieusement aux finances personnelles, surtout pendant l’année 2008-2009. En pleine crise des subprimes, je suis aux États-Unis et j’ai la chance d’en discuter avec le professeur Lomax, un prof de sciences politiques à qui je donne des cours de français.
Meilleur job étudiant au monde ! Tous les jours, on lisait une dizaine de pages du Contrat social de Rousseau et on en discutait ensuite en marchant pendant une heure tout en corrigeant ses petites fautes de français. Le tout pour 20 $ de l’heure !
On ne parle pas que de Rousseau, mais aussi d’économie et il m’aide à mieux comprendre cet univers de la finance et la crise des subprimes.
C’est pendant ces années que je commence à prendre soin de mon budget, vu qu’il est très serré. Au début, je gérais ça sur un tableur sur mon Mac et finalement en 2012, naît ma fameuse Google Sheet sur laquelle je suis mon budget ! Celle partagée un peu plus tôt.
👩🏫 Enseignement : c’est assez drôle, car le fait de suivre votre budget comme ça, c’est un peu comme écrire un journal intime. Par exemple, en regardant cette feuille ci-dessus, je me souviens qu'aller au Subway, c'était un peu le seul "plaisir culinaire" que je m'autorisais, haha. Ou alors ma mère qui m'avait payé la moitié de ma première conférence tech : LeWeb.
Donc nous sommes en 2012. Quelques mois avant, lors d’un voyage à New York, je découvre les balances connectées Withings dans un Apple Store. Vu que j’étais à fond dans l’univers du quantified self (le fait de tracker plein de trucs dans sa vie), je suis tombé amoureux de cette marque, mais aussi de l’univers des startups.
Je décide donc de m’inscrire à ce master 2 professionnel à la Sorbonne avec un seul objectif : obtenir un stage chez Withings, dont le siège se situe à Issy-les-Moulineaux (avec mon master en analyse économique du droit, je n’avais pas trop de chance d’obtenir un stage chez eux…).
Tous mes travaux scolaires de l’année tournent autour de Withings et je réussis même à interviewer Eric Carreel (PDG et co-fondateur) pour mon dossier en stratégie d’entreprise.
Pendant l’année, je noue un partenariat entre mon master et Le Camping, un accélérateur dirigé par Alice Zagury. Plusieurs fois dans l’année, Oussama Ammar, qui intervenait au Camping, nous fait des conférences rien que pour nous directement au Palais Brongniart (là où siégeait la Bourse de Paris). J’assiste donc de près à la naissance de The Family, le célèbre accélérateur de startups parisien qui a connu un triste sort…
En fin d’année, j’écris un mail au directeur marketing de Withings pour lui demander un stage en product management. Dans le mail, j’écris : "Suite à mon entretien avec Eric Carreel…" et il me répond direct et accepte un entretien ! Il voit que je suis passionné par la marque et en plus j’ai déjà un de leurs produits.
En effet, quelques semaines avant, Withings avait organisé un concours pour gagner une balance connectée sur les réseaux. Je n’avais pas assez d’argent pour m’en payer une et je voulais vraiment tester ce produit… Pour gagner le concours, il fallait partager une photo de soi et obtenir un maximum de likes. Aux États-Unis, il existe des sites sur lesquels vous pouvez échanger votre soutien à quelqu’un pour gagner un concours contre son soutien. Un peu comme quand vos amis vous demandent de voter pour eux. Je finis par gagner la balance (le côté débrouillardise de mon père haha…).
Pour les curieuses et curieux, le post Facebook existe toujours haha !
Bref, j’obtiens donc mon premier stage chez Withings en tant qu’assistant product manager avec un salaire sympa pour un stagiaire : 1200 €.
💡 Conseil : je n’ai pas envie de jouer au gourou du développement perso, mais en écrivant tout ça, je me suis vraiment rendu compte que vous pouvez clairement créer des opportunités. J’avais l’objectif de rentrer chez Withings plus d’un an avant d’obtenir mon stage et j’ai vraiment tout fait pour y arriver. Évidemment, j’aurais pu échouer, mais je pense que mes actions ont augmenté la probabilité de réussir.
