
☎️ Investir dans les robots humanoïdes et Orange ?
🤖 Les agents IA vont-ils révolutionner vos finances persos ?
👩🏫
Ce que vous allez apprendre dans cet article
⏱️ Temps de lecture : 24 minutes
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🦄 Mistral AI vaut désormais plus de 21 milliards d'euros. Vous n'avez probablement pas eu accès directement à son dernier tour de table. Carré Partners vous donne accès aux plus grosses licornes du moment.
On avait reçu Wendy de Carré Partners dans un SnowTalk, et une idée nous est restée : le jour où une licorne entre en bourse, le particulier achète souvent, mais une grande partie de la valeur, elle, s'est créée bien avant la cotation... C'est exactement ce moment d'avant que Carré Partners ouvre aux particuliers : le late stage non coté. Quand une licorne arrive à maturité, ses premiers actionnaires cherchent souvent à céder une partie de leurs parts avant l'introduction en bourse, sur le marché secondaire. Revolut, Mistral AI, Databricks, Anthropic, Stripe… Un univers jusqu'ici réservé aux fonds spécialisés et aux grands patrimoines, que Carré Partners rend accessible ici à partir de 5000 € par opération, avec un horizon cible de 12 à 36 mois. L'actualité vient d'en donner une illustration parfaite. Le 8 septembre, Mistral AI a bouclé une levée de 3 milliards d'euros, à une valorisation supérieure à 21 milliards, un montant que l'entreprise présente comme inédit pour une tech européenne. Il y a un an, la pépite française valait 11,7 milliards. Sa valeur a quasiment doublé en 12 mois. 📊 Pour situer la classe d'actifs, un seul chiffre : sur 10 ans, arrêté au 11 septembre 2026, l'indice Morningstar PitchBook US Unicorn 100 a affiché un rendement annualisé de 29,15 % par an. Ces performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le non coté comporte un risque réel de perte en capital. En tout cas, voici ce qui rend l'approche de Carré Partners intéressante : 🔎 Carré Partners suit les 50 plus grandes licornes tech mondiales et se positionne uniquement sur celles dont les fondamentaux passent une analyse au standard institutionnel, après deux audits indépendants, l'un européen, l'autre américain, qui remontent la propriété réelle des titres jusqu'à la source. 🤝 Wendy, la fondatrice, co-investit personnellement sur chaque opération, aux mêmes conditions que les membres. Si elle n'y met pas son propre argent, l'opération ne vous est pas proposée. 📺 Le SnowTalk que j'ai enregistré avec Wendy sur le private equity est d'ailleurs toujours à revisionner ici. Devenez membre de la Maison pour découvrir en priorité les prochaines opérations et accéder à la grille de lecture des licornes du top 50 mondial.
J'espère que vous allez bien et que votre week-end s'est bien passé.
Comme chaque fin de mois, on ouvre une partie de cette newsletter à toute la communauté pour vous faire découvrir notre contenu prémium.
Est-ce que vous avez déjà utilisé une IA pour négocier un contrat ou bien en annuler un par exemple ? Le futur de l'IA pourrait ressembler à des armées d'agents qui font tout ça automatiquement à votre place. Et c'est exactement ce que Meta essaye de nous vendre actuellement avec son nouvel agent en mode kawaï appelé Muse. On en parle dans la section tendance du jour, car cela pourrait avoir un impact non seulement sur vos finances persos, mais aussi sur vos investissements.
🎁 Ah et si vous voulez tester Snowball+ pendant deux semaines pour accéder à l'intégralité de nos contenus et au portefeuille Snowball, c'est par ici :
Yoann ❤️
Certaines de ces éditions sont gratuites (🆓), d'autres font partie de l'offre Snowball Insights (🔍 6 € par mois ou 60 € par an) et d'autres de l'offre Snowball+ (✨ 9 € par mois ou 80 € par an).
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Cette semaine, le contraste a été marqué entre les États-Unis et l’Europe. Le NASDAQ a gagné 3,94 % et le S&P 500 1,38 %, tandis que le CAC 40 a perdu 1,33 % et le DAX 1,20 %. Le Nikkei a également progressé de 3,47 %, alors que le Hang Seng a reculé de 0,38 %. Une bonne partie de cet écart vient encore une fois de la technologie, qui a largement porté les indices américains.
L’IA a repris le rôle de principal moteur avec Muse, le nouvel assistant de Meta. Son succès a relancé les achats sur les valeurs technologiques et les semi-conducteurs, mais il a aussi déclenché une nouvelle chasse aux perdants potentiels. Banques, assureurs, télécoms ou plateformes de services pourraient voir leurs clients comparer plus facilement les offres et négocier davantage les prix. Pour l’instant, la menace reste surtout théorique, mais le marché n’attend pas toujours les preuves avant de commencer à faire le tri.
La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping était l’autre rendez-vous important. L’objectif était surtout de préserver la trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine, alors que les désaccords restent nombreux sur le commerce, les technologies et l’IA. Les attentes étaient relativement faibles : l'essentiel était de maintenir le dialogue et d'éviter une nouvelle escalade.
Le pétrole a apporté une bonne nouvelle en reculant de 6,13 % sur la semaine, avec un WTI à 91,27 $. Les espoirs de discussions entre Washington et Téhéran et d’une réouverture du détroit d’Ormuz ont réduit une partie de la prime de risque. C’est évidemment favorable pour l’inflation, mais la détente reste fragile. Le rendement américain à 10 ans a tout de même dépassé les 5 % vendredi, rappelant que le marché obligataire reste sous pression.
En Europe, le problème est différent. L’instabilité politique ajoute une couche de risque à une économie déjà moins dynamique. Les difficultés de la CDU de Friedrich Merz fragilisent notamment le scénario d’une relance budgétaire allemande capable de soutenir l’activité, tandis qu’en France, le coût de la dette reste un sujet de préoccupation.
Au final, le VIX a reculé de 3,69 % à 14,87, ce qui montre que le marché est loin d’être paniqué. Les investisseurs ont surtout continué d’acheter la technologie américaine et l’IA, tout en gardant un œil sur trois risques qui n’ont pas disparu : des taux américains au-dessus de 5 %, un pétrole encore supérieur à 90 $ et une Europe qui cumule fragilité économique et incertitudes politiques.
Mathieu
Malgré les échecs réglementaires aux États-Unis la semaine dernière, le marché a rebondi avec une hausse de l’indice TOTAL de +4,7 %.
Comme on en avait parlé le mois dernier, il fallait un retour de bitcoin au-dessus des 83 000 $ pour officiellement annoncer la fin du marché baissier. C’est à présent chose faite puisque le bitcoin évolue actuellement autour des 85 000 $. Sur d’autres cryptos majeures comme l'ethereum, ce signal était arrivé plus tôt, dès la mi-août, offrant déjà des perspectives positives. Cependant, le bitcoin reste le principal moteur du marché crypto et maintenant que celui-ci est repassé dans une dynamique haussière, il y a de fortes probabilités que l’année à venir offre de nombreuses opportunités.
L’enthousiasme est clairement revenu parmi les investisseurs particuliers, notamment avec le classement de l’app Fomo en forte hausse sur l’App Store. L’outil que j’utilisais pour suivre l’engouement des particuliers a arrêté de suivre l’app Coinbase au profit de Fomo. Si vous ne connaissez pas, il s’agit d’un concurrent de Pump.fun qui permet la création de memecoins en quelques clics. Ils ont gagné pas mal de tractions ces derniers mois et je pense qu’il s’agit d’un indicateur plus intéressant à suivre que Coinbase, qui récemment était quasi tout le temps au-dessus du top 500.
Du côté des investisseurs professionnels, l’engouement revient petit à petit. Cette semaine, les ETF ont eu une magnifique performance avec 2,6 milliards et 640 millions de dollars respectivement ajoutés aux ETF BTC & ETH. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas vu un tel afflux de capitaux.
C’est beaucoup plus tranquille chez les crypto treasuries : Bitmine continue d’accumuler des ETH (comme toujours). Strategy a réalisé un mini achat de 950 BTC et racheté 174 millions de dollars de son action STRC qui est à l’équilibre cette semaine. Malgré ce calme apparent, il est important de noter que les deux actions ont chacune doublé leur prix depuis le creux de cet été. En comparaison, l’indice TOTAL n’est en hausse que de 50 % sur la même période.
Cette semaine, le gestionnaire de fonds européen Bitwise a publié un rapport où ils ont interrogé une quinzaine d’institutions financières détenant entre 0,5 et 100 milliards de dollars (fonds de pension, fonds souverain, fondation, family office) et voici quelques-unes de leurs conclusions :
- L’allocation moyenne en crypto tourne entre 1 % et 2 %, mais avec quelques-unes y allouant plus de 10 %.
- Le bitcoin est universellement détenu comme une réserve de valeur. Les convictions sont beaucoup moins fortes sur Ethereum ou Solana.