Je termine mon stage et Withings me propose un poste du côté marketing. J’accepte et je reçois mon premier "vrai salaire" de 1900 et quelques euros.
Je me souviens parfaitement de ce sentiment de liberté la première fois que j’ai reçu ce salaire. Je crois que je me suis dit quelque chose du genre : "C’est bon Yoann, plus de galère de thunes, t’es tranquille avec ce salaire".
À partir de ce moment-là, j’ai compris que se sentir libre financièrement était un vrai luxe. Quand je dis libre, je ne veux pas dire devenir rentier, mais juste ne pas avoir à stresser à cause de l’argent comme ce fut le cas quand j’étais enfant.
Première chose que je fais après avoir reçu ce salaire ? Je vais aux Galeries Lafayette et je me paie un porte-cartes Burberry qui devait coûter dans les 250 €.
Est-ce une décision économiquement rationnelle ? Pas tellement, mais bon, un peu d’émotionnel, ça ne fait pas de mal parfois…
Fun fact : presque 14 ans après, c’est toujours mon porte-cartes et il tient plutôt bien, haha (finalement, ça ne fait donc que 17,8 € par an…).
Je ne sais pas si c’est le cas pour tout le monde, mais je pense qu’on se souvient toujours de ce premier gros achat après le premier "vrai" salaire.
C’est à partir de ce moment-là que je vais commencer à investir sérieusement et régulièrement.
Première question que je me suis posée ? Comment acheter des actions facilement ? À l’époque, pas de Trade Republic ou Trading 212. Je trouve un courtier qui permet d’ouvrir un compte en ligne et d’acheter des actions : Binck (racheté il y a quelques années par Saxo Banque).
J’ouvre ce compte et je commence à investir essentiellement dans des actions Apple. En effet, étant un fan d’Apple et un jeune investisseur, je fais un all in sur Apple et je diversifie très peu. Je ne savais même pas ce qu’était un ETF…
👩🏫 Enseignement : j’ai commencé à investir dans quelque chose que je connaissais et que j’appréciais. C’était une erreur de ne choisir qu’une seule entreprise, mais grâce à ça j’ai mis le doigt dans l’engrenage et j’ai commencé à apprendre. Comme je dis souvent, peu importe par quoi vous commencez, l’important est de commencer à investir et de peaufiner votre stratégie avec le temps. Si vous voulez commencer par des cartes Pokémon ou des sneakers, alors allez-y. Vous aurez le temps d’améliorer votre stratégie avec le temps. Le plus dur est de commencer…
Le temps passe, je diversifie de plus en plus et j’investis dans d’autres entreprises. J’épargne entre 100 € et 200 € par mois et j’achète des actions tous les deux mois environ, car impossible d’acheter des fractions d’action sur Binck.
J’ouvre ma première assurance vie chez Yomoni et j’y place aussi une partie de mon épargne.
Avec mon ex-copine, on décide de récupérer l’appart de son frère qu’il avait l’habitude de sous-louer sur Airbnb (c’était plus flex’ à l’époque) et on le loue également, car on passe pas mal de temps chez ses parents en banlieue. Ça me permet d’épargner davantage et donc d’investir un peu plus.
Je prends aussi goût à la gestion Airbnb. C’est un peu comme gérer une micro-entreprise. Il faut optimiser l’expérience client, automatiser, faire du support client, gérer les entrées et sorties d’argent, etc. J’ai adoré faire ça et cela m’a appris plein de choses.
Quelques mois après, on décide d’acheter un appartement dans le 8e pour le louer aussi sur Airbnb. On transforme un studio avec une cuisine et une grande pièce à vivre en un faux deux-pièces en virant la grande cuisine pour y placer un coin nuit. Un ami designer s’occupe de faire les plans, puis mon père et lui montent sur Paris pour m’aider à faire les travaux (pour être honnête, c’est surtout mon père qui a géré les travaux et je le remercie).