- Malgré la baisse du marché, aucune ne prévoit de quitter le secteur.
- Une des barrières à l’investissement dans les cryptos est le risque professionnel : y allouer des fonds est un risque pour sa carrière. À mesure que les cryptos se démocratisent, ce phénomène pourrait s’inverser et peut-être viendra un moment où le véritable risque professionnel sera de ne pas s’y être intéressé.
Globalement, je pense que l’on peut dire que le marché nous donne des signaux très positifs pour la période à venir. Si vous désirez avoir une gestion un peu plus active qu’un DCA, c’est clairement le moment pour s’intéresser à nouveau aux cryptos.
Et pour finir, quelques actus de la semaine :
- L’exchange Bitget a été victime d’un hack à hauteur de 387 millions de dollars. Certains indices pointent vers une attaque provenant de la Corée du Nord. Bitget va entièrement couvrir la perte grâce à son fonds de sécurité.
- Ethena établit un partenariat avec Binance pour étendre leur stratégie aux actions tokenisées. Pour rappel, Ethena propose un stablecoin avec des rendements issus de l’arbitrage entre des positions à la hausse et à la baisse sur plusieurs cryptos majeures et maintenant aussi les actions tokenisées.
tx
Avant de passer à la suite, place à notre deuxième sponsor du jour.
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🎯 L'essentiel : en août 2021, on recommandait Orange comme un substitut obligataire au gros dividende, une valeur défensive qui ne fera jamais x10. Cinq ans plus tard, l'action a gagné 44 %, mais elle vient de perdre 18 % en six mois pendant que ses résultats s'amélioraient. Le décalage entre le prix et les fondamentaux mérite qu'on y regarde à nouveau.
Orange clôturait vendredi à 14,16 €, contre 9,80 € au moment de notre première analyse, en août 2021, soit +43,5 % environ.
Entre les deux, le titre est monté jusqu'à 18,80 € au printemps dernier, avant de chuter fortement : -17 % sur trois mois. Du coup, cela pourrait être un bon point d'entrée selon moi et je vous explique pourquoi.
Mais avant, petit rappel historique dont certaines et certains doivent encore se souvenir : la maison mère d'Orange, à l'époque France Télécom, avait connu le scénario inverse en 2000, tombant de 219 € à environ 10 € après l'explosion de la bulle internet.
Donc 25 ans plus tard, la mal-aimée du CAC 40 est redevenue une valeur qu'on aime bien pour son dividende, et pour une raison relativement simple : crise ou pas crise, personne ne coupe son forfait mobile ni sa box internet.
C'est d'ailleurs un des trucs qui rend le secteur télécom résistant aux crises, même quand les marchés chutent fortement.
De plus, cette chute récente n'a presque rien à voir avec la santé de l'entreprise, mais à cause de raisons externes :
- d'abord, Morgan Stanley a dégradé sa recommandation en septembre, passant à "sous-pondérer", et abaissant son objectif de cours de 16,50 € à 15 € ;
- ensuite, Bpifrance a vendu cet été 2,5 % du capital d'Orange pour 1,1 milliard d'euros, dans le cadre d'une gestion de portefeuille classique de l'État, ramenant sa participation de 23 % à 20,4 % ;
- enfin, fin septembre, une frayeur sectorielle a touché les télécoms, les banques et les assureurs européens : la crainte que des agents IA comme Muse, l'assistant shopping lancé par Meta, ne facilitent le changement de fournisseur et cassent la fidélité client sur laquelle repose une partie de la thèse défensive du secteur (on parle de ces agents dans la dernière section, d'ailleurs).
Et pendant ce temps, eh bien les résultats du premier semestre 2026 se sont nettement améliorés. Chiffre d'affaires en hausse de 3,5 %, EBITDAaL (le résultat d'exploitation avant loyers, l'indicateur de rentabilité préféré du secteur télécom) en hausse de 5 % à 6,1 milliards d'euros, et des objectifs annuels relevés.
De plus, l'Afrique et le Moyen-Orient, les vrais relais de croissance identifiés dès 2021, affichent une progression record de 14 %, portée par un pouvoir d'achat local qui augmente plus vite qu'en Europe.
Aussi, le rachat conjoint de SFR avec Bouygues Telecom et Free, signé en juin, augmente aussi fortement la dette. Sur les 20,35 milliards d'euros que vaut l'opération, Orange récupère 27 % de SFR pour 5,6 milliards d'euros, avec des synergies de coûts visées à plus de 500 millions d'euros.
Résultat sur le bilan : la dette nette passe de 22,5 à 35,7 milliards d'euros en six mois, et le ratio dette nette sur EBITDAaL grimpe à 2,4 fois, contre un objectif à moyen terme de 2 fois.
👩🏫 En gros : Orange a emprunté beaucoup d'argent pour racheter une partie de SFR, et cette dette a presque doublé en six mois. Le ratio (2,4 fois l'EBITDAaL, qui est un peu l'équivalent du bénéfice d'exploitation) sert à mesurer combien d'années il faudrait à Orange, avec ce qu'elle gagne aujourd'hui, pour rembourser toute sa dette si elle n'utilisait que ça. Plus ce chiffre est haut, plus l'entreprise est endettée par rapport à ce qu'elle gagne. Orange vise à revenir vers 2 fois d'ici quelques années, donc elle est temporairement un peu au-dessus de ce qu'elle juge confortable pour elle-même.
En échange, Orange s'engage sur un dividende plancher de 0,85 € par action pour 2028, contre 0,75 € cette année et 0,70 € en 2021. Un actionnaire entré en 2021 a d'ailleurs déjà touché autour de 3 € à 3,50 € de dividendes cumulés par action, soit près d'un tiers de son prix d'achat initial.
La thèse obligataire tient toujours : un rendement qui grimpe doucement, dans une entreprise dont personne ne coupe l'abonnement, même en période de vaches maigres.
👩🏫 En effet, en 2021 je disais qu'Orange, c'est un peu comme une obligation : plutôt qu'un jackpot via une forte hausse du cours, on touche un versement régulier — le dividende — qui augmente doucement d'année en année (0,70 € en 2021, 0,75 € aujourd'hui). Ce qui rend ce versement fiable, c'est que les revenus d'Orange bougent très peu, même en période de crise. En cas de coup dur, les gens réduisent d'abord leurs sorties, leurs voyages ou leurs achats plaisir, bien avant de résilier leur ligne mobile ou leur box internet. Résultat : Orange encaisse à peu près la même chose chaque année, donc elle peut se permettre de verser à peu près le même dividende chaque année, avec une petite hausse en prime.
📊 En chiffres : rendement du dividende attendu entre 4,8 % et 5 % pour 2026-2027 ; PER (le nombre d'années de bénéfices que représente le cours de l'action — plus il est bas, moins l'action est chère) de 15,6 ; objectif de cours moyen des analystes à 19,32 €, un potentiel de 37 % par rapport au cours actuel, pour une note moyenne entre "acheter" et "renforcer" ; une estimation plus optimiste, fondée sur l'actualisation des flux de trésorerie futurs, ressort même autour de 22,60 € ! Not bad !
⚠️ Les risques : la dette grimpe plus vite que prévu avec SFR, et le levier dépasse déjà l'objectif de moyen terme du groupe ; l'intégration de SFR s'annonce socialement tendue, avec des salariés en grève fin septembre ; la concurrence sur les prix reste vive en France ; et le Moyen-Orient, l'un des principaux relais de croissance du groupe, reste une zone géopolitiquement sensible.
💡 Mon point de vue : Orange ne fera jamais x10, et ce n'est pas DU TOUT ce qu'on lui demande. On a aujourd'hui un dossier plus solide qu'en 2021, avec de meilleurs résultats et un dividende sécurisé jusqu'en 2028, pour un prix qui a reculé de 18 % en six mois pour des raisons largement extérieures à l'entreprise. Et ça, j'aime beaucoup. De plus, vous pouvez placer Orange dans votre PEA pour profiter d'une fiscalité au top. Perso, j'investis régulièrement dans cette boîte de petites sommes à côté de mes ETF.
💡 Pour rappel, pour accéder aux portefeuilles Snowball et à toutes nos précédentes analyses, c'est par ici.
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🎯 L'essentiel : la Chine installe désormais six robots industriels sur dix dans le monde, et concentre l'essentiel de la production mondiale de robots humanoïdes. Aux États-Unis, Tesla peine encore à industrialiser son robot Optimus, ce qui illustre à quel point l'écart s'est creusé. Pour en profiter, mieux vaut probablement miser sur des fonds diversifiés que sur un seul nom (comme très souvent).