Je décide de quitter mon job de marketeux chez Withings pour tenter de me lancer dans l’entrepreneuriat en faisant Le Wagon, une école pour apprendre les rudiments du développement web. J’utilise l’argent de mon assurance vie pour me payer cette formation (4000 € à l’époque, il me semble).
👩🏫 Enseignement : j’ai appris à ce moment-là deux choses : 1/ Que l’assurance vie était un produit assez flexible et qu’il était possible de sortir l’argent quand on voulait (même si je n’ai pas profité des avantages fiscaux, car elle n’avait pas été ouverte depuis très longtemps). Si vous voulez en savoir plus sur l’assurance vie, c’est par ici. 2/ Que si j'avais eu un matelas de sécurité, je n'aurais pas eu besoin de sortir de l'argent de mon assurance vie et donc cela aurait permis aux intérêts composés de continuer d'agir...
Ma copine et moi décidons de nous séparer. Elle part vivre à l’étranger et je dois maintenant gérer deux Airbnb à Paris. Heureusement, je suis au chômage…
J’explore le monde de l’entrepreneuriat et je me dis que je veux créer une startup dans le domaine de l’assurance. J’adore l’univers de la finance et de l’économie et il faut savoir qu’une assurance regroupe beaucoup de concepts qu’on peut retrouver dans ces disciplines.
Au même moment, je creuse un peu plus l’univers de la blockchain et l’idée d’une assurance basée sur la blockchain émerge. Pour rappel, nous sommes en 2016. Je contacte même l’Estonian Investment Agency pour savoir s’il est plus simple d’ouvrir une assurance là-bas :
En relisant ça, je me dis que j’étais sûrement un peu trop ambitieux, haha !
Finalement, le projet tombe évidemment à l’eau.
Pendant cette période de chômage et d’exploration, "je m’amuse" à racheter des lunettes Spectacles de Snap qui ne sont pas dispos en France pour les revendre plus cher. En faisant ça, je dois me faire quelques centaines d’euros. Ce n’est pas une assurance, mais ça fait passer le temps.
Je rencontre Charles, un jeune entrepreneur qui vient de lancer sa boîte avec deux de ses potes : Skillee.
Skillee est accélérée par The Family que je connais bien. Je décide de les rejoindre en freelance au début, puis lors de leur première levée de fonds en mars 2016, je rejoins l’aventure en tant qu’employé.
Je deviens directeur marketing de cette jeune startup qui connaît une forte croissance et j’apprends énormément de choses sur la création d’une entreprise.
Skillee devient Comet.
J’ai maintenant beaucoup de travail et je ne peux plus gérer les deux Airbnb. Avec mon ex-copine, nous décidons de nous séparer de l’ancien appartement de son frère et quelques mois après, nous décidons de vendre notre appartement dans le 8e en faisant une belle plus-value de quelques dizaines de milliers d’euros.
C’est pendant les années Comet que je décide de tester le business de la location de véhicules. J’achète deux anciens Citroën Jumpy de la Poste que je mets en location sur Drivy (maintenant Getaround). J’arrive à générer environ 1000 € de revenus supplémentaires par mois grâce à ce microbusiness.
D’ailleurs, si cela vous intéresse, j’en parle en détail dans cette édition.
Je commence aussi à investir plus dans d’autres actifs :
- Nous sommes en 2016, 2017, en plein bull run des cryptos donc je m’y intéresse et je décide d’investir davantage (eh oui, moi aussi j’ai fait l’erreur d’investir un peu trop en plein bull run).
- Je découvre Masterworks, une plateforme qui permet d’investir dans des fractions de tableaux de grands peintres. Je décide d’acheter des parts d’un tableau de Katz. C’était d’ailleurs le thème d’une des premières éditions (encore une fois, soyez vigilants).
- Je découvre aussi l’investissement dans les Lego et j’achète quelques boîtes. On en parle pas mal ici avec Mathilde et Maxime. Et voici une édition pas mal pour les personnes qui veulent débuter.
En 2020, juste avant le premier confinement, je décide de lancer Snowball à côté de mon boulot chez Comet.