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Le parc mondial de robots industriels a franchi la barre des cinq millions d'unités en 2025, en hausse de 9 % sur un an, selon le rapport annuel de la Fédération internationale de robotique (IFR). Si on zoome, on voit que la Chine à elle seule en a installé 354 000 l'an dernier, soit 59 % du total mondial et une progression de 20 % sur un an, pendant que l'Union européenne reculait de 11 % (une autre raison qui fait que je préfère parier sur les États-Unis ou les pays émergents que sur l'Europe côté tech).
Pékin en a d'ailleurs fait un axe stratégique : le nouveau plan quinquennal 2026-2030 dit noir sur blanc que les robots doivent devenir un moteur de croissance, dans un pays vieillissant qui manque de bras dans ses usines (et ça va être pareil ici en Europe, mais on laisse clairement les robots de côté. Il faudrait donc les importer, et on sait d'où...).
📊 En chiffres : selon Barclays, la Chine a concentré 85 % des livraisons mondiales de robots humanoïdes en 2025, et pourrait en compter jusqu'à 24 millions dans sa population active d'ici 2035, l'équivalent de 4 % de sa main-d'œuvre, de quoi compenser jusqu'à 60 % du déficit de travailleurs attendu avec le vieillissement du pays. Goldman Sachs a doublé, pour la deuxième fois cette année, sa prévision de livraisons de robots humanoïdes chinois pour 2026, désormais autour de 50 000 unités.
💰 Comment en profiter ? Pour en profiter sans miser sur une seule boîte, l'option la plus simple reste un ETF (as usual). Pour loger le thème dans un PEA, l'Amundi PEA Chine (MSCI China) Screened UCITS ETF reste la seule option chinoise éligible en Europe (à ma connaissance en tout cas). Sur un compte-titres ordinaire, un ETF Chine plus large comme l'iShares MSCI China UCITS ETF, ou un ETF thématique robotique et automatisation comme l'iShares Automation & Robotics ou le L&G ROBO Global, donnent une exposition plus large, aux capteurs, à la vision optique et aux intégrateurs plutôt qu'aux seuls humanoïdes qui sont à la mode en ce moment. En direct, Unitree, le leader chinois des robots humanoïdes, vient d'entrer en bourse à Shanghai avec un bond de plus de 460 % le jour de son introduction, mais ces actions restent réservées aux investisseurs chinois. UBTech, son rival, est coté à Hong Kong et reste plus accessible, sans être disponible chez tous les courtiers français.
Aux États-Unis, Tesla a multiplié par dix sa cadence de production d'Optimus depuis le printemps, passant de quelques dizaines à plusieurs centaines d'unités par semaine. Mais un article du blog The Information publié cette semaine nous parle de quelques obstacles : les mains du robot, qui comptent plus de 100 petites pièces assemblées à la main, restent fragiles, et les fournisseurs peinent à tenir la qualité à grande échelle. À titre de comparaison, les humanoïdes chinois Unitree et AgiBot ont chacun livré plus de 5000 unités en 2025, contre seulement quelques centaines pour Tesla et l'américain Figure AI.
⚠️ Les risques : l'engouement sur les humanoïdes peut vite déraper... En effet, par exemple, après son envolée, l'action Unitree reste valorisée sur des attentes de croissance et pas du tout sur des bénéfices déjà là. Si la croissance ralentit, tout le secteur pourrait voir ses valorisations chuter.
🍿 À surveiller : l'objectif de Tesla de dépasser 1000 unités par semaine d'ici la fin de l'année, et l'application des restrictions américaines sur l'importation de robots humanoïdes et quadrupèdes chinois décidées cet été.
Pour résumer, le futur de la robotique se joue surtout en Chine et aux États-Unis, mais pas de la même façon. En Chine, l'exposition passe surtout par des ETF (dont un seul éligible au PEA), car la plupart des actions individuelles sont inaccessibles aux particuliers français. En Occident, Tesla reste la porte d'entrée la plus connue, mais Optimus n'est qu'une petite partie de son activité, et les vrais gagnants du mouvement pourraient bien être les fournisseurs de capteurs, de moteurs et de composants, plus discrets, mais moins dépendants de la réussite d'un seul robot. On en reparlera peut-être dans une future édition quand le secteur sera un peu plus mature.
⏱ Temps de lecture : 3 minutes.
🎯 L'essentiel : Meta vient de nous dire comment son nouvel agent Muse compte gagner de l'argent : en prenant une commission sur les achats qu'il négocie pour vous ou qu'il fait à votre place. On va explorer cette semaine comment ces agents pourraient vous faire économiser de l'argent, mais aussi pourquoi l'argent gagné ne finira pas forcément dans votre épargne.
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