Étant passionné d’économie et de finances personnelles, je décide de lancer cette petite newsletter en mars 2020. Au début, il ne s’agit que d’un petit side project à côté de mon job de directeur marketing.
Finalement, le projet prend rapidement de l’ampleur. En août 2020, je quitte Comet avec une rupture conventionnelle et je crée mon entreprise. Il s’agit d’une SASU qui me permet de continuer à toucher le chômage, vu que je ne me verse pas d’argent avec cette entreprise (un système précieux pour lancer son entreprise en France).
En juin de cette même année 2020, nous décidons d’acheter un petit immeuble de rapport à Fréjus avec deux amis, comme je disais plus haut.
Pendant quelques mois, je reste freelance chez Comet.
Cette même année, je décide de revoir ma stratégie d’investissement, car mon portefeuille était relativement déséquilibré. J’en parle aussi en détail ici si vous voulez en savoir plus.
En janvier 2021, j’arrête mon job de freelance pour Comet et je me consacre à Snowball.
Rapidement, je décide de devenir officiellement conseiller en investissement financier agréé par l’AMF, non seulement pour montrer que Snowball c’est du sérieux, mais aussi pour préparer le futur de Snowball.
D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur les débuts de Snowball et les coulisses, vous pouvez lire cette newsletter et vous abonner à Behind the Curtain, notre autre newsletter (les nouvelles éditions sont en français) qui vous parle des coulisses de l’entreprise.
Grâce à Snowball j’ai la chance de tester de nombreux nouveaux produits pour investir, mais la majeure partie de mon patrimoine se répartit dans les 4 grandes catégories que j'ai citées plus haut.
Voilà, vous en savez un peu plus sur moi maintenant et j’espère que ce petit récit vous aura aussi appris des choses.
La grande question est : d’un point de vue financier, vers quoi j’ai envie de me diriger ?
Il faut savoir que je n’ai pas envie que la finance devienne mon métier. Cela peut paraître bizarre, mais construire Snowball ne fait pas de moi un financier ou un investisseur professionnel. Certes, je suis officiellement CIF, mais je ne veux pas que cela devienne mon métier.
J’aime investir, mais je n’ai pas envie de gérer un patrimoine immobilier et financier à longueur de journée.
J’aime cet univers des finances personnelles et je souhaite qu’il reste une passion, un hobby et un outil pour mieux vivre au présent et préparer mon avenir et celui de ma famille.
Construire Snowball est un tout autre métier : je suis rédacteur, je fais des recherches, je suis entrepreneur, je dois gérer des équipes, je fais du marketing, je dois faire de la stratégie, je fais un peu de produit, je gère des partenariats, etc.
Snowball est d’ailleurs une forme d’investissement et il pourrait devenir le plus important de tous mes investissements en cas de réussite.
À côté de tout ça, voici ce que j’aimerais faire davantage dans le futur côté investissements (rien de fou-fou) :
- investir davantage dans l’immobilier avec mes amis et en solo ;
- continuer d’investir en bourse et augmenter régulièrement les montants investis ;
- idem en cryptos et en startups ;
- réussir à prendre mes bénéfices plus souvent ;
- commencer à investir dans des voitures de collection.
Mais à côté de ça, j’aimerais aussi voir comment Snowball pourrait avoir un impact de plus en plus fort et positif.
À côté du business classique de Snowball, quand la team aura grandi, j’aimerais vraiment trouver plus de temps et de ressources pour voir comment notre entreprise pourrait éduquer gratuitement les plus jeunes et leurs parents pour qu’ils prennent soin de leurs finances, un domaine qui est souvent trop négligé et pourtant si important.
J’avais d’ailleurs créé l’association Les Flocons à l’époque pour avancer dans cette direction, mais par manque de temps, je n’ai pas pu développer ce projet. J'ai un peu repris les discussions avec une membre de la communauté Snowball qui souhaite m'aider bénévolement, mais il faut que je m'active…
Bref, j'ai pas mal de pain sur la planche.
Excellente soirée et comme d'hab', si vous souhaitez réagir ou me poser des questions, vous pouvez simplement répondre à ce mail.
Yoann ❤